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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:59

LES CHEMINOTS QUI LUTTENT AUJOURD'HUI

LE FONT POUR L'INTÉRÊT GÉNÉRAL

 

Dans les mois qui viennent, le Parlement européen devrait se prononcer sur le 4ème paquet ferroviaire portant sur l'obligation d'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs de proximité. Bien évidemment, les libéraux le présentent sous de belles couleurs : « Le 4ème paquet ferroviaire vise à améliorer la qualité des services de transport ferroviaire des passagers » mais sans pouvoir cacher l'objectif : « permettre aux nouveaux opérateurs d'obtenir des contrats de services publics ». Le gouvernement de M. Valls a décidé d'anticiper, comme le reconnaît Gilles Savary, député PS rapporteur d'un projet de loi identique au système européen proposé. On apprend au détour des débats que « la part du chiffre d’affaires de la SNCF correspondant au service public ne dépasse plus 20 % ». Pas étonnant lorsqu'on découvre que la filiale publique Fret SNCF a perdu quasiment 50 % de son chiffre d'affaires pendant qu'une filiale privée est en pleine croissance ! C'est bien là tout le tour de passe passe de cette réforme : transférer le maximum d'activités rentables à des filiales privées et essayer de transférer les « charges » de service public aux régions.petro 18 octobre

Ainsi la restructuration en 3 sociétés, sous le statut d'EPIC (établissement public industriel et commercial), préfigure l'apparition aux côtés de « la SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [qui] constituent un groupe public ferroviaire appartenant au système de transport ferroviaire national » d'autres sociétés qui seront privées. Tout est fait pour préparer cette concurrence, jusqu'au statut des salariés. Ainsi « La SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [pourront] également employer des salariés sous le régime des conventions collectives. »Pour les personnels qui resteront sous statut, « une convention de branche peut compléter les dispositions statutaires ou en déterminer les modalités d’application dans les limites fixées par le statut particulier. » Par ailleurs le temps de travail sera défini par décret.

C'est donc bien du démantèlement du statut des cheminots dont il est question. Cela reproduit l'évolution de la Poste où tous les recrutements se font maintenant sous contrat de droit privé avec toutes les dérives connues de l'intérim et des CDD à répétition. Voilà pourquoi aujourd'hui les cheminots sont en grève, mais aucun média ne vous a expliqué pourquoi. Le FN a lui montré son vrai visage en accusant les syndicats de complicité dans la situation dégradée de la SNCF ! Seule une entreprise publique du rail peut maintenir et développer un réseau ferroviaire permettant de répondre aux besoins d'aménagement du territoire dans le respect de l'égalité d'accès et dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Le Parti de Gauche soutient totalement la grève appelée par les syndicats pour la défense du service public contre la concurrence synonyme de service plus cher, de moindre qualité, moins respectueux de la sécurité, avec de moins bonnes conditions de travail et de moins bons salaires pour les cheminots.

Martine Billard,

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 12:31

Pendant la crise, les plus riches s’enrichissent

21 janvier 2014 - Entre 2008 et 2011, les 10 % les plus pauvres ont perdu 179 millions d’euros, alors que les 10 % les plus riches se sont enrichis de 24 milliards.


Entre 2008 et 2011, la masse globale [1] de l’ensemble des revenus des ménages (après impôts et prestations sociales) s’est accrue de 34,3 milliards d’euros, inflation déduite, selon les données de l’Insee. La crise est loin de frapper toutes les couches sociales. Les 10 % les plus pauvres ont perdu 180 millions d’euros au cours de la période, la masse de leurs revenus passant de 49,7 à 49,55 milliards d’euros. Les 10 % les plus riches ont gagné presque 24 milliards d’euros, la masse de leurs revenus ayant augmenté de 335,6 à 359,6 milliards d’euros. A lui seul, ce dixième le plus riche a reçu 70 % de l’ensemble de la croissance de l’ensemble des revenus (24 milliards, rapportés aux 34,3 milliards de l’ensemble).place au peuble

Un décrochage des couches sociales modestes

La France entre dans une nouvelle phase de croissance des inégalités, avec un décrochage des catégories les moins favorisées, alors que les couches les plus aisées continuent de voir leur revenu augmenter. Un phénomène largement dû à la progression du chômage chez les moins qualifiés, notamment les ouvriers. Globalement, les 40 % les plus pauvres ont perdu 3,5 milliards d’euros, dont 2,4 milliards pour la seule tranche comprise entre les 10 % et les 20 % aux revenus les plus faibles. Les 40 % les plus riches ont engrangé 37,6 milliards d’euros.

voir le suite sur le lien "observatoire des inégalités ci contre, colonne de droite

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:31

article de ce jour sur Médiapart

Petroplus: Peut-on sauver la raffinerie de Petit-Couronne?

Cela fait maintenant plus de 2 ans que les salariés (ou ex salariés) du site de Petit-Couronne (vous savez les Petroplus) se battent pour non seulement sauver leurs emplois et plus de 4500 emplois induits (dont les artisans et commercants du coin) mais aussi pour une autre idée de l'industrie et des besoins nationaux.Photos-tribunal le 11 janvier

Comment oser dire que cette raffinerie n'est pas utile quand elle produit (entre autre) 40% des besoins nationaux en bitume (aujourd'hui, des camions vont chercher le bitume dans des raffineries allemandes, bravo l'écologie et l'économie) et que nous importons plus de la moitié des produits finis distribués en France? Cela n'empèche pas le Président de la branche pétrole et le patron de TOTAL de dire qu'il y a surcapacuité de raffinage en France. Pourquoi???? Simplement pour faire admettre aux français qu'il va falloir fermer encore des raffineries en France. Tout simplement

En ce moment, un "grand patron" (ami de Hollande comme il l'était de son prédécesseur) étudie la possibilité de reprendre la partie stockage et mouvement de la raffinerie (Bacs, gare routière et quais de Seine). C'est ce que l'on doit appeler "Redressement Productif",. Cela reviendrait à favoriser les importations de produits finis (donc déséquilibrer la balance commerciale) et donnet encore une excuse aux Majors Compagnies pour fermer de nouveaux sites de raffinage.

Nous, salariés du site, nous continuons à contacter les sociétés pétrolières (pas les Majors) et les pays producteurs pour trouver une véritable solution industrielle. C'est dans ce dommaine que nous devrions retrouver les responsables des Ministères. Hélas, ils sont absents et p^réfèrent se réfugier derrière de grands mots comme réindustrialisation du site (c'est à dire, partir du fait qu'il n'y a plus de raffinerie)

OUI, nous pouvons trouver des repreneurs

Il faut savoir que des batons dans les roues, nous en avons eu. Entre les projets écartés parce que pas assez sérieux, ceux de pays pas assez stables, ceux de pays ne répondant pas aux critères géo-politiques, il faut savoir surfer.

Aujourd'hui, des pays producteurs comprennent qu'il ne faut pas compter que sur les Majors Compagnies pour écouler leur Brut et qu'avec le gaz de schiste le prix (et la demande) risque de baisser.DSCN8846

Alors, la meilleure solution est certainement d'acheter directement des raffineries pour être certains d'écouler leur brut.

La France va-t-elle accepter d'ouvrir ses portes aux investissements étrangers dans l'industrie, investissements venant de pays émergeants?

Il est parfois étrange que de véritables investisseurs se voient "repoussés" et que l'on déroule le tapis rouge devant certaines personnes connues comme des patrons truands ou pronant des injures contre les salariés français (voir un certain patron américain proche de la droite la plus réactionnaire)

Nous sommes en contact avec plusieurs pays producteurs et la victoire est possible. La seule raison qui expliquerait aujourd'hui une défaite serait la volonté au plus haut niveau de ne pas vouloir cette victoire. Certains se sont-ils trop habitués à la défaite pour accepter une victoire???

Nous sommes en train d'essayer d'organiser des visites techniques ou officielles (Président ou Ministre de pays producteurs) sur le site.

Nous savons que nos jours sont comptés mais nous nopus battrons tant qu'il y aura de l'espoir.

Nous prenons l'engagement devant vous que si nos faux amis font tout pour tuer la raffinerie, nous publierons le contenu des offres qui "ne seraient pas acceptables pour la France"

Le travail que nous faisons depuis tant de mois, c'est celui qui devrait être fait par certains services de l'Etat payés pour cela. Nous, simples salariés, sommes allés prendre contact avec des sociétés venant de TOUS les continents et jamais nous n'avons compté nos heures.photo Petro+ armada

Suivez l'information pour savoir si les petits Petroplus arrivent enfin à sauver leur site.

Notre combat n'est pas isolé et nous sommes en liauison avec les salariés des autres sites en conflit.

Vendredi nous sommes allés sur le site de Goodyear à Amiens pour leur apporter notre soutien. Cela a permis de discuter avec nos amius des fralib, des PSA, des Florange, des Renault,.. et bien entendu des Goodyear.

Bientôt, enfin, tous les salariés comprendont que leurs combats sont identiques et ils ne feront plus qu'un

Ne laissez jamais personne vous dire que votre combat est in utile ou que jamais personne n'y est arrivé. Nous, nous avons fait d'une phrase de mark TWAIN notre devise "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait"

Voilà ce que tout salarié (et tout homme) devrait se dire

Fraternellement

Les Petroplus

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:15

Hollande conclut un “pacte” avec le Medef contre les citoyens et les familles

De la sorte, François Hollande fait renaître le projet de l’ancien Président Sarkozy qui avait créé la TVA sociale afin de compenser intégralement la baisse des cotisations familiales à travers une ponction injuste sur le revenu de consommation des familles. Le gouvernement Ayrault avait pourtant décidé d’abroger in extremis cette mesure inique lors de son arrivée au pouvoir. Or c’est la même politique anti-sociale dictée par la même idéologie néo-libérale que le gouvernement PS-EELV-PRG décide d’appliquer.

Pour l’UFAL cette décision sans précédent comporte des risques économiques et politiques considérables. Cet allègement de 35 milliards d’euros devra être compensé par un nouveau mouvement d’économies drastiques sur les dépenses sociales qui affecteront les familles déjà fortement fragilisées par la crise. De plus, une nouvelle augmentation des impôts et taxes sur la consommation ou sur les revenus du travail sera inévitable et aggravera durablement la crise actuelle dont les conséquences dramatiques se font sentir chaque jour. Mais surtout, en décidant d’appliquer une politique identique à celle de son prédécesseur de droite, François Hollande contribue à renforcer chez les classes populaires le malaise politique actuel et le sentiment de rejet de la classe politique qui se traduit par l’abstentionnisme et le vote anti-républicain d’extrême droite.

L’UFAL rappelle que la cotisation sociale (salariale ou patronale) est une part socialisée du salaire des travailleurs, prélevée directement sur la richesse créée par le travail. Ainsi, la cotisation patronale d’allocations familiales reconnaît et rémunère l’apport indispensable des familles à l’éducation des enfants et au renouvellement de la main-d’œuvre productive. À l’inverse, la suppression de la cotisation sociale familiale ne fera que renforcer l’emprise de la finance sur l’économie réelle et nourrit la ponction privée sur l’économie réelle. C’est pourquoi l’UFAL s’engage fermement aux côtés des salariés pour que cette part de leur salaire reste prélevée sur la richesse créée dans l’entreprise.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 17:54

Après la suspension de l'écotaxe, l'instabilité fiscale et gouvernementale une nouvelle fois confirmée.

"Ce sera la stabilité fiscale, il n'y aura pas de surprises, il n'y aura pas de zigzag" promettait le candidat Hollande en 2012.

"Il n'y aura pas de hausse de la fiscalité en 2014"place au peuble, déclare le Président Hollande il y a quelques semaines à la télé.

 Ce mardi, pourtant, la grogne bretonne a eu raison de l'écotaxe. Jean-Marc Ayrault a annoncé la suspension de cette taxe. Ce rétropédalage n'est pas une annulation mais une simple "suspension". Mais il vient s'ajouter aux différentes reculades du gouvernement sur la fiscalité qui commencent à s'accumuler, il est désormais difficile d'anticiper l'impact des décisions fiscales du gouvernement. On navigue à vue, mais a quand une vraie réforme de la fiscalité.

 "L'instabilité fiscale",  est une période bancale qui incite les entreprises (et les particuliers) à ne surtout pas investir, recruter, etc. pour privilégier le statu quo en attendant d'être sûr. Plutôt gênant quand on veut relancer la machine économique...

 Les allers-retours fiscaux de l'année

PEL ET PEA: Une taxe votée... puis annulée. Seule l'assurance-vie sera touchée par cette hausse du taux des prélèvements sociaux à 15,5%. Les PEL, les PEA et l'épargne salariale seront sortis de la mesure "pour épargner les patrimoines moyens et modestes.

L'EBE: Une taxe qui n'aura pas fait hurler les patrons qui ont vivement contesté le dispositif, qui devait rapporter 2,5 milliards d'euros à l'État. Il a été remplacé début octobre par une surtaxe temporaire sur l"impôt des sociétés, dans l'attente de la tenue dans les mois à venir d'"assises de la fiscalité" des entreprises.

AUGMENTATION DE LA CSG: Oui, mais en fait non.

Annoncée tout le long de l'été pour financer la branche retraite de la Sécurité sociale, le gouvernement a refusé l'initiative au dernier moment. .

      . BAISSE DE LA TVA DE 5,5% À 5%: On vote la baisse... puis le maintien

La mesure à beau avoir été déjà votée (l’an dernier), les députés, le 17 octobre vote le maintien à 5,5% de la TVA en invoquant que l'abaissement de 5,5 % à 5 % tel que prévu au 1er janvier 2014 n'aurait eu qu'un effet nul à court et moyen terme sur les prix".

FISCALISATION DES ALLOC': On laisse tomber

En deux mois le scénario a finalement évolué. D'abord avec l'hypothèse de fiscaliser les allocations, en intégrant le montant reçu dans l'impôt sur le revenu, avant de faire complètement machine arrière. Le gouvernement a préféré tabler seulement sur un abaissement du plafond du quotient familial, de 2000 euros à 1500 euros par demi-part fiscale.

IMMOBILIER: On change tous les ans

Depuis le 1er septembre, un propriétaire devra avoir détenu son bien pendant vingt-deux ans pour être exonéré de cette ponction, contre trente ans précédemment. Du mieux, pour les propriétaires mais qui ne savent jamais à quelle sauce ils vont être mangés, au rythme des lois de finances et leurs rectificatifs.

      .  TAXE À 75%: Qui va finalement la payer? La taxe sur les hauts revenus dépassant un million d'euros par an devait initialement concerner les salariés, elle a finalement évolué pour échouer à la charge des entreprises.  Dernier ajustement, la taxe sera dotée d'un plafond à 5% du chiffre d'affaires si trop de salariés sont concernés. C'est le cas des clubs de football professionnels.

LES PIGEONS : écoutés... puis pigeonnés. Vous vous souvenez des "pigeons", ce mouvement d'investisseurs qui avait pris en grippe le gouvernement l'année passée? Ces derniers avaient accusé l'exécutif de taxer de manière inconsidérée les entrepreneurs. Face à la fronde, le gouvernement avait alors caressé les pigeons dans le sens des plumes, avec une batterie de mesures afin de favoriser la prise de risque. Mais cela va sans doute rebondir suite à deux amendements du gouvernement.

L’instabilité bloque initiatives et investissements. Une vraie réforme fiscale d’un coup vaut beaucoup mieux que le bricolage actuel du gouvernement.

 

"L'impôt est le privilège du politique, car il correspond à un changement d'options politiques et des priorités accordées aux différents critères de justice et d'efficacité". Il est important que les changements fiscaux soient annoncés d'un coup et qu'on essaie de s'y tenir, sauf raison conjoncturelle réelle et sérieuse". Les allers et retours fiscaux sont "un énorme problème" pour les entreprises et les citoyens. D’autant que les citoyens modestes et le milieu populaire sont fortement mis à contribution, avec un sentiment d’injustice. Alors, cela conduit à la résignation dans un premier temps, puis à la révolte ! Hollande et son gouvernement sont de plus perçus comme trahissant leurs promesses.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 22:35

 

Mercredi 2 octobre le collectif citoyen pour les retraires a tenu meeting à la halle aux toiles à Rouen, l'occasion de faire le point sur le projet du gouvernement qui sera en débat à l'assemblée dans quelques jours.

DSC_0110.jpg 
 photo (octave_honorin) 1970 le PS était en lutte contre la réforme Sarkozy, aujourd'hui il la valide et l'aggrave.

Les salariés payent le prix fort : Hollande obéit à l’Europe libérale, dans la droite ligne de Sarkozy

La réforme des retraites d’Hollande en 2013 ressemble à s’y méprendre à celle de Sarkozy en 2010. Elle est d’ailleurs fondée sur les mêmes arguments fallacieux selon lesquels « comme on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ».

Rappelons ici que la retraite à 60 ans en 1981 se fait alors même que l’espérance de vie augmente. Rappelons également que d’après l’INSEE, l’espérance de vie en bonne santé en France est de 61,9 ans pour les hommes et de 63,5 ans pour les femmes, et qu’elle est en recul depuis 2010.

Le gouvernement Ayrault a donc choisi de faire payer les salariés, en augmentant les cotisations retraites et en allongeant la durée de cotisation à 43 ans en 2035. Par cette réforme, il entérine les souhaits des libéraux à la tête de l’Union européenne, qui ont conditionné le « sursis » pour revenir aux 3% de déficit à une réforme des retraites.

Au passage, le gouvernement se contredit lui même : en effet il annonce un déficit du régime des retraites de 16 milliards en 2040 avec une croissance aussi faible qu’aujourd’hui. C’est donc qu’il ne croit pas à sa propre politique !

Le capital, lui ne va rien payer : l’augmentation des cotisations patronales pour les retraites va être compensée par une exonération sur les cotisations famille. Le MEDEF a donc encore une fois gagné, après avoir baissé les salaires avec l’ANI, le gouvernement poursuit la politique de l’offre et grève encore le pouvoir d’achat des Français.

Pourtant, le gouvernement a déjà accordé 20 milliards d’euros de crédit impôt compétitivité au capital (c’est à dire davantage que le déficit des retraites prévu en 2040 !) et les exonérations de cotisations patronales pour les retraites atteignaient déjà 30 milliards d’euros en 2010.

Enfin, cette réforme témoigne d’une réflexion à courte vue. Aujourd’hui, plus d’un tiers des personnes qui prennent leur retraite sont au chômage. Cela signifie que l’augmentation de la durée de cotisations va augmenter les dépenses de l’assurance chômage : un trou est bouché mais un autre est creusé !

La retraite par capitalisation qui ne dit pas son nom

Le gouvernement renie les engagements du PS qui, en 2003 avait voté en Congrès que la durée de cotisation n’excèderait pas plus de 40 ans. Il accepte l’âge légal de la retraite à 62 ans, adoptée sous Sarkozy, et ment lorsqu’il affirme que l’âge légal ne sera pas reculé.

Pour les jeunes, nés après 1973, il faudra cotiser, avec la réforme Hollande, pendant 43 ans. Cela signifie par exemple qu’en entrant dans la vie active à 24 ans, et en supposant qu’on ne compte aucune période de chômage, la retraite à taux plein ne pourra être atteinte qu’à 67 ans ! Pour un Président de la République qui faisait des jeunes sa priorité pendant la campagne, Hollande leur inflige à la fois le chômage par sa politique d’austérité, et une retraite repoussée de plusieurs années.

Depuis 1993, chaque réforme des retraites a repoussé l’âge réel de départ, à taux plein, par le système de répartition. Cela s’explique par le travail en sous-main du patronat pour le système par capitalisation. Gattaz, président actuel du MEDEF l’a redit récemment, il est favorable à ce qu’une « dose de capitalisation » soit introduite pour financer le système des retraites.

Au fond, en promettant aux jeunes une retraite à 67 ans dans le meilleur des cas, le gouvernement Ayrault ne fait rien d’autre que d’encourager ceux qui le peuvent à épargner dès maintenant pour pouvoir partir plus tôt, et donc à capitaliser pour leurs retraites.

Bien entendu, contrairement aux mensonges débités par les solfériniens, c’est une mesure très injuste, qui pénalise les plus petits salaires et les carrières interrompues, qui rompt avec la logique de solidarité et ouvre la porte aux marchés financiers pour le financement de la protection sociale. L’exemple de la faillite des fonds de pension aux Etats-Unis ou la politique mortifère de l’Allemagne liée à son besoin de maintenir le niveau des placements des retraités allemands ne servent donc pas de leçon à Hollande.

Mais pire, la réforme des retraites présentée par Ayrault, sous couvert de prendre en compte la question de la pénibilité au travail, introduit directement une dose de capitalisation, par l’intermédiaire du « compte pénibilité ». Alors que le système par répartition repose sur le principe de solidarité entre générations, que les cotisations retraites payées par les salariés financent les pensions des retraités, le « compte pénibilité » individualise le financement des retraites, puisque chaque salarié disposera de son propre « compte », qui financera sa propre retraite.

C’est ouvrir la boite de pandore du système de retraite individualisé par capitalisation, des assurances privées pour la protection sociale, en rupture avec le principe de solidarité et d’égalité républicaine.

En somme, non content de porter un coup au pouvoir d’achat et d’infliger une régression sociale aux citoyens, chose inédite pour un gouvernement se disant de gauche, les solfériniens au pouvoir mettent en péril et détricotent un droit social majeur acquis de haute lutte, défendu et mis en place par le Conseil National de la Résistance.

La solution : emploi et taxation du capital_MG_2921.JPG

Aucune fatalité pourtant, à ce déficit dans le régime des retraites. Il est en effet conjoncturel. Déjà en 2010, 66% du déficit annoncé était lié à la crise et aux mesures d’austérité mises en place, qui augmentent le nombre de chômeurs chaque jour.

Pour augmenter le financement des régimes de retraite, rien de mieux que la création d’emplois et l’augmentation des salaires. Par exemple, si 3 millions d’emplois étaient créés en 10 ans (2 millions d’emplois ont été créés en 5 ans sous le gouvernement Jospin), cela rapporterait 24 milliards d’euros pour les retraites, bien au delà de ce qu’il est nécessaire pour boucher le déficit.

Alors que les femmes, les plus nombreuses parmi les salariés précaires et davantage confrontées aux carrières interrompues seront durement touchées par la réforme annoncée par Hollande, l’application réelle de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes rapporteraient 5 milliards d’euros aux caisses de retraites dès 2015 !

Ce sont donc bien la création d’emplois et une politique d’augmentation des salaires, pour tous, qui sont les principales solutions pour équilibrer les régimes de retraite.

Mais à très court terme, il est également nécessaire de prélever le capital pour financer les retraites. 8 points de richesse nationale sont passés du travail au capital depuis 1982, soit une perte pour les cotisations retraite de 11 milliards. Enfin, la mise à contribution des revenus financiers, à un taux égal à la cotisation d’assurance vieillesse à la charge des employeurs du privé (8 %), rapporterait 30 milliards d’euros.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 19:48

Hollande, menteur aux ordres de Bruxelles.

En démarrant un travail à 24 ans, ce qui n'est pas courant aujourd'hui votre retraite à taux plein sera à 67 ans

Pour nos retraites

Dans le document qui retrace la "stratégie de politique économique de la France", envoyé ce matin à Bruxelles conformément à la méthode imposée par les procédures antidémocratiques de l’Union Européenne au détriment de la souveraineté budgétaire, le président de la République reconnaît que l’âge de départ à la retraite - effectif, mais pas légal - va faire un bond suite à l’allongement à 43 annuités de la durée de cotisation en 2035.

"A terme un assuré qui débute sa carrière à 23 ans (c’est la moyenne en France) ne pourra partir à la retraite au taux plein qu’à partir de 66 ans", est-il écrit noir sur blanc page 21.

Ce gouvernement ose dire qu’il refuse de repousser l’âge légal de départ en retraite à 65manif paris bloc de gauche portugal ans. En réalité, il fait pire, car l’âge réel de départ en retraite sera au delà des 65 ans au nom du "critère déterminant au regard de la soutenabilité des finances publiques".

L’hypocrisie de François Hollande est une insulte à tous les salariés. Ses petits arrangements bruxellois dans le dos des travailleurs montrent combien il a peur des réactions populaires. Et il a raison car s’il croit qu’il peut faire faire ses coups en douce sans que les travailleurs s’en rendent compte, il se trompe.

La colère populaire sera la juste réponse à ses mensonges, le faire connaitre. 

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 23:31

Les mauvais coups de l’été.

Electricité, livret A, contraventions… tout ce qui change au 1er août.

 

Electricité : Le 1er août est chaque année une date fatidique pour les consommateurs qui voient le plus souvent leurs factures flamber. Les tarifs EDF augmentent de 5%, tandis que le taux de rémunération du Livret A plonge à 1,25%.

A Petit Couronne, un peu plus à payer, pourquoi ?

Le Maire en a rajouté en faisant voter par sa majorité municipale une hausse de la taxe communale qui passe de 8 à 8.12% en 2013, ce qui a un effet cumulatif.

Les hausses vont se poursuivent.aubry hollande même piéce

Quelques clients épargnés : ceux disposant de contrats de petite puissance, et ceux qui bénéficieront d’une réduction de l’abonnement qu’ils payent à EDF.

Cependant, le gouvernement a d’ores et déjà annoncé une nouvelle hausse de 5% au 1er août 2014 et ensuite ?

Livret A

Depuis le 1 août, le taux de rémunération du Livret A passe de 1,75 à 1,25%. Il en sera de même pour les livrets Bleu et le Livret de développement durable (LDD). Le taux du compte épargne logement chute lui à 0,75%. Rappelons que ce placement concerne pour l’essentiel les foyers a revenu modeste.(63,3 millions de livret avec un encourt moyen de 3795 euros)

Contraventions en Europe.

Changement de taille ce 1er août : Finie l’impunité pour les automobilistes français qui ne respectent pas le code de la route durant leurs vacances dans la péninsule ibérique. Les PV prennent désormais une dimension européenne et il faudra s’acquitter des amendes. (d’excès de vitesse, de passage au feu rouge ou de taux d’alcoolémie dépassé).

Gaz

Après les hausses spectaculaires, plus de 30%, bonne nouvelle, la facture de gaz va baisser de 0,45% en moyenne, mais cette mesure aura surtout une incidence pour les professionnels.

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:22

Autoroutes: stop à la hausse des tarifs, retour dans le service public.

Seule une augmentation des tarifs autoroutiers pourrait compenser la hausse récente de 50% de la redevance domaniale, qui a

gonflé de quelque 100 millions d'euros cette taxe annuelle versée à l'État par les sociétés d'autoroutes, a déclaré le PDG de Vinci, Xavier Huillard.autoroute image

 

La Cour des comptes a dénoncé les augmentations importantes des péages autoroutiers, dues selon elle aux relations contractuelles déséquilibrées qu'entretient l'État avec les sociétés autoroutières depuis la privatisation en 2006. Remettre dans le domaine public les autoroutes, plutôt que de taxer toujours un peu plus les utilisateurs, nous semble la démarche à tenir, d’autant que certaines concessions arrivent à leur termes. Le gouvernement va-t-il s’attaquer à Vinci et autres consorts ? 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 18:31

Le Maire impose la modification des rythmes scolaires à Petit Couronne dès septembre 2013, contre l’avis des parents d’élèves.

62.85 % des familles ont participé à la consultation organisée par les associations de parents d’élèves sur la réforme des rythmes scolaires, et ont demandé le report de celle-ci, comme l’y autorise la loi, en septembre 2014. A 61.58%. Soit 596 enfants sur 948 concernés.photos-ecoles-003.jpg

Partout les conseils municipaux ont débattu de cette question, sauf à Petit Couronne !

Le Maire et sa majorité ont décidé seuls. Aucun débat n’a pu avoir lieu en conseil municipal sur cette question.
Les élus de « vivre ensemble àPetit Couronne » condamnent cette pratique monarchique d’un autre temps, regrettent que l’avis des parents et des enseignants soit ignoré, que le temps d’un dialogue nécessaire ne soit organisé pour la réussite scolaire de nos enfants. D’ailleurs, si tout le monde juge nécessaire une réforme des rythmes scolaires, seulement 18,6% communes, 22,5% des écoles, et 22,3 % des élèves seront finalement concernés dès la rentrée 2013. Une majorité écrasante de communes estiment que la réforme est loin d’être mûre et attendront 2014.

Partout où les quatre jours et demi ont été possibles cela s’est fait dans une logique de partenariat entre les parents, les enseignants, les élus, les associations.
D ’abord, il fallait organiser une large concertation sur le projet éducatif qui doit accompagnerl’organisation de la journée et de la semaine de l’enfant afin d’éclairer les parents sur les options. Puis aborder les meilleurs horaires pour sa mise en œuvre. Cette réforme se base sur un constat : des journées trop chargées pour les enfants. En réalité on allège les journées en heures d’enseignement, sans diminuer le temps de présence des enfants dans les locaux scolaires.
La semaine est alourdie d’une demi-journée supplémentaire de présence à l’école le Mercredi matin.photos-ecoles-004.jpg

La réforme prévoit des activités culturelles, artistiques et sportives, le Maire propose une garderie « récréative ?»
Alors, que l’état avait assuré une prise en charge jusqu’à 16h30 au moins dans le cadre d’une école gratuite, ici on terminera à 16h, ensuite il faut payer ! Tout cela pose aux familles qui travaillent à deux, de sérieux problèmes de garde et de coûts financiers supplémentaires.
La garderie récréative est proposée de 15h15, jusqu’à 16h00. Soit ¾ d’heures, où les enfants sont maintenus dans les locaux scolaires. Cela ne permet pas d’organiser une activité créatrice et éducative sérieuse, ni de rupture avec l’environnement scolaire habituel. La proximité des installations sportives (Boudehen, Duvivier, le stade Shell) permet de proposer aux enfants un dépaysement. De même la pratique d’activités culturelles et artistiques (théâtre, école de musique, bibliothèque) comme cela fonctionnait dans l’espace éducatif concerté mis en place depuis plus de 15 ans dans notre ville. Toutes les études et rapports des spécialistes en chronobiologie démontrent qu’il est nécessaire de déplacer les enfants afin de permettre une rupture psychologique avec les locaux scolaires.

L’Etat porte une responsabilité dans la mise en œuvre de cette réforme, les Maires peuvent avec l’appui de tous agir sur l’application de celle-ci pour en atténuer les défauts !

Le ministre avait l’occasion par cette réforme d’ouvrir aussi le chantier du métier de professeur des écoles, mieux prendre en compte les missions des enseignants du premier degré qui ont beaucoup évolué. Ils s’occupent de plus en plus d’enfants en situation de handicap, ont de plus en plus de temps de régulation et de concertation. Ces temps-là ne sont pas reconnus. Le Ministre aurait pu reconnaître ce travail et s’atteler à la situation salariale. La priorité au primaire, c’est aussi cela.

Réduire les coûts en réduisant les encadrements d’activités.photos-ecoles-001.jpg

L’état veut aussi économiser surl’encadrement quantitatif des enfants de moins de 6 ans qui passent à 14 enfants pour 1 animateur au lieu de 10 actuellement, et à 1 animateur pour 18 enfants de plus de 6 ans au lieu de 14 actuellement. Le conseil d’Etat vient de contester ce projet, qui fait aussi l’objet d’âpres discussions avec la Caisse d’Allocations Familiale, l’Etat cherchant des ressources pourfinancer une partie de sa réforme scolaire. Nous y voyons une nouvelle dégradation de l’encadrement des enfants en qualité et sécurité, toujours pour réduire le coût.

Nous voyons bien, qu’une réflexion et un débat approfondis pour une mise en place à la rentrée 2014 était bien préférable à la précipitation arbitraire du Maire d’imposer celle-ci au 1er septembre 2013

Sans doute l’objectif principal du Maire est de profiter de la carotte financière de l’état qui attribue 50€ par enfant aux communes qui s’engagent dès le 1er septembre 2013, sans d’ailleurs s’engager sur 2014.

L’éducation et l’avenir de nos enfants vaut mieux qu’un simple raisonnement mercantile.

S’il y a une telle résistance, c’est que la réforme est mauvaise et pleine de dangers

Alors que le conseil supérieur de l’éducation qui regroupe des représentants syndicaux et des parents d’élèves ont rejeté ce décret sur les rythmes scolaires, le Ministre et certaines communes ont choisi de faire passer cette réforme en force.
S’il y a une telle résistance, c’est que la réforme est mauvaise et pleine de dangers. Elle ouvre la voie à une école à la carte et à une territorialisation de l’éducation. En rejetant dans le temps périscolaire des activités et des apprentissages, l’école publique sera dépendante de la volonté et des moyens des collectivités locales.

C’est clairement une remise en cause du caractère national de l’école, le principe de gratuité et donc le caractère obligatoire de l’école qui en découle.

Les Conseillers Municipaux: Gérard Letailleur, Evelyne Leray, Christian Fillatre

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