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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 16:01

LES QUARANTE ANS DE LA MORT DE SALVADOR ALLENDE

 

Le 11 septembre n’a pas la même signification pour tout le monde. Si les Etats-uniens pensent aux attentats du World Trade Center et du Pentagone, sur le versant sud du continent américain, chacun se souvient du coup d’Etat de Pinochet et de la mort de Salvador Allende, survenue le 11 septembre 1973.Salvador-Allende-photo.jpg

Ce grand chef d’Etat socialiste, arrivé au pouvoir en 1971 avait de grandes et de belles idées. 
Il fut l’homme du progrès social et politique au Chili, en témoignent ses mesures. Il nationalisa de nombreuses entreprises et industries (notamment le cuivre). Il poursuivit la réforme agraire et la réforme de l’éducation, légalisa le divorce et étendit la sécurité sociale. Il augmenta les salaires de 40 à 60 %, bloqua les prix, instaura un impôt sur les bénéfices et organisa un moratoire sur les remboursements de la dette extérieure.

1973. Mais la droite, les milieux d’affaires et les militaires ne voyaient pas d’un bon œil ces avancées sociales et politiques. Ils profitèrent d'un ralentissement de l’économie et d'une l’inflation pour déstabiliser le gouvernement. La politique d’Allende rencontra aussi l’hostilité des Etats-Unis, pour qui l’Amérique du Sud était sa chasse gardée.

Les clivages politiques se durcirent et la droite rallia une partie de la population lors des élections. En juin, une première tentative de coup d’Etat échoua. L’extrême méfiance du Parlement poussa Allende à nommer en août Augusto Pinochet, réputé apolitique et qu’il croyait loyal, commandant des forces armées. Un complot de coup d’Etat organisé de concert avec la CIA vit le jour.

Le 11 septembre 1973, à 9 heures, l’armée, sous le commandement de Pinochet, assiégea le palais présidentiel, également bombardé par l'aviation. Encore mu par l’espoir, Salvador Allende, qui résista jusqu’à la mort, s'adressa alors une dernière à la radio à ses concitoyens :

« Au nom des intérêts les plus sacrés du peuple, au nom de la patrie, je vous appelle tous par vous dire d'avoir confiance. L'histoire ne se détient pas par la répression et le crime. Cette étape sera dépassée. C'est un moment dur, difficile. Il se peut qu'ils nous écrasent. 
Mais le lever du jour appartient au peuple et sera celui des travailleurs. L'humanité avance pour la conquête d'une vie meilleure. 
Je paierai de ma vie la défense de principes qui sont chers à cette patrie. La honte tombera sur ceux qui ont renié leurs convictions, failli à leur propre parole et rompu la doctrine des forces armées.
[…] 
Je voudrais surtout m'adresser à la femme modeste de notre terre, à la paysanne qui crut en nous, à l'ouvrière qui a travaillé dur, à la mère qui s'est toujours préoccupée de l'éducation ses enfants. Je m'adresse aux professionnels de la patrie, aux patriotes, à ceux qui depuis un certain temps voient se dresser au-devant d'eux la sédition provoquée par leurs collègues, leurs camarades de classe, qui n'ont fait que défendre les avantages d'une société capitaliste.

Je m'adresse à la jeunesse, à ceux qui ont chanté et ont transmis leur gaieté et leur combativité. Je m'adresse au Chilien, à l'ouvrier, au paysan, à l'intellectuel, à tous ceux qui seront persécutés parce que dans notre pays le fascisme était présent depuis un certain temps déjà par les attentats terroristes, faisant sauter les ponts, coupant les voies ferrées, détruisant les oléoducs et gazoducs, complices du silence de ceux qui avaient l'obligation d'intervenir... L'Histoire les jugera ! »

Reclus dans le palais de Moneda, Salvador Allende mourut d'un tir d'AK 47dans le menton. Assassinat ou suicide ? En 2011, le service médico-légal chilien attesta la seconde thèse. Qu’importe finalement. Il est mort dignement en résistant contre le coup d’Etat.

S’ensuivit la terrible, la terrible dictature que nous connaissons tous.

En ce jour de commémoration de sa mort, je voudrais exprimer ma profonde gratitude et ma solidarité envers le peuple chilien et les rescapés de la conspiration.

Le coup d’Etat de Pinochet nous rappellera toujours que les puissants de ce monde utiliseront tous les moyens pour nous détruire.

Le souvenir de Salvador Allende nous intime le devoir de nous battre, de résister, de ne jamais abandonner nos combats.

 

Il est l’étoile qui brille au loin, un exemple pour nous tous.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 19:00

Le 10 septembre, tous dans la rue contre la réforme des retraites !

La réforme des retraites manifeste une politique qui favorise le MEDEF . Elle pénalise les jeunes qui devront travailler plus longtemps, les salariés qui seront les seuls à financer la réforme, et marque une régression sociale inédite sous un gouvernement de gauche !

François Hollande avait fait de la jeunesse sa priorité pendant la campagne présidentielle. Or ce sont les jeunes qui vont payer le déficit de la branche retraite de la Sécurité sociale ! En effet, à partir de 2035, tous ceux nés après 1973 devront travailler 43 ans pour obtenir une retraite à taux plein ! Les jeunes devront partir à la retraite bien après 60 ans ! Avec des études plus longues, des nombreux stages et le chômage dont ils sont les premières victimes, ils entreront tardivement dans le monde du travail. A cause d'interruptions régulières de travail, induites par la flexibilité, il leur faudra plus de temps pour accumuler les trimestres cotisés.petro 18 octobre

Si le gouvernement prévoit d'augmenter « progressivement » la durée de cotisation de 41,5 ans à 43 ans entre 2020 et 2035, il s'inscrit tout de même dans la réforme de 2010, menée par Nicolas Sarkozy. Il avalise ainsi la thèse selon laquelle il faut suivre la progression de l'espérance de vie. Or c'est le contraire qu'il faut faire ! On vit plus longtemps parce qu'on travaille moins longtemps. Partout où ces politiques sont menées, on observe en effet le recul de l'espérance de vie en bonne santé, notamment parmi les classes populaires. Alors que les dirigeants du Parti socialiste était opposé à de telles mesures lorsqu'ils étaient dans l'opposition, ils ne se sentent plus engagés par leurs propres promesses ! On peut donc craindre d'autres réformes punitives et anti-sociales pour les années et mandatures à venir !

Autre mesure, d'ici à 2020, le gouvernement souhaite combler le déficit en augmentant les cotisations salariales et patronales. Le premier ministre se gargarisait de faire une réforme équilibrée, où chacun participait à l'effort. Salariés et patronat devaient payer pour renflouer le déficit. 3,2 milliards apportés par les salariés, et la même somme du côté des patrons, obtenus grâce à une hausse des cotisations. Mais ce que le gouvernement prend au patronat d'une main, il lui redonne de l'autre ! Puisque Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, lui a promis une compensation par des allègements de cotisations ! Elles interviendront probablement sur la branche famille. Le « coût du travail » sera de nouveau réduit, alors que le gouvernement a déjà fait un cadeau aux grandes entreprises et aux actionnaires l'an passé de 20 milliards d'euros sans contrepartie ni contrôle. La branche famille de la Sécurité sociale, qui aura perdu ses recettes devra alors être refinancée, elle aussi. C'est probablement la CSG (Contribution Sociale Généralisée) qui sera utilisée.1er Mai 2012

Mais ce n'est pas tout ! Les retraités aussi paieront via un report de six mois de leur valorisation annuelle de pension. C'est une contribution déguisée ! De plus, les pensions, majorées de 10 % pour les retraités qui ont eu trois enfants, seront bientôt imposables. Cette réforme pénalise le budget des ménages et diminue leur pouvoir d'achat. Rien de mieux pour casser la croissance, tant chérie par le gouvernement.

Certes, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a prévu quelques mesures de « justice ». La plus importante est la création d'un compte pénibilité personnel, au cas où les salariés seraient exposés à des risques professionnels. Cependant, pour obtenir le maximum de points, il faudra 20 ans de travail pénible ! Alors le salarié aura droit à deux ans de moins seulement sur les quarante-trois de cotisation ! Il partira donc à quarante et un ans, l'âge légal d'aujourd'hui ! Ce n'est clairement pas notre vision du progrès social ! Sans compter que cette mesure prépare les esprits à la retraite à points. L'idée : chacun part quand il veut et reçoit sa pension en fonction des points obtenus. Or d'une part, il est fort à présager qu'il faudra totaliser beaucoup de points pour partir à la retraite. D'autre part, ce système brise la solidarité inhérente à la retraite par répartition : on laissait la place aux jeunes à partir d'un certain âge. Dorénavant, ce sera chacun pour soi : c'est le triomphe de l'individualisme !

Pour résumer, baisse des pensions, baisse du pouvoir d'achat, les salariés et les jeunes qui supportent tout, le patronat qui, une fois encore, trouve bonnes grâces aux yeux du pouvoir...La preuve même d'une politique de classe !

Il faut que cela change ! Hollande a été élu pour appliquer une politique de gauche ! Battons-nous pour nos retraites ! Tous dans la rue le mardi 10 septembre !

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:54

Au moment ou la cgt sort son communiqué pour bien préciser qu'il y a des repreneurs, que moi même j'ai assisté avec le syndicat au dépot de la pétition pour sauver le site, que le secrétaire de la préfecture à confirmer qu'il y avait bien 1 dossier de déposer , le Maire de Petit Couronne qui dit défendre le site déclare avec l'ensemble de sa majorité socialiste au conseil municipal dans leur libre expression " force est de constater qu'à ce jour, aucun dossier de reprise n'a été déposé auprés de la liquidatrice, puis poursuit "malgrés des effets d'annonce dans la presse"qu'il n'y a pas de repreneur "

il est vrai que depuis des mois, il n'a pas mis le pieds à l'assemblée générale du personnel, pour quelqu'un qui dit soutenir la reprise du site, les salariés jugeront.

Nouvelle AG demain avec rassemblement des luttes et barbecue à 12H30 venez nombreux devant la raffinerie.


COMMUNIQUE DE PRESSE de la CGT

Lettre ouverte au Gouvernement

Comment expliquer la position actuelle du Gouvernement sur le dossier de la Raffinerie de Petit-Couronne ?

Le Président actuel est-il celui qui nous avait dit pendant la campagne électorale « Moi, Président, l’avenir de la raffinerie sera l’une de mes priorités » ?

Pourquoi, après tant de promesses, le Gouvernement abandonne-t-il l’avenir de notre raffinerie, de nos emplois, du raffinage en France, de l’indépendance énergétique et industrielle du pays ?

 Pour nos camarades de Florange, ils avaient dit « L’Etat n’a pas pour vocation de se substituer à un repreneur et donc, pas de repreneur pas d’avenir » mais ici, pourquoi nos dirigeants et tous ceux qui sont « aux ordres » dépensent-ils autant d’énergie pour dire qu’il n’y a pas de candidats repreneurs ? Nous, nous savons que l’on peut perdre mais quand on voit la hargne mise par nos ennemis pour nous tuer, on se dit que certains craignent vraiment une victoire pour le site.IMG 1830

Ce qui se dit dans de nombreux pays producteurs c’est que jamais l’Etat Français n’a eu l’intention de céder la raffinerie à une société d’un pays émergent, qu’un groupe pétrolier était derrière ce blocage et que ce groupe risquait d’avoir de gros problèmes dans ces pays-là.

 Maintenant, qui sont ces candidats ou non candidats à la reprise du site ?

La société MURZUQ OIL société libyenne

Cette société a énormément renforcé son offre avec le contrat signé avec les coréens de Hyundai pour assurer les travaux de remise en état et d’investissement du site, en s’assurant une équipe dirigeante solide et des contrats de brut conformes aux besoins de la raffinerie. Elle peut assurer la vente autant en produits finis qu’en brut. Ses points positifs supplémentaires : Permettre des échanges économiques et industriels entre la France et la Libye et entre nos raffineries ; Développer le site en nombre d’emplois directs et indirects ; Considérer les salariés comme des partenaires et non des subalternes en offrant 5% du capital et 2 postes au Conseil d’Administration. Proposition faite à l’Etat Français d’entrer au capital de manière minoritaire comme le Gouvernement le promet depuis le début via la BPI et 1 membre technique au Conseil d’Administration. Aujourd’hui, (comme pour les autres repreneurs) retard dû à la demande supplémentaire d’ajouter plus de 30 Millions d’Euros au dossier (retard d’un mois). Pourquoi ? Pour qui ? Nous avons demandé aux Ministères d’intervenir sans réponse de leur part.

 Dossiers Iraniens

Plusieurs sociétés iraniennes nous ont confirmé être toujours intéressés pour reprendre la raffinerie en l’état et assurer les travaux nécessaires( phrase « si nous avons l’autorisation, nous déposons le dossier directement »). De ce coté-là, il y a le pétrole (et le meilleur), les fonds et la capacité industrielle. Mais, pour l’instant, la réponse de l’Etat reste toujours la même : PAS DE REPRENEUR IRANIEN. C’est d’ailleurs la même réponse qui pose de gros problèmes pour les sociétés qui travaillaient jusque-là en Iran et qui perdent non seulement des millions mais aussi de nombreux emplois : Renault, PSA ou Doux

 Un repreneur Sub saharien

Ce dossier comporte des avances d’argent importants (en milliards), un accès aux bruts de certains pays d’Afrique noire et une société technique belge pour assurer les travaux avant redémarrage. Actuellement, blocage sur un point, car même s’ils ont validé un montant approximatif des travaux sur la base de nos discussions, les ingénieurs de la société belge n’ont toujours pas eu l’autorisation de faire une visite technique sur le site.Comment devons-nous faire pour avancer ? Nous exigeons que cette visite soit acceptée au plus vite

 Autres candidats

Certains anciens candidats nous ont recontactés soit en disant vouloir déposer une offre soit en déclarant  rejoindre un dossier existant

 Pour nous, le problème n’est pas qu’il n’y a pas de candidats à la reprise mais que rien n’est fait pour nous aider à maintenir une activité de raffinage sur le site. Si rien n’est fait pour que le raffinage à Petit-Couronne reprenne, nous publierons les documents permettant à la population de voir ce qui n’est pas recevable pour notre pays.

A-t-on dit aux contribuables que le choix est entre

Soit sauver le site, ses emplois et les emplois directs et indirects, les commerces etc (plus de 4000 emplois), permettre à l’industrie dont le fonctionnement est lié à l’existence de raffineries de continuer d’exister en France (Pétrochimie, plasturgie…), importer moins de produits finisphoto Petro+ armada

Soit perdre les emplois, augmenter les impôts locaux, faire payer aux contribuables environ 200 millions pour la dépollution, importer encore plus de produits finis (dont les 40% des besoins en bitume que nous fabriquions ici. Le fait d’importer amène un surcout important aux collectivités locales)

Nous n’acceptons pas les pseudos montages pour donner un autre avenir au site. Cela est de la poudre aux yeux comme pour nos camarades de Florange.

 Petit-Couronne sera-t-il une nouvelle défaite de la relance industrielle dans notre pays.

Il y a des repreneurs possibles et la relance coutera nettement moins chère à la collectivité que de vouloir fermer le site.

Alors, du courage et de l’action au lieu de ce silence radio imposé par les dirigeants depuis plusieurs mois.

La reprise industrielle du site est et restera notre priorité

Pour les Petroplus en lutte

 Yvon SCORNET

 

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 23:27

Sans la raffinerie, Quel avenir pour Petit Couronne , quel cadre administratif et expression citoyenne possible?

« Vivre et travailler au pays ». La raffinerie représente cela pour de nombreuses familles Couronnaises. Elle est celle qui a permis le développement économique, un tissus industriel de PME, le développement de nombreux équipements publics, de multiplier les emplois au pays, de vivre dans un cadre de vie agréable, diversifié et accessible à tous.IMG 1699

Si la promesse de sauvegarder la raffinerie semble être abandonnée au sommet de l’état et par de nombreux élus locaux, d’autres, poursuivent le combat !

Parce qu’il nous semble invraisemblable, incongru de fermer une usine qui produit  l’énergie nécessaire à l’indépendance du pays, qui est compétitive et le sera plus encore si le gouvernement crée les conditions d’exploitation dans le cadre d’une concurrence loyale et régulée. Les salariés luttent pour trouver un repreneur. C'est un combat pour l'intérêt général, pour notre région, notre territoire, pour le pays, pour l'Europe.

Aujourd'hui, il faut arrêter de servir un système qui se détruit, qui nous détruit : « la finance internationale ».  Et nous souhaitons gagner, pas uniquement pour nous, mais pour l'ensemble de la société, pour l'ensemble des humains et des ouvriers que nous sommes. Aujourd’hui, l’oppresseur est mondialisé, il se joue des états et des démocraties qui trop souvent capitulent. Combattez, Luttez ! Ne laissez pas faire cette oligarchie dominante qui essaie de nous mettre à terre ! Et tous ensemble, nous allons montrer qu'un autre modèle, qu’une autre vie est possible  et que la finance internationale ne passera pas au détriment de l’intérêt des citoyens que nous sommes. .

Mars 2014, faire des communes, des bastions de résistance à l’austérité et à l’exigence démocratique.place au peuble

Demain, l’état par simple décret peut créer une Métropole à Rouen, avec l’essentiel des pouvoirs et moyens d’actions des communes et départements qui y seront transférés, sans que les citoyens que nous sommes puissent dire leurs volontés. Sénateurs et députés socialistes ayant refusé l’amendement proposé pour les élus du Front de Gauche de soumettre  à référendum citoyen une telle décision.

L’avenir de Petit Couronne est  compromis comme les autres communes par la création d’une Métropole et le devenir d’un tiers de son territoire occupé par la raffinerie, en cas d’arrêt définitif l’usage possible des terrains va se heurter à de fortes contraintes environnementales. Dans les deux cas, ses moyens d’agir seront considérablement affaiblis. D’autant, que sa situation actuelle a été fortement dégradée par des dépenses courantes de fonctionnement plus importantes que les recettes et malgré une hausse des impôts fonciers et coût des services en forte hausse. (voir page 4 fiscalité)

Ajoutons à cela un très faible autofinancement, qui a conduit  à brader du patrimoine immobilier et foncier pour pallier les investissements de gros entretiens indispensables. Heureusement que les gestions précédentes avaient créés toutes ses richesses, qui produisent aussi de la ressource fiscale annuelle. Le malheur étant que vendre du patrimoine sans qu’il serve à la création de nouvelles ressources courantes, aggrave la situation et hypothèque un peu plus les possibilités de relance et d’emprunts.

Nous reviendrons sur toutes ces questions dans nos prochains journaux, mais vous avez aussi la parole, n’hésitez pas à nous écrire ou à vous exprimer sur notre blog « www. Regardsurpetitcouronne.fr »

 

 

 

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 22:59

4 août 1789

Abolition des privilèges et des droits féodaux


Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux et de divers privilèges.

Ce moment de grande ferveur nationale s'inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française.

Fabienne Manière

La Grande Peur

L'abolition des privilèges est la conséquence inopinée de la prise de la Bastille. Dans les semaines qui suivent celle-ci, les paysans s'émeuvent. Ils craignent une réaction nobiliaire comme il s'en est déjà produit dans les décennies antérieures, avec la réactivation de vieux droits féodaux tombés en désuétude.

Une Grande Peur se répand dans les campagnes. En de nombreux endroits, les paysans s'arment sur la foi de rumeurs qui font état d'attaques de brigands ou de gens d'armes à la solde des «aristocrates». Le tocsin sonne aux églises des villages, propageant la panique.

Chauffés à blanc, les paysans en viennent à se jeter sur les châteaux des seigneurs honnis... tout en proclamant leur fidélité à la personne du roi. Ils brûlent les archives, en particulier les «terriers» qui fixent les droits et les propriétés seigneuriales. Parfois ils maltraitent, violent et tuent les «hobereaux» et leur famille.

Ces soulèvements inquiètent les privilégiés, au premier rang desquels les députés qui siègent à Versailles. À la différence des bourgeois, qui en appellent à la répression, les nobles, plus au courant de la situation, préfèrent l'apaisement. «Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête, s'exclame à l'Assemblée le duc d'Aiguillon, l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime».

Une décision soudaine

Le 3 août, une centaine de députés, ardents partisans de la Révolution, se concerte sur la stratégie à adopter. Plusieurs sont originaires de Bretagne. C'est le «Club breton» (futur club des Jacobins). Ils prennent en secret la résolution de détruire tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations. Il n'y a rien d'improvisé donc dans la séance qui va suivre...

Le lendemain soir, à huit heures, l'Assemblée, passablement troublée, se réunit et disserte sur les moyens de rétablir l'ordre. C'est alors qu'Armand-Désiré de Vignerod,duc d'Aiguillon (29 ans), qui compte parmi les chefs du Club breton, propose d'offrir aux paysans de racheter les droits seigneuriaux à des conditions modérées. Ce libéral est aussi la deuxième fortune de France après le roi.

Le vicomte de Noailles, un cadet de famille sans fortune, qui a participé à la guerre d'Amérique aux côtés de son beau-frère La Fayette, prend la parole à son tour et surenchérit. Il propose d'en finir avec les droits seigneuriaux, «restes odieux de la féodalité» selon ses termes. Il suggère rien moins que d'«abolir sans rachat» les corvées seigneuriales et autres servitudes personnelles.

L'objectif est de «faire tomber les armes des mains des paysans» selon le mot de l'historien Albert Mathiez. Mais le vicomte de Noailles s'exprime aussi au nom de ses convictions libérales, tout comme le duc d'Aiguillon et la plupart des autres aristocrates de l'Assemblée. Sa proposition déchaîne l'enthousiasme. Les nobles de l'Assemblée montent à tour de rôle à la tribune pour lui exprimer leur soutien. Les idées s'enchaînent à la volée. Le comte de Virieu propose ainsi de détruire les colombiers féodaux, dont les habitants se gavent de grain au détriment des paysans.

Le président Chapelier fait alors observer, non sans malice, qu'aucun membre du clergé ne s'est encore exprimé. L'évêque de Chartres monte à la tribune et propose l'abolition des droits de chasse, ce qui ne lui coûte rien mais pèse sur les nobles. Le duc du Châtelet dit à ses voisins : «L'évêque nous ôte la chasse ; je vais lui ôter ses dîmes». Et, montant à la tribune, il suggère que les dîmes en nature (impôts payés à l'Église par les paysans) soient converties en redevances pécunières rachetables à volonté.

Là-dessus, voilà que sont attaqués les privilèges des provinces. Le mot privilège vient du latin et désigne une «loi particulière» : il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières traditionnelles, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales.

Tout cela prend fin en cette nuit mémorable. Les représentants du Dauphiné, suivis par ceux de Bretagne et des autres pays d'État, provinces jouissant de privilèges, font don de ceux-ci à la Nation. Les représentants des villes font de même. Pour finir, un membre du Parlement de Paris proclame le renoncement à l'hérédité des offices (charges de magistrature).

Au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes. «Et le roi, messieurs, dit le marquis de Lally-Tollendal, fils de l'ancien gouverneur des Indes françaises, le roi qui nous a convoqués après une si longue interruption de deux siècles, n'aura-t-il pas sa récompense ?... Proclamons-le le restaurateur de la liberté française !».

Laissons à l'historien Jules Michelet le mot de la fin :

«La nuit était avancée. Il était deux heures. Elle emportait, cette nuit, l'immense et pénible songe des mille ans du Moyen Âge. L'aube qui commença bientôt était celle de la liberté.
Depuis cette merveilleuse nuit, plus de classes, des Français ; plus de provinces, une France.
Vive la France !»

Une application mesurée

Passé le moment d'euphorie, les députés prennent le temps de réfléchir. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte.

L'avocat Adrien Duport, ardent député, rédige le texte final. Il est voté et publié le 11 août au soir. Avec lui disparaissent à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres.

Certains autres droits féodaux, ceux pesant sur les terres comme les cens et leschamparts, devront toutefois être rachetés. À cette seule condition, les paysans pourront devenir propriétaires de plein droit de leurs terres.

Sitôt connue,  cette restriction suscite quelques désillusions dans les campagnes mais elle est abrogée quelques mois plus tard. L'ensemble des droits féodaux est irrévocablement aboli sans contrepartie ni exception par le décret du 25 août 1792, quelques jours après la chute de la monarchie.

Tous (ou presque) égaux

À la faveur de la grande séance parlementaire qui a vu disparaître d'un coup les distinctions de classe de même que les particularismes locaux, l'égalité de tous les citoyens devant la Loi devient la règle (aujourd'hui encore, elle est au coeur de tous les débats politiques). Les députés tirent les conséquences de leur vote en préparant une solennelle Déclaration des Droits en préambule à la future Constitution.

Ils font toutefois une exception au principe d'égalité en repoussant «l'abolition de l'esclavage des Nègres» dans les colonies, proposée par le duc François de la Rochefoucaud-Liancourt, adepte du progrès technique et de la philosophie des«Lumières».

Ce dernier, aristocrate éclairé, va tenter de suppléer à la ruine de nombreuses institutions caritatives de l'Église catholique, privées re revenus suite à la disparition des droits féodaux, en mettant en place un comité de mendicité. Mais ce comité ne résistera pas aux troubles de la Révolution, et à la fin de celle-ci, dix ans plus tard, les pauvres des campagnes et des villes auront vu leur condition se dégrader notablement.

A posteriori, la Nuit du 4 Août n'apparaît pas seulement comme une victoire de l'égalité civile. C'est aussi une avancée importante du centralisme administratif sur les us et coutumes locaux : en-dehors de la norme reconnue à Paris, il n'y a plus de légitimité.

On peut retenir cette conclusion d'Alexis de Tocqueville dans L'Ancien Régime et la Révolution : «Vous apercevez maintenant un pouvoir central immense qui a attiré et englouti dans son unité toutes les parcelles d'autorité et d'influence qui étaient auparavant dispersées dans une foule de pouvoirs secondaires, d'ordres, de classes, de professions, de familles et d'individus, et comme éparpillées dans tout le corps social».

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:10

A peine l'Accord ANI définitivement validé, une entreprise a aussitôt annoncé la fermeture de l'entreprise grâce à la procédure allégée de licenciements...

http://www.lamontagne.fr/photoSRC/bqViVeldaWelbKxCPNWs_pusXXdNGltxXD4uu1iw_sR0IkLcazbGupnwlQUaVQo_pWI48f0HY_sxYvETMFwM2diAkJo-_/la-monnerie-le-montel-greve-a-l-usine-elba-menacee-de-fermet_1202943.jpegExtrait de Médiapart.fr

Dans le Puy-de-Dôme, une salariée explique : « Si on m'avait expliqué ce que signifiait l'Ani, j'aurais été de toutes les manifestations comme pour les retraites en 2010. » Marie pleure en se mordant les doigts. Elle ne connaît « rien au droit du travail », n'a pas fait d'études. Lorsqu'au printemps dernier, les détracteurs de l'accord national interprofessionnel dit de « sécurisation de l'emploi » ont appelé les salariés à manifester dans toute la France contre ce texte qualifié de « casse sociale », cette ouvrière de la papeterie Elba à la Monnerie-Le-Montel dans le Puy-de-Dôme, ne s'est pas sentie « concernée ». Non syndiquée, en CDI depuis trente ans dans une entreprise en bonne santé, elle n'a pas jugé bon d'aller protester contre « ce cadeau de la gauche au Medef »...

 

 ...Ce n'est que ce lundi 8 juillet qu'elle a réalisé « la tragédie » que représente pour elle ce texte devenu loi le 14 juin dernier, après le feu vert du Conseil constitutionnel. Et notamment le décret qui bouleverse la donne en matière de licenciements économiques collectifs. Lorsque son patron, le groupe Hamelin, leader de la papeterie de qualité, a annoncé, à quinze jours des vacances, qu'il allait rayer de la carte dès le mois d'octobre leur usine ainsi que deux autres sites en France, à Troyes dans l'Aube et Villeurbanne dans le Rhône, soit deux cents emplois sacrifiés.

 

Hamelin n'a pas perdu de temps pour profiter des outils que lui confère désormais la nouvelle législation. Il n'a même pas attendu que les cadres hiérarchiques de l'administration du travail (les Direccte) soient, le 5 juillet, formés par leur ministère à ce Code du travail revisité par pans entiers. Dès le 2 juillet, soit au lendemain de l'entrée en vigueur de la mesure concernant les licenciements collectifs, il a déroulé en comité européen d'entreprise son plan de restructuration, invoquant la crise du secteur. Le 8, il en informait les salariés. 

 

Et la première réunion de négociation du plan social, prévue ce 25 juillet, intervient étonnamment à la veille de la date où l'usine ferme pour congés durant trois semaines, réduisant un peu plus le délai de deux mois déjà très court durant lequel le comité d'entreprise peut se retourner.

 

S'il voulait tuer toute velléité de lutte, Hamelin ne pouvait pas mieux s'y prendre. D’autant qu'en supprimant la possibilité d’intervention du juge des référés durant la procédure, la nouvelle loi désarme les représentants des salariés. Exit l'avocat qui pouvait suspendre en amont le plan, jouer la montre, gagner jusqu'à un an de répit. Quant au délai de deux mois, il ne permet plus à l’expert, éventuellement désigné par le comité d’entreprise, d’analyser sérieusement la validité du motif économique des licenciements comme par le passé. Désormais, seule l’administration du travail donnera un avis, lequel se limitera à juger la qualité des reclassements des salariés, sans aucune possibilité de contester le bien-fondé du motif économique...unilatérale de l'employeur –, elle aura 21 jours àcompter du 25 septembre pour homologuer ou non le plan.

 

En Auvergne, c'est le premier PSE qui découle de l'Ani qui a tant fracturé la gauche. Et c'est aussi un premier cas d'école en France pour l'administration de Michel  Sapin. Car la méthode comme le calendrier du groupe Hamelin, 454e  fortune de France selon le magazine Challenges, 3 000 salariés dans 21 pays, 700 millions d'euros de chiffre d'affaires, plus connue pour ses marques Oxford, Canson, Bantex, Super Conquérant, interrogent. Jusque dans les étages de la Direccte Auvergne où un proche du dossier reconnaît en “off” « un comportement de voyou où le minimum a été prévu en matière de congés de reclassement (4 mois au lieu de douze mois), d'indemnités supra-légales ». Ira-t-elle jusqu'à l'invalider ?...

Merci à Daniel de la FILPAC CGT pour cet art. de Médiapart.fr

DIM 21 JUI 2013

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:14

 François Hollande, et son intervention du 14 juillet.

 En évoquant la catastrophe de Brétigny S/Orge. Il en a tiré la conclusion qu'il fallait donner la priorité aux lignes classiques et a célébré la nécessité d'un grand service public du ferroviaire. 

Pourtant, les socialistes votent au parlement européen la dérégulation du ferroviaire !  
Le candidat du "changement c'est maintenant" a confirmé qu'il s'était mué en triste président de l'austérité.

Sûrement aveuglé par le soleil parisien, comme il le fait depuis un an, il a expliqué que la « reprise  est là ». Il est vrai que les critères sur lesquels s’appuie François Hollande sont confondants de bêtise : « je ne vais pas m’en plaindre (que les plus riches s’enrichissent), cela veut dire que l’économie est repartie ». Or, on observe à l'inverse depuis 2008 que les écarts de richesses ne cessent de s'accroître sans que cela n'implique le moindre  bénéfice économique pour le plus grand nombre, bien au contraire.IMG 1721  

 

Le Président de la République a également confirmé que la future réforme des retraites verrait immédiatement une augmentation de la durée de cotisation. Pour la première fois de l’histoire, un Président « de gauche » se prépare donc, dans les faits, à reculer l’âge de la retraite.
 
Ce 14 juillet n’avait donc rien d‘une fête révolutionnaire : il a été marqué par le cap maintenu sur une politique économique et sociale d’austérité! C’est maintenant à la mobilisation sociale de lui répondre, dès la rentrée de septembre. Ensuite, en Mars 2014, d’élire dans chaque commune des conseils municipaux de résistance à cette politique. Avant de confirmer un véritable changement de cap en Europe en Juin prochain à l’occasion des élections européennes.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:08

Excellent débat de très haut niveau. Ca fait plaisir de réfléchir et d'apprendre des choses. Sapir est intéréssant et précis mais il essaie de faire de la science humaine une science dure et pour l'instant beaucoup ont essayé sans résultat. Mélenchon très bon dans un esprit de synthèse des idées de Sapir avec les problèmes sociaux et géopolitiques. Un régal !

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 16:09

 Petroplus, l’Intersyndicale confirme le dépôt du dossier MURZUQ jeudi dernier en fin d’après-midi et analyse la situation. IMG 1714

 L’Assemblée Générale de Mardi 9 Juillet à 12h45 devant la raffinerie permettra de faire le point sur l’ensemble des contacts et dossiers en cours.

Précisions et analyse d’Y Scornet pour l’intersyndicale :

« Sur les Repreneurs :

Le dossier MURZUQ a bien été déposé jeudi 4 juillet en fin d’après-midi, même s’il reste à compléter. C’est juste un problème technique de traduction et validation des textes originaux. Cela a pris le WE à l’équipe et les compléments devraient être donnés ce Mardi 9 juillet.  

Le dossier Sub saharien avance mais nécessitera plus de travail de notre part sur l’étude de préparation de la période des travaux 

Position de l’Etat et des administrations

Il y a un certain « silence radio » qui fait penser (voir plus que penser) que certains responsables ne suivent plus le même chemin que nous sur la base de la défense du raffinage. 

Pour nous, cela a toujours été clair que nous nous battons pour nos emplois mais aussi pour la défense du raffinage, d’une politique industrielle et pour l’indépendance énergétique. 

Maintenant, il va sans doute falloir faire du bruit pour mettre chacun devant ses responsabilités.  

Les projets, dont celui de MURZUQ, sont solides et peuvent maintenir l’outil de raffinage. De toute manière, si certains ont pris la décision de nous tuer juste pour faire plaisir aux majors des compagnies du pétrole et contre l’intérêt de tous, nous sauront aussi afficher les responsabilités de chacun. 

En ce moment et vu le nombre de journalistes que nous connaissons, un bruit nous remonte que des ordres ont été donnés aux « chiens de garde » de la presse pour que l’on ne parle plus de nous, ou en tout cas pas pour une reprise. D’ailleurs, la même chose a été faite avec nos camarades de Florange, de PSA ou de Goodyear

Que l’on ne vienne pas nous dire que les dossiers sont vides sinon nous rendrons public les éléments constitutifs pour montrer à chacun ce qui n’est pas recevable pour la France.

Après nous avoir refusé les dossiers iraniens pour raison géopolitiques, va-t-on nous servir le même genre d’excuse pour la Libye quitte à se fâcher avec un nouveau pays ? Enfin, c’est vrai, la semaine dernière, nous (enfin eux) nous sommes fâchés avec la Bolivie et ce pour des conneries. »manif 18 Mars paris

Rendez-vous demain Mardi 9 juillet à 12h45 devant la raffinerie, restons nombreux en soutien à la lutte des Petroplus. On ne lâche rien !

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 15:59

Motion des élus du groupe « petit couronne ensemble » (2 PC- 3 PG) du conseil municipal de Petit Couronne de jeudi 27 juin.photo Petro+ armada

L’avenir du raffinage à Petroplus :
Pas de renoncement, des décisions, un soutien très clair des élus de Petit Couronne Ensemble, le Maire et les élus PS du conseil municipal refusant de demander la nationalisation si nécessaire de la raffinerie. Ci-dessous la motion que nous avons votée seul lors du conseil du 27 Juin.

« Depuis plusieurs mois, les salariés avec leur intersyndicale luttent et font des propositions afin de pérenniser l’activité de raffinage en France et à Petit Couronne.
Tous les candidats à l’élection présidentielle et notamment le Président de la République ce sont succédés en affirmant que le raffinage était stratégique pour la nation et que par conséquent il fallait continuer à raffiner en France. 

A l’occasion du conseil municipal de Petit Couronne, les élus réaffirment, avec l’intersyndicale, leur proposition de poursuite de l’activité de raffinage sur le site. L’heure n’est pas au renoncement. La priorité n’est pas d’envisager la ré-industrialisation du site ni son repositionnement industriel. La solution en faveur d’un repreneur doit être soutenue comme s’y est engagé l’ensemble des responsables politiques et élus locaux et nationaux auprès des organisations syndicales de l’entreprise, notamment durant la campagne présidentielle. 

Les capacités financières de la BPI doivent être mises au service de la sauvegarde de l’industrie, du raffinage et particulièrement la raffinerie de Petit Couronne.

A défaut d’un repreneur, les pouvoirs publics doivent construire le pôle public de l’énergie, nationaliser la raffinerie et obliger Total à fournir le brut nécessaire. 
Il s’agit là d’un enjeu d’indépendance énergétique nationale,
La fermeture de nouvelles raffineries, comme l’annonce le PDG de Total va conduire la France à importer massivement des produits raffinés et par conséquent devenir dépendant de groupes privés fabriquant à l’étranger.

Les élus de Petit Couronne Ensemble Gérard Letailleur, Evelyne Leray, Yves Ledoux, Monique Martor, Christian Fillatre,  refusent de se coucher devant la finance.
Ils proposent :
Que l’état mette tout en œuvre afin de faciliter la reprise du site par un industriel du secteur.
La création du pole public de l’énergie
La nationalisation de la raffinerie
La taxation des produits finis importés 

Vote : Pour, les cinq élus cités ci-dessus, Contre 19 PS, Abs 5 PCF allié au PS IMG 1882

Nous avons aussi demandé de répondre favorablement à la mise à disposition d'un local disponible à Petit Couronne pour l'association chargé de gérer la continuité du CE. Le Maire doit voir si le local convient ? À suivre! Nous souhaitons que le local soit mis à disposition gracieusement.

 

Il a par ailleurs refusé de faire voté notre demande de subvention pour soutenir l'action, renvoyant l’examen de cette question au CCAS ! Expliquant qu'il a déjà beaucoup aidé avec la mise à disposition d'une estrade, la fourniture de merguez pour un barbecue, et une participation financière de 1000 euros à l'expo photo des 550, qui n'a jamais été programmé à Petit Couronne. Pour une ville ou Petroplus est implanté et qui à touché 1 900 000 euros de recette exceptionnelle en droit de mutation en 2008 lors de la vente par Shell, nous considérons que l'engagement de la ville aurait pu être beaucoup important.

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