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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 23:49

Sanction de 3 sur 20, c’est la note reçue par le Maire de Petit Couronne pour sa gestion entre 2008 et 2012 !

L'observatoire des contribuables vient de publier sur son site cette information qui conforte les prises de positions de l’opposition municipale qui dénonce depuis 2008 cette gestion.

Comment la commune peut-elle poursuivre la même politique, slogan du Maire pour l'élection à venir, avec un si mauvais gestionnaire. Voir sur le lien ci-dessus pour consulter :

  http://www.contribuables.org/argus-des-communes/?p=page-2&code-postal=76650&commune=76497

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 22:53

Petit Couronne Avenir, l’Humain d’Abord !

Pourquoi, je m’engage et participe à cette équipe, au-delà de la gestion communale,  il y a d’abord un choix politique qui conditionne les possibilités d’agir localement.

 Le 23 Mars, « on se prend en main » pour trois raisons qui se complètent :

 1) Il faut donner un avertissement aux politiques d'austérité initiées par l'Union Européenne et appliquées avec zèle par le gouvernement Ayrault et François Hollande, qui aggravent la politique anti sociale de son prédécesseur.  Chômage record, atteinte aux retraites, aux pouvoirs d’achats, aux services publics, aux droits sociaux et du travail, hausse des impôts, TVA, taxes redevances diverses.

Le 23 mars, le vote est bien un choix politique, photo-campagne-2014.JPGles conseillers municipaux, éliront les sénateurs en septembre 2014. Elu (e)s nous soutiendront les candidats d’opposition de gauche qui ne se résignent pas à subir la politique menée par le gouvernement actuel.

Le gouvernement Hollande, va plus loin que Sarkozy et s’attaque aux territoires et aux collectivités locales. Baisse des dotations, transfert de charges sans compensation, abandon de l’industrie du raffinage sous la pression des majeurs du pétrole, refus d’investissement venant de pays producteurs, cela augmente le chômage, multiplie les friches industrielles en appauvrissant notre territoire.

En votant pour notre liste « Petit Couronne Avenir, l’Humain d’Abord » vous serez de ceux qui ne se résignent pas à subir cette politique d’austérité, relayée localement par la municipalité et le Maire sortant !

Voilà les premières raisons de mon engagement sur cette liste, qui sera conduite par Pascal Fromentin, Stéphanie St Aubin Turquetille et moi-même.

 

Le 23 Mars On dit avec notre bulletin de vote, ça suffit, ici et ailleurs. Dans une situation où l’exaspération et la colère ne cessent de croître.

Le 23 mars votez :  

 

Mieux vaut agir que s’abstenir ! Suivez nous  « www.petitcouronneavenir.fr »L'Engagement

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 01:30

Jacques Généreux : la priorité, c’est de sauver l’Europe, pas l’euro.

Hollande va à la catastrophe », dit l’économiste du Parti de Gauche qui raconte à Rue89 ce qui se passerait « si Mélenchon était Président », et lui Premier ministre.

Si le gouvernement français est dans une telle nasse, pensent de nombreuses personnes à gauche, c’est parce qu’il est prisonnier des règles de la zone euro, qui le privent de toute marge de manœuvre. C’est la conviction d’Arnaud Montebourg, de Jean-Pierre Chevènement, ou encore de Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, sur la scène politique, seule Marine Le Pen apparaît comme celle qui pointe ouvertement le rôle de la monnaie unique dans cette crise qui se prolonge.visage-europe.jpg

Une situation qui n’est pas forcément très saine, car le débat sur les responsabilités de l’euro n’est pas illégitime.

Faut-il sauver coûte que coûte l’euro ? L’économiste du Parti de Gauche, Jacques Généreux, professeur à Sciences-Po Paris s'explique. « La gauche a tué l’Europe » Il faut changer les traités européens.Ne pas faire de l’euro un bouc émissaire.

Ce n’est pas l’Europe qui a tué la gauche, mais l’inverse : la gauche a tué l’Europe. Elle n’a pas « accepté un carcan », elle l’a mis en place. En 1997, lors de la discussion du traité d’Amsterdam, treize pays sur quinze sont gouvernés par des social-démocrates ou des socialistes. Il existait alors un rapport de force politique qui aurait pu permettre de réorienter le projet européen vers plus de coopération, de solidarité...

La coopération, la solidarité, c’était justement l’argument principal des partisans de la monnaie unique en 1992 – dont j’étais. A l’époque, il s’agissait de mettre fin à la spéculation sur les taux de change. Et on pensait que la monnaie unique forcerait les pays membres à aller vers plus d’harmonisation fiscale et sociale et plus de solidarité budgétaire. Le pari des progressistes était que la gauche, lorsqu’elle disposerait d’un rapport de force favorable, pourrait engager l’Europe vers cette nouvelle étape. Mais la réalité a été différente.bella-center

Parce que dans le même temps, la nature de la gauche dans les grands partis socialistes et sociaux-démocrates s’est radicalement transformée. Le Labour en Grande-Bretagne est devenu libéral, le SPD [Parti social-démocrate d’Allemagne, ndlr] aussi, le PS en France s’est mué en parti centriste. Dès lors, quand la gauche se retrouve au pouvoir en 1997, il ne se passe rien : elle accepte la logique de la concurrence fiscale et sociale, la logique de la compétitivité, seule à pouvoir, selon ces partis, créer de la croissance et permettre de résister à la mondialisation. Ils valident la logique de Maastricht, le pacte de stabilité et le processus d’élargissement sans approfondissement préalable du fonctionnement européen – c’est-à-dire la création d’une grande zone de concurrence sauvage.

En faisant entrer des pays avec des salaires trois ou quatre fois inférieurs, on créait un espace de compétition très dur. C’est la gauche qui a fait cela, au nom de ce qu’elle appelait « l’impératif de compétitivité ». Les difficultés économiques et sociales actuelles sont la résultante directe de ce choix européen et c’est un choix assumé par le gouvernement. de Hollande dés son arrivée en mettant en place une grande commission sur la compétitivité des entreprises ! Tout est dit. Cela a réussi à l’Allemagne... Oui, mais L’Allemagne profite à la fois de sa technologie et de leurs bas coûts de production. Croire qu’avec cette politique de compétitivité l’on va, en quelques mois, regagner des parts de marchés et que cela va permettre de créer des emplois est une illusion.

Et si vous pensez que cela va mettre plus de temps, que faites-vous pendant ce temps-là ? Laissez-vous les boîtes fermer et les gens devenir chômeurs ? photo Petro+ armadaL’autre choix du gouvernement, c’est le « sérieux budgétaire »... La politique de François Hollande est conforme à ses choix européens : il était en 2005 favorable au traité constitutionnel européen et farouchement opposé à ceux qui pensaient alors qu’il était temps de réorienter l’Union européenne. Il avait promis pendant sa campagne d’ajouter un volet croissance au Pacte budgétaire européen, cette couche supplémentaire de discipline européenne décidée contre la souveraineté nationale. On sait bien ce qu’il est advenu : on a ajouté le mot « croissance », validé quelques éléments de relance qui étaient déjà dans les tuyaux. Et on a ratifié un traité qui interdit de mener une politique de croissance de long terme. En effet, ce traité, en imposant l’équilibre structurel des finances publiques, interdit le recours à la dette pour investir. C’est à la fois une atteinte à la démocratie et une aberration économique. François Hollande pouvait refuser ce traité, mais il l’a fait ratifier.hollande-Ayraut.jpg

Pourquoi l’austérité ne fonctionne pas A partir du moment où on se place dans ce cadre-là, eh bien, c’est foutu. François Hollande ne peut pas recourir au déficit budgétaire à court terme, comme l’ont fait les Chinois, les Américains et bien d’autres, pour soutenir l’activité dans un premier temps, en attendant de faire des réformes structurelles à plus long terme. Pas question pour lui non plus de désobéir aux règles économiques en faisant financer la dette publique par des banques publiques. Il ne peut ni régler le problème de la croissance et de l’emploi, ni régler le problème des finances publiques: il va à la catastrophe. Economistes, FMI, OCDE, tout le monde le dit : si des pays formant un ensemble sont plongés dans un ralentissement économique et sont victimes d’un excès de dette publique, ils n’ont pas intérêt à utiliser tous l’assomoir de l’austérité, sauf à prendre le risque d’entrer dans un processus de dépression.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 13:08

Mon combat politique ?

Je suis élu local depuis longtemps. J’ai été maire 28 ans, vice-président d’agglomération, président de divers syndicats intercommunaux. Les mesures et réalisations que j’ai engagées toutes ces  années ont aussi une valeur nationale et européenne et pas seulement locale. Elles forment un tout, car la politique au sens noble du terme, c’est d’abord un projet de société qui fonde sa raison d’être au service de l’humain d’abord ! Je reste porteur de ce combat politique avant tout et en dehors des chapelles politiques partisanes, des ambitions personnelles ou des opportunismes d’intérêts.

Mon  combat politique, est de chasser la finance et les multinationales des biens publics qui relèvent de l’intérêt général, parfois de la vie humaine. Il faut que le peuple se réapproprie ces biens communs et les gère dans l’intérêt de tous. Or la finance et les multinationales gouvernent en Europe, grâce à leurs puissants réseaux et lobbies, elles y font la pluie et le beau temps et vont à rebours de cette logique ! Hollande qui en avait fait ses ennemis, a comme la plupart des dirigeants socialistes solfériniens trahit ceux qui l’ont porté au pouvoir. 

En 2014, l’élection politique fondamentale, c’est l’élection européenne. C’est le moment de donner  son avis sur le garrot qui est en train de  nous étrangler. Que le Maire et sa majorité à Petit Couronne nous explique qu’il accepte les politiques d’austérité qui viennent du gouvernement (via un dictat européen) et qui se répercutent sur les collectivités, cela démontre que l’élection municipale est fondamentalement politique.

Il s’agit bien en Mars prochain, d’élire des conseillers municipaux qui feront des communes des lieux de résistance et de combat contre l’austérité. (J’y reviendrai dans mes prochains articles)DSCN8846

Tous les jours des fermetures d’usines, des délocalisations, tous les jours des Etats soumis aux rapaces de la finance, au tout puissant marché, tous les jours des réformes qu’on dit structurelles mais qui déstructurent les services publics. Tous les jours plus de pauvres, plus de femmes et d’hommes vivant dans la rue.

Aujourd’hui, la xénophobie, la haine montent de toutes parts ! L’accumulation des réformes structurelles partout en Europe, imposées par la Commission Européenne, tue l’Etat social, laissant chacun seul face à l’ogre qu’est le marché ! Le dumping fiscal et social, savamment orchestré par la libre circulation des capitaux achève le modèle social européen en  favorisant les délocalisations !
"L'alternative à l'austérité c'est possible"place au peuble

La Banque centrale européenne mène une politique de maîtrise de l’inflation, d’euro fort et depuis peu accorde aux banques des liquidités. L’inflation permettrait de résorber une partie de la dette des Etats, ce à quoi la BCE se refuse. Elle soutient donc l’idée qu’il faille des réformes structurelles et l’austérité pour réduire sa dette ! 

Actuellement, le but des politiques est de trouver l’accord le plus favorable à la finance, pour « calmer » les marchés comme disent les belles personnes.

D’ailleurs, ils ne se sont pas privés de spéculer sur l’euro, ni sur les dettes (en jouant sur les titres obligataires) de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie et du Portugal…Ils ont même réussi à imposer directement leur volonté via la troïka qui regroupe la Commission européenne, la BCE et le FMI. Au menu pour la Grèce, réformes structurelles, austérité et privatisations. Pour Chypre, la taxation des dépôts bancaires en-deçà de 100 000 euros est maintenant une réalité pour 2015!
Avec le traité Merkozy, la finance a réussi son dernier pari.

La Commission européenne pourra émettre un avis, qui sonnera comme un impératif, sur les projets de budgets nationaux. La réduction des déficits et les réformes structurelles seront au menu et seront la contrepartie de la validation des budgets. Nous venons de le voir pour le budget 2014  et allons le subir sur les 2 ans à venir! En clair, la crise est le merveilleux moyen pour la finance d’achever son projet de destruction de l’Etat et d’enrichissement aux dépens des peuples !The-babysitter sarko angéla
La conséquence pour les Etats européens est claire : abolition des tarifs douaniers, abaissement drastique des normes sociales et écologiques… En français ça donne du poulet au chlore et du bœuf aux hormones dans nos assiettes et des salariés sous payés et toujours plus précarisés !
Nous devons être des objecteurs de conscience ! Des gardes fous du Bien commun !
Il faut révolutionner l’Union européenne ! En désobéissant aux traités! En proposant de développer une autre économie, au service des humains et non l’inverse.  En proposant la fin de l’indépendance de la BCE et un changement clair d’orientation monétaire ! En promouvant le protectionnisme solidaire et l’idée d’une planification écologique européenne.

 

Voilà le combat politique  que je compte mener en 2014, en étant présent et actif, là où je serai le plus utile, notamment sur le plan local.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:33

L'accord  survenu dans la nuit de jeud19 au vendredi 20 décembre mettra en réalité en place un dispositif sans solidarité européenne et où les citoyens paieront encore. La supervision des 130 banques européennes est transférée des autorités de régulation nationales à la Banque centrale européenne. L'argument justifiant cette mesure est que les régulateurs nationaux ont échoué dans leur mission, en témoigneraient les exemples grecs, espagnols ou irlandais.

place au peubleUn tel saut fédéral fera l'objet d'un vote au Parlement européen et d'un traité intergouvernemental entre les 18 pays de la zone euro et les autres Etats volontaires.

Peut-être des lois bancaires nationales séparant strictement les activités de dépôts de la spéculation et protégeant les épargnants du sauvetage des banques auraient permis à la fois de résoudre la question et de ne pas enlever aux Etats une compétence importante.

Mais le cadeau empoisonné vient du mécanisme de sauvetage des banques en difficulté.visage-europe.jpg

Une instance de résolution, composée des Etats membres décidera, avec l'approbation de la Commission européenne, de la liquidation (la mise en faillite) ou de la recapitalisation (le sauvetage) de la banque. Alors, seront mis à contribution les actionnaires de la banque, les détenteurs de dettes obligataires (les créanciers) et les épargnants de plus de 100 000 euros à hauteur de 8% maximum des dettes. Si cela ne suffit pas, un fonds de résolution européen paiera 5% de la dette de la banque. Ainsi les actionnaires, les créanciers, les gros épargnants et le fonds de résolution rembourseront seulement 13% de la dette d'une banque. Au-dessus, ce seront les contribuables qui paieront ! C'est très loin de l'objectif de ne plus faire payer les citoyens !

Pire encore ! Le fonds de résolution européen, alimenté par les banques et qui financera les pertes bancaires, sera doté à terme de seulement 60 milliards d'euros en 2026. En attendant cette date ce sera l'utilisation du Mécanisme de solidarité européenne (MES) pour aider les banques en difficulté. Mais, les Etats devront garantir le remboursement de leurs emprunts auprès du MES. On sent venir les réformes structurelles exigeant des cures d'austérité à tout-va en cas de nouvelle crise financière en Europe.

Quelle vraie solidarité européenne ?

Avec cet accord, il devient évident que les néo-libéraux et les conservateurs allemands ne souhaitent ni de solidarité européenne, ni que les banques, les actionnaires et les créanciers paient vraiment pour les défaillances des banques.

La seule solidarité européenne possible, qui assure que ni les Etats, ni les peuples ne paient pour les défaillances du secteur bancaire est un plan de nationalisation des principales banques de dépôt européennes. C'est aussi un moyen pour que la finance serve l'économie réelle avant tout, et que les crédits aux entreprises et aux ménages repartent.

 

 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 00:43

Après la vente à vil prix par l'Etat du réseau autoroutier français, qui a débuté en 2002 et s'est achevée en 2006, après la prorogation d'un an des concessions en 2011 sous un prétexte environnemental, le gouvernement Ayrault entend finaliser son plan de relance autoroutier en prolongeant une nouvelle fois, de trois ans, la durée d'exploitation de nos autoroutes par leurs actuels concessionnaires. Il reporte ainsi à 2033 en moyenne la fin des concessions dont disposent les groupes Vinci, Eiffage et Albertis. 
En contrepartie, ceux-là devraient prendre à leur charge une vingtaine de projets d'aménagement de sections autoroutières autour de grandes villes, de liaisons entre des autoroutes existantes, ou encore la mise aux normes de sections existantes. L'ensemble devrait représenter un montant de 3,7 milliards d'euros. autoroute image

Nous, élus soucieux des deniers publics mais aussi de la préservation du patrimoine national, ne pouvons accepter une nouvelle démission de la puissance publique alors que les groupes concessionnaires n'ont pas respecté leurs obligations. Un rapport, pour l'heure « officieux », commandé à deux hauts fonctionnaires, a alerté les pouvoirs publics sur cette situation ; pourtant, les bases de l'actuelle négociation restent inchangées, ne prenant pas en compte ces manquements des concessionnaires. De son côté, la Cour des comptes a dénoncé à de nombreuses reprises l'incapacité de l'Etat à imposer aux concessionnaires le respect de leurs obligations, constatant notamment des tarifs manipulés et une qualité des chaussées dégradée. 

Pourtant, les recettes générées par l'exploitation des concessions autoroutièresdonnent lieu chaque année à de très substantiels profits : plus de 2 milliards d'euros de bénéfices net pour un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros en 2012. 

C'est cet incroyable cadeau que s'apprête à renouveler l'Etat, au profit de ces grands groupes du secteur peu respectueux de leurs engagements. La quasi-totalité de leurs investissements passés sera intégralement remboursée dans les dix prochaines années. A l'horizon 2030, au rythme de l'évolution actuelle des tarifs et de la progression du trafic, chaque année d'exploitation devrait donc leur rapporter 10 milliards d'euros, et presque autant de bénéfices. 

Ce sont donc entre 5 et 7 milliards d'euros net d'impôt chaque année pour une période de trois années supplémentaires que l'Etat s'apprête à offrir, soit 18 milliards d'euros d'ici à vingt ans. Soit l'équivalent d'un enrichissement immédiat de 6 à 9 milliards d'euros pour les groupes propriétaires des concessions, et un appauvrissement du même ordre de l'Etat. 

Quel est donc cet Etat stratège qui organise son propre dépouillement : faire financer par d'autres 3,5 milliards d'euros d'investissements quand cela lui en coûte entre le double et le triple ? Nous, élus soucieux des deniers publics mais aussi de la préservation de l'indépendance nationale, sommes alarmés par l'ampleur de la dette dont souffre aujourd'hui la nation. Le poids de l'endettement de l'Etat lui interdit désormais d'affecter à l'investissement les économies budgétaires qu'il peut dégager. 

Beaucoup de pays dans le monde découvrent aujourd'hui que la privatisation partielle du service public de la route a souvent octroyé des rentes extravagantes aux grands groupes. Au prétexte que l'Etat doit se désendetter, il se prive de recettes précieuses ! 

La France peut et doit récupérer le contrôle et le bénéfice de ses infrastructures de transport. 

 

Cela sera bénéfique aux finances publiques et au pouvoir d'achat des automobilistes ; la seule conséquence négative se lira dans les résultats boursiers des grands groupes actuels.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 00:34

Voilà au moins une intervention d'un socialiste, suite à la visite  aux salariés de Petroplus Lundi 14 octobre que je partage totalement.

Gérard Filoche membre du Bureau national du PS

 

Quelques extraits de : Son intervention au Bureau National du Parti Socialiste mardi 15 octobre « le vote qui a eu lieu ce jour contre les retraites, il faut que je vous le dise avec mes mots. Franchement. C’est un vote de la honte pour notre parti »invitons-les-retraites-dans-les-regionales

 

Puis à propos de l'industrie il déclare: "On a, en France, 1000 entreprises de plus de 1000 qui font travailler 3,5 millions de salariés, et elles produisent 48 % du PIB. Tout dépend d‘elles. En dessous, PME PMI, c’est dépendance, sous-traitance et Cie ! La moitié des PME n’ont qu’un seul donneur d’ordre et on est souvent dans le règne des externalisations (des sortes de « délocalisations intérieures »)

Or ces entreprises, le cœur du patronat, ont un taux d’utilisation de leurs capacités productives (TUCP) de 70 %. Elles freinent leur production. Elles ne jouent pas le jeu. En pleine crise, elles sabotent. Elles pourraient produire plus puisque c’est la crise, mais elles refusent. Elles produisent moins pour gagner plus. Elles s’auto limitent et préfèrent spéculer que d’embaucher. Et elles prétendent que les salariés doivent travailler plus en gagnant moins. C’est un problème car on donne 20 milliards aux patrons qui encaissent mais trichent, ils nous roulent. 70 % c’est le chiffre qui indique la cote réelle d’amour du patronat pour la gauche au pouvoir : il nous savonne la planche quoi que nous fassions pour lui. Même si on lui donne le CICE, l’ANI, le travail le dimanche, la casse de l’inspection du travail, le refus d’amnistie des syndicalistes, le Medef ne nous renvoie pas l’ascenseur. On lui donne le doigt, il prend la main, on lui donne la main, il prend le bras. On lui donne le bras, il veut nous avaler tout cru. Comment faire du « redressement productif » avec ça ? avec 30 % de capacités de production disponibles mais inutilisées ?

 

La question de G Filloche: « est ce que nous avons le salariat avec nous ? » en s'adressant à Montebourg

 

Parce que du « redressement productif » sans avoir le salariat mobilisé à nos côtés, il n’y a aucune chance de réussir. C’est le salariat qui produit les richesses de ce pays. Et pour redresser la production il vaut mieux avoir un salariat motivé, c’est à dire bien formé, bien traité, bien payé. Pas un salariat flexibilisé, précarisé, sous payé. Là il y a un gros problème, car si on cherche a savoir l’état d’esprit du salariat, il nous est de moins en moins favorable. Après avoir voté massivement pour nous, sa motivation baisse considérablement. Chacun peut le percevoir, surtout ceux qui vont dans les entreprises où distribuer un tract sur les marchés.

 

Les patrons ne jouent pas le jeu ni des salaires ni de l’emploi. Quiconque voyage, de Guéret à Strasbourg, de Quimper à Vierzon, de Lyon à Clermont-Ferrand, de Toulouse à Romans, n’entend parler que de plans sociaux, de licenciements, de fermetures, de chômage. Visiblement l’ANI devenu loi du 14 juin ne « sécurise » pas l’emploi contrairement à son intitulé.

 

Nous sommés allés hier matin avec Marie Noëlle Lienemann a Petroplus, IMG 1828nous n’avons pas entendu le même son cloche que ce que vient de nous dire Arnaud. Il dit « c’est pas rentable, il faudrait un demi milliard », nous avons été informé de repreneurs qui donnaient des garanties solides, et nous savons que cela veut dire, sinon,  500 emplois perdus et 4000 autres induits. . Car la filière raffinerie est sacrifiée, ce qui est grave pour la France ! Ca ne doit pas être M. de Margerie qui dirige la France, en décidant d’ouvrir une raffinerie trois fois plus grande à Dubaï. Pétroplus meurt au lieu d’être nationalisée, et résultat on importe 40 % de bitume a prix plus couteux, 400 000 emplois sont menacés dans cette grande filière par entraînement.

 

Quand à l’automobile ce « bijou » qu’on sauve et modernise selon Arnaud, est ce que PSA ne se moque pas ? Ils ont distribué 6 milliards de dividendes : 2,1 milliards aux actionnaires et 2,8 à la seule famille Peugeot, ca représente les 8000 emplois qu’ils suppriment payées 3150 euros pendant 20 ans… Ils vont encaisser le CICE et d’autres aides ?

 

Le chômage est toujours de 5 millions, il y a toujours 10 millions de pauvres. Et les brillantes perspectives d’avenir industrielles tracées par Arnaud ne changent rien au quotidien de misère de nos électeurs. Alors à Brignoles, le sens du vote est clair après 8 élections partielles du même genre. Il y a deux camps, droite et gauche. Il n’y a pas pas de glissement de gauche a droite. La droite, c’est son problème, c’est que son électorat glisse de l’UMP au FN. Et à gauche notre problème c’est que notre électorat s’abstient par dépit, et pour nous sanctionner. Car c’est de cela qu’il s’agit et cela sera terrible aux municipales et aux européennes si on ne corrige pas.

 

Et le vote qui a eu lieu ce jour contre les retraites, il faut que je vous le dise avec mes mots. Franchement. C’est un vote de la honte pour notre parti collectivement. On n’a pas été élus pour ça.

 

J’ai essayé de le dire aux députés : « Courage ! Ne faites pas ça ! Ne votez pas ça ! » J’étais sur la place de la Concorde tout à l’heure, quatre syndicats, majoritaires dans notre pays manifestaient. Jean-Claude Mailly a cité Pierre Mauroy qui disait « la retraite à 60 ans, c’est l’histoire, on ne peut pas effacer l’histoire ». Le vote à l’Assemblée ce jour, s’il est confirmé en dernière lecture en décembre, effacera 30 ans d’histoire de notre parti pour la retraite à 60 ans.IMG 1721

 

Vous vous rendez compte qu’il s’agit de passer, dans la réalité, à la retraite effective à 66 ans, c’est ce qu’a expliqué notre gouvernement dans sa missive à Bruxelles la semaine dernière, elle a été publiée dans Le Monde. 66 ans ! Vous vous rendez compte aussi qu’il s’agit de prélever 2,7 milliards sur les petites retraites ! 2,7 milliards. On a renoncé à taxer l’EBE de 2,5 milliards lundi et mardi on a voté de taxer les pauvres retraites de 2,7 milliards ! La France est riche, les 500 familles ont 16 % du Pib, 330 milliards plus que le budget de l’état. La France n’a jamais été aussi riche. 90 % de la « dette » ne provient pas de nos caisses sociales ni de nos retraites. ON a le taux d’ épargne le plus élevé au monde. Alors où on va, là ? Le minimum vieillesse est préservé, mais au-dessus, ceux qui sont à 50 euros de plus vont les perdre, ceux qui sont à 800, 900 euros vont perdre 3, 4 voire 5 %. C’est une honte. Il y aura la hausse de TVA en plus en janvier. Ne croyez pas que ça ne va pas se voir. Je répète : ça sera gravé, indélébile ! et merci à Dominique Chauvel seule député PS de Seine Maritime à ne pas avoir voté cette contre réforme des retraites.

 

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 17:48

Passe d’arme entre l’état et les salariés de Petroplus en deux jours.

Hier après-midi à la suite d’une réunion avec la CGT, le préfet de région a déclaré à la presse « Petroplus stop » il n’y a pas de repreneur.

Ce matin, la réponse ne sait pas fait attendre, la CGT a tenu une conférence de presse et une assemblée générale du personnel avec 4 repreneurs potentiels. Un Libyen, un Iranien, un Suisse, un Angolais.  J’étais présent à cette réunion comme élu PG de Petit couronne, au côté de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Thierry Foucault vice-président du Senat et de nombreux autres élus.6160503532 afb2618c7c s

Pour P Laurent, la déclaration du Préfet est  scandaleuse.Nouvelle-image-petroplus.JPG

Nous voyons dans celle-ci la position de l’état. Cette déclaration constitue un reniement total des promesses faites par F Hollande ici pendant la campagne présidentielle, elle entérine l’abandon par l’état de la sauvegarde de l’industrie pétrolière en France, elle tourne le dos à toutes politiques d’ouvertures et collaboration avec les pays émergents producteur de pétrole, qui veulent investir chez nous.

Cette déclaration éclaire au moins sur une chose, le gouvernement n’entend pas installés de producteurs qui pourraient concurrencer  les majors du Pétrole (Total, Shell) qui pourront ainsi importer les produits finis de leurs raffineries installés au moyen orient et en Asie.

Un site rentable et à sauvegarder.

 

Une autre chose est claire, il y a 4 repreneurs qui ont du pétrole, des moyens financiers et techniques et qui veulent sauver la raffinerie, qui pour eux est rentable. Le gouvernement ne fait rien pour les aider, au contraire. Voilà pourquoi pour ma part je continu de soutenir cette lutte, car elle est d’intérêt national.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 01:30

Allemagne :  La politique libérale la plus dure est encouragée.

Le résultat de l’élection allemande est un évènement dont l’onde va traverser toute l’Union européenne. Les salariés allemands doivent admettre que la retraite à 70 ans c’est raisonnable, qu'un euro pour une heure de job c’est peut-être trop, et ainsi de suite. On n’a donc pas fini d’entendre les perroquets médiatiques nous répéter la chanson du « modèle allemand ».

Après tout, si le peuple l’a voulu que dire de plus ? The-babysitter sarko angéla

Pourtant, cette politique prépare un désastre dans la civilisation européenne. Il encourage les Allemands à croire que les millions d’Européens déjà soumis au talon de fer de la politique imposée par leur pays vont continuer à subir.

C’est un vote égoïste. Le « modèle allemand » de madame Merkel, par définition, n’est pas généralisable puisqu’il repose sur le dumping social et l’exportation de produits qui éliminent la production des autres. Le « modèle allemand » consiste ainsi à pressurer tous les peuples d’Europe, en sorte que la finance collecte les gros dividendes pour payer les retraites par capitalisation des vieux Allemands de la classe moyenne supérieure. Le vote de ce dimanche n’est donc pas un vote bon pour l’Europe.

D’abord parce qu’il encourage une politique nationale qui nuit profondément aux peuples qui la constituent, au seul profit d’un seul d’entre eux. Ensuite parce qu’il encourage l’arrogance nationale de gouvernants persuadés qu’ils sont un modèle pour les autres et détiennent une vérité que les autres doivent admettre ou bien être fessés.

Les chefs allemands de la droite, qui parlaient déjà fort mal aux Européens, ne vont plus se retenir. Enfin, parce que cette politique conduit l’Union européenne à l’explosion sociale et politique et, d’ici peu, à une vague nationaliste.

Pourtant cette élection allemande, permet une autre majorité.

Il y a une majorité de sièges à la chambre entre les Verts, le SPD, et Die linke. Mais qui y pense ? Il y a une majorité absolue de députés SPD-Verts-Die Linke au Bundestag, et il y a une majorité SPD-Verts-Die Linke au Bundesrat (la deuxième chambre, composée de délégués des gouvernements des Länder). Pourtant il n’y aura pas de coalition, car le contenu politique de la plateforme des Verts et du SPD n’envisage ni le dépassement du capitalisme ni même celui des fondamentaux du libéralisme !

Ainsi on ne peut dissocier la force de la droite en Allemagne de ce qu’est devenu le parti social-démocrate. 

Le fond de l’affaire est que le comportement, les paroles, le programme, la doctrine du SPD font reculer les idées de gauche en Allemagne. Car qu’est-ce que la gauche quand c’est juste une variante compassionnelle de la politique de droite ? Nous commençons à en voir les effets en France avec la rigueur « juste » des Ayrault et Hollande, leurs calinettes avec le MEDEF et ainsi de suite. Comment une conscience de gauche peut-elle se construire dans un tel environnement ?

L’évènement allemand de ce weekend end est une très mauvaise nouvelle pour les salariés en Europe. C’est aussi une mauvaise nouvelle pour la France, dorénavant dominée par un voisin arrogant dont l’égoïsme national est devenu la rente électorale de ses dirigeants. C’est une mauvaise nouvelle pour la gauche, qui est une fois de plus crucifiée dans l’impuissance par les enfumages du social-libéralisme. Les gens vont souffrir davantage. Pour rien. Car rien de tout cela ne va ailleurs que dans le mur. 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:37

Hollande : la tentation du zapping

Ce soir, François Hollande a laborieusement commenté la déroute diplomatique de la France en Syrie. Porte-voix de la position Nord-américaine en Europe, il a refait l’histoire en mettant les résultats de la diplomatie Russe au crédit des menaces d’attaques proférées hors de tout droit international. La réalité c’est que si François Hollande peut aujourd’hui évoquer la possibilité d’une « solution politique à la crise syrienne » c’est en en dépit de ses déclarations hasardeuses, dangereuses et atlantistes. Pathétique pour la France.

Sur le reste, François Hollande a tenté de s’en sortir en joueur de bonneteau qu’il est. A coup de promesses et de blabla techniques sur les impôts, il n’a pu camoufler l’augmentation de la TVA et plus généralement la cure d’austérité aggravée qui attend les français. A l’horizon également des reculs sur les promesses faites aux à EE-Les Verts en matière de transition énergétique. Ces derniers se contenteront-ils d’un crédit d’impôts éculé pour la rénovation thermique ?

Evoquant l’extrême-droite en fin d’interview, il n’a malheureusement pas eu à répondre sur les responsabilités de sa politique dans la progression de celle-ci.

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