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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:54

Au moment ou la cgt sort son communiqué pour bien préciser qu'il y a des repreneurs, que moi même j'ai assisté avec le syndicat au dépot de la pétition pour sauver le site, que le secrétaire de la préfecture à confirmer qu'il y avait bien 1 dossier de déposer , le Maire de Petit Couronne qui dit défendre le site déclare avec l'ensemble de sa majorité socialiste au conseil municipal dans leur libre expression " force est de constater qu'à ce jour, aucun dossier de reprise n'a été déposé auprés de la liquidatrice, puis poursuit "malgrés des effets d'annonce dans la presse"qu'il n'y a pas de repreneur "

il est vrai que depuis des mois, il n'a pas mis le pieds à l'assemblée générale du personnel, pour quelqu'un qui dit soutenir la reprise du site, les salariés jugeront.

Nouvelle AG demain avec rassemblement des luttes et barbecue à 12H30 venez nombreux devant la raffinerie.


COMMUNIQUE DE PRESSE de la CGT

Lettre ouverte au Gouvernement

Comment expliquer la position actuelle du Gouvernement sur le dossier de la Raffinerie de Petit-Couronne ?

Le Président actuel est-il celui qui nous avait dit pendant la campagne électorale « Moi, Président, l’avenir de la raffinerie sera l’une de mes priorités » ?

Pourquoi, après tant de promesses, le Gouvernement abandonne-t-il l’avenir de notre raffinerie, de nos emplois, du raffinage en France, de l’indépendance énergétique et industrielle du pays ?

 Pour nos camarades de Florange, ils avaient dit « L’Etat n’a pas pour vocation de se substituer à un repreneur et donc, pas de repreneur pas d’avenir » mais ici, pourquoi nos dirigeants et tous ceux qui sont « aux ordres » dépensent-ils autant d’énergie pour dire qu’il n’y a pas de candidats repreneurs ? Nous, nous savons que l’on peut perdre mais quand on voit la hargne mise par nos ennemis pour nous tuer, on se dit que certains craignent vraiment une victoire pour le site.IMG 1830

Ce qui se dit dans de nombreux pays producteurs c’est que jamais l’Etat Français n’a eu l’intention de céder la raffinerie à une société d’un pays émergent, qu’un groupe pétrolier était derrière ce blocage et que ce groupe risquait d’avoir de gros problèmes dans ces pays-là.

 Maintenant, qui sont ces candidats ou non candidats à la reprise du site ?

La société MURZUQ OIL société libyenne

Cette société a énormément renforcé son offre avec le contrat signé avec les coréens de Hyundai pour assurer les travaux de remise en état et d’investissement du site, en s’assurant une équipe dirigeante solide et des contrats de brut conformes aux besoins de la raffinerie. Elle peut assurer la vente autant en produits finis qu’en brut. Ses points positifs supplémentaires : Permettre des échanges économiques et industriels entre la France et la Libye et entre nos raffineries ; Développer le site en nombre d’emplois directs et indirects ; Considérer les salariés comme des partenaires et non des subalternes en offrant 5% du capital et 2 postes au Conseil d’Administration. Proposition faite à l’Etat Français d’entrer au capital de manière minoritaire comme le Gouvernement le promet depuis le début via la BPI et 1 membre technique au Conseil d’Administration. Aujourd’hui, (comme pour les autres repreneurs) retard dû à la demande supplémentaire d’ajouter plus de 30 Millions d’Euros au dossier (retard d’un mois). Pourquoi ? Pour qui ? Nous avons demandé aux Ministères d’intervenir sans réponse de leur part.

 Dossiers Iraniens

Plusieurs sociétés iraniennes nous ont confirmé être toujours intéressés pour reprendre la raffinerie en l’état et assurer les travaux nécessaires( phrase « si nous avons l’autorisation, nous déposons le dossier directement »). De ce coté-là, il y a le pétrole (et le meilleur), les fonds et la capacité industrielle. Mais, pour l’instant, la réponse de l’Etat reste toujours la même : PAS DE REPRENEUR IRANIEN. C’est d’ailleurs la même réponse qui pose de gros problèmes pour les sociétés qui travaillaient jusque-là en Iran et qui perdent non seulement des millions mais aussi de nombreux emplois : Renault, PSA ou Doux

 Un repreneur Sub saharien

Ce dossier comporte des avances d’argent importants (en milliards), un accès aux bruts de certains pays d’Afrique noire et une société technique belge pour assurer les travaux avant redémarrage. Actuellement, blocage sur un point, car même s’ils ont validé un montant approximatif des travaux sur la base de nos discussions, les ingénieurs de la société belge n’ont toujours pas eu l’autorisation de faire une visite technique sur le site.Comment devons-nous faire pour avancer ? Nous exigeons que cette visite soit acceptée au plus vite

 Autres candidats

Certains anciens candidats nous ont recontactés soit en disant vouloir déposer une offre soit en déclarant  rejoindre un dossier existant

 Pour nous, le problème n’est pas qu’il n’y a pas de candidats à la reprise mais que rien n’est fait pour nous aider à maintenir une activité de raffinage sur le site. Si rien n’est fait pour que le raffinage à Petit-Couronne reprenne, nous publierons les documents permettant à la population de voir ce qui n’est pas recevable pour notre pays.

A-t-on dit aux contribuables que le choix est entre

Soit sauver le site, ses emplois et les emplois directs et indirects, les commerces etc (plus de 4000 emplois), permettre à l’industrie dont le fonctionnement est lié à l’existence de raffineries de continuer d’exister en France (Pétrochimie, plasturgie…), importer moins de produits finisphoto Petro+ armada

Soit perdre les emplois, augmenter les impôts locaux, faire payer aux contribuables environ 200 millions pour la dépollution, importer encore plus de produits finis (dont les 40% des besoins en bitume que nous fabriquions ici. Le fait d’importer amène un surcout important aux collectivités locales)

Nous n’acceptons pas les pseudos montages pour donner un autre avenir au site. Cela est de la poudre aux yeux comme pour nos camarades de Florange.

 Petit-Couronne sera-t-il une nouvelle défaite de la relance industrielle dans notre pays.

Il y a des repreneurs possibles et la relance coutera nettement moins chère à la collectivité que de vouloir fermer le site.

Alors, du courage et de l’action au lieu de ce silence radio imposé par les dirigeants depuis plusieurs mois.

La reprise industrielle du site est et restera notre priorité

Pour les Petroplus en lutte

 Yvon SCORNET

 

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 23:27

Sans la raffinerie, Quel avenir pour Petit Couronne , quel cadre administratif et expression citoyenne possible?

« Vivre et travailler au pays ». La raffinerie représente cela pour de nombreuses familles Couronnaises. Elle est celle qui a permis le développement économique, un tissus industriel de PME, le développement de nombreux équipements publics, de multiplier les emplois au pays, de vivre dans un cadre de vie agréable, diversifié et accessible à tous.IMG 1699

Si la promesse de sauvegarder la raffinerie semble être abandonnée au sommet de l’état et par de nombreux élus locaux, d’autres, poursuivent le combat !

Parce qu’il nous semble invraisemblable, incongru de fermer une usine qui produit  l’énergie nécessaire à l’indépendance du pays, qui est compétitive et le sera plus encore si le gouvernement crée les conditions d’exploitation dans le cadre d’une concurrence loyale et régulée. Les salariés luttent pour trouver un repreneur. C'est un combat pour l'intérêt général, pour notre région, notre territoire, pour le pays, pour l'Europe.

Aujourd'hui, il faut arrêter de servir un système qui se détruit, qui nous détruit : « la finance internationale ».  Et nous souhaitons gagner, pas uniquement pour nous, mais pour l'ensemble de la société, pour l'ensemble des humains et des ouvriers que nous sommes. Aujourd’hui, l’oppresseur est mondialisé, il se joue des états et des démocraties qui trop souvent capitulent. Combattez, Luttez ! Ne laissez pas faire cette oligarchie dominante qui essaie de nous mettre à terre ! Et tous ensemble, nous allons montrer qu'un autre modèle, qu’une autre vie est possible  et que la finance internationale ne passera pas au détriment de l’intérêt des citoyens que nous sommes. .

Mars 2014, faire des communes, des bastions de résistance à l’austérité et à l’exigence démocratique.place au peuble

Demain, l’état par simple décret peut créer une Métropole à Rouen, avec l’essentiel des pouvoirs et moyens d’actions des communes et départements qui y seront transférés, sans que les citoyens que nous sommes puissent dire leurs volontés. Sénateurs et députés socialistes ayant refusé l’amendement proposé pour les élus du Front de Gauche de soumettre  à référendum citoyen une telle décision.

L’avenir de Petit Couronne est  compromis comme les autres communes par la création d’une Métropole et le devenir d’un tiers de son territoire occupé par la raffinerie, en cas d’arrêt définitif l’usage possible des terrains va se heurter à de fortes contraintes environnementales. Dans les deux cas, ses moyens d’agir seront considérablement affaiblis. D’autant, que sa situation actuelle a été fortement dégradée par des dépenses courantes de fonctionnement plus importantes que les recettes et malgré une hausse des impôts fonciers et coût des services en forte hausse. (voir page 4 fiscalité)

Ajoutons à cela un très faible autofinancement, qui a conduit  à brader du patrimoine immobilier et foncier pour pallier les investissements de gros entretiens indispensables. Heureusement que les gestions précédentes avaient créés toutes ses richesses, qui produisent aussi de la ressource fiscale annuelle. Le malheur étant que vendre du patrimoine sans qu’il serve à la création de nouvelles ressources courantes, aggrave la situation et hypothèque un peu plus les possibilités de relance et d’emprunts.

Nous reviendrons sur toutes ces questions dans nos prochains journaux, mais vous avez aussi la parole, n’hésitez pas à nous écrire ou à vous exprimer sur notre blog « www. Regardsurpetitcouronne.fr »

 

 

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 19:25

Petit Couronne, place du Marché sous les eaux. Comment cela a-t-il pu se produire ?

Gros orage vers 6h du matin mercredi 7 Août : depuis plus de 10 ans la place du marché en centre-ville n’avait pas connu une telle inondation.2013-08-07---Petit-Couronne---Innondations-apr-s-l-orage--3.JPG2013-08-07---Petit-Couronne---Innondations-apr-s-l-orage--4.JPG

La violence de l’orage en est la cause principale, entrainant depuis la forêt via la rue de la Pierre d’état des torrents de détritus, branchages, herbes et terres, d’autant que les fossés qui bordent la voirie ne reçoivent pas l’entretien minimum permettant de bien canaliser l’écoulement des eaux.  A cela s’ajoutent les copeaux et paillasses diverses des parterres et jardinières qui bordent la rue et la place du marché, mais encore l’absence depuis plusieurs semaines, du passage de la balayeuse.  (Les effectifs opérationnels du service technique étant de plus en plus restreints).

Tout était réuni pour obstruer les bouches et canalisations menant au déversoir  d’orage.2013-08-07---Petit-Couronne---Innondations-apr-s-l-orage--9.JPG2013-08-07---Petit-Couronne---Innondations-apr-s-l-orage--7.JPG

Malheureusement, certains riverains et propriétaires de voitures ont subi les conséquences de cette intempérie. 

Dans une telle situation qui est responsable des dégâts ?

Difficile d’établir les responsabilités, quand la quantité et la violence de l’eau déversées dépassent peut être les calculs les plus pessimistes, difficile de mettre en cause leurs conceptions.

La CREA est en charge de l’assainissement et elle a investi  beaucoup depuis 10 ans en installant des bassins de rétention d’eau, rue Pierre d’état, (en bas de la rue Pierre et Marie Curie) et un grand réservoir souterrain face à la Poste. Les études faites il y a plus de 10 ans avaient également préconisé de ralentir la descente des eaux de pluies depuis la rue du Pommeret. L’entretien de ces ouvrages est régulièrement fait par les services de la CREA.

La ville reste responsable de l’entretien des caniveaux et donc de tout ce qui pourrait venir perturber l’ouverture de bouches d’égout. 

 

Un vrai casse-tête pour tous ceux qui ont subi des dégâts avec leurs assurances !

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 23:31

Les mauvais coups de l’été.

Electricité, livret A, contraventions… tout ce qui change au 1er août.

 

Electricité : Le 1er août est chaque année une date fatidique pour les consommateurs qui voient le plus souvent leurs factures flamber. Les tarifs EDF augmentent de 5%, tandis que le taux de rémunération du Livret A plonge à 1,25%.

A Petit Couronne, un peu plus à payer, pourquoi ?

Le Maire en a rajouté en faisant voter par sa majorité municipale une hausse de la taxe communale qui passe de 8 à 8.12% en 2013, ce qui a un effet cumulatif.

Les hausses vont se poursuivent.aubry hollande même piéce

Quelques clients épargnés : ceux disposant de contrats de petite puissance, et ceux qui bénéficieront d’une réduction de l’abonnement qu’ils payent à EDF.

Cependant, le gouvernement a d’ores et déjà annoncé une nouvelle hausse de 5% au 1er août 2014 et ensuite ?

Livret A

Depuis le 1 août, le taux de rémunération du Livret A passe de 1,75 à 1,25%. Il en sera de même pour les livrets Bleu et le Livret de développement durable (LDD). Le taux du compte épargne logement chute lui à 0,75%. Rappelons que ce placement concerne pour l’essentiel les foyers a revenu modeste.(63,3 millions de livret avec un encourt moyen de 3795 euros)

Contraventions en Europe.

Changement de taille ce 1er août : Finie l’impunité pour les automobilistes français qui ne respectent pas le code de la route durant leurs vacances dans la péninsule ibérique. Les PV prennent désormais une dimension européenne et il faudra s’acquitter des amendes. (d’excès de vitesse, de passage au feu rouge ou de taux d’alcoolémie dépassé).

Gaz

Après les hausses spectaculaires, plus de 30%, bonne nouvelle, la facture de gaz va baisser de 0,45% en moyenne, mais cette mesure aura surtout une incidence pour les professionnels.

 

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 22:59

4 août 1789

Abolition des privilèges et des droits féodaux


Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux et de divers privilèges.

Ce moment de grande ferveur nationale s'inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française.

Fabienne Manière

La Grande Peur

L'abolition des privilèges est la conséquence inopinée de la prise de la Bastille. Dans les semaines qui suivent celle-ci, les paysans s'émeuvent. Ils craignent une réaction nobiliaire comme il s'en est déjà produit dans les décennies antérieures, avec la réactivation de vieux droits féodaux tombés en désuétude.

Une Grande Peur se répand dans les campagnes. En de nombreux endroits, les paysans s'arment sur la foi de rumeurs qui font état d'attaques de brigands ou de gens d'armes à la solde des «aristocrates». Le tocsin sonne aux églises des villages, propageant la panique.

Chauffés à blanc, les paysans en viennent à se jeter sur les châteaux des seigneurs honnis... tout en proclamant leur fidélité à la personne du roi. Ils brûlent les archives, en particulier les «terriers» qui fixent les droits et les propriétés seigneuriales. Parfois ils maltraitent, violent et tuent les «hobereaux» et leur famille.

Ces soulèvements inquiètent les privilégiés, au premier rang desquels les députés qui siègent à Versailles. À la différence des bourgeois, qui en appellent à la répression, les nobles, plus au courant de la situation, préfèrent l'apaisement. «Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête, s'exclame à l'Assemblée le duc d'Aiguillon, l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime».

Une décision soudaine

Le 3 août, une centaine de députés, ardents partisans de la Révolution, se concerte sur la stratégie à adopter. Plusieurs sont originaires de Bretagne. C'est le «Club breton» (futur club des Jacobins). Ils prennent en secret la résolution de détruire tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations. Il n'y a rien d'improvisé donc dans la séance qui va suivre...

Le lendemain soir, à huit heures, l'Assemblée, passablement troublée, se réunit et disserte sur les moyens de rétablir l'ordre. C'est alors qu'Armand-Désiré de Vignerod,duc d'Aiguillon (29 ans), qui compte parmi les chefs du Club breton, propose d'offrir aux paysans de racheter les droits seigneuriaux à des conditions modérées. Ce libéral est aussi la deuxième fortune de France après le roi.

Le vicomte de Noailles, un cadet de famille sans fortune, qui a participé à la guerre d'Amérique aux côtés de son beau-frère La Fayette, prend la parole à son tour et surenchérit. Il propose d'en finir avec les droits seigneuriaux, «restes odieux de la féodalité» selon ses termes. Il suggère rien moins que d'«abolir sans rachat» les corvées seigneuriales et autres servitudes personnelles.

L'objectif est de «faire tomber les armes des mains des paysans» selon le mot de l'historien Albert Mathiez. Mais le vicomte de Noailles s'exprime aussi au nom de ses convictions libérales, tout comme le duc d'Aiguillon et la plupart des autres aristocrates de l'Assemblée. Sa proposition déchaîne l'enthousiasme. Les nobles de l'Assemblée montent à tour de rôle à la tribune pour lui exprimer leur soutien. Les idées s'enchaînent à la volée. Le comte de Virieu propose ainsi de détruire les colombiers féodaux, dont les habitants se gavent de grain au détriment des paysans.

Le président Chapelier fait alors observer, non sans malice, qu'aucun membre du clergé ne s'est encore exprimé. L'évêque de Chartres monte à la tribune et propose l'abolition des droits de chasse, ce qui ne lui coûte rien mais pèse sur les nobles. Le duc du Châtelet dit à ses voisins : «L'évêque nous ôte la chasse ; je vais lui ôter ses dîmes». Et, montant à la tribune, il suggère que les dîmes en nature (impôts payés à l'Église par les paysans) soient converties en redevances pécunières rachetables à volonté.

Là-dessus, voilà que sont attaqués les privilèges des provinces. Le mot privilège vient du latin et désigne une «loi particulière» : il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières traditionnelles, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales.

Tout cela prend fin en cette nuit mémorable. Les représentants du Dauphiné, suivis par ceux de Bretagne et des autres pays d'État, provinces jouissant de privilèges, font don de ceux-ci à la Nation. Les représentants des villes font de même. Pour finir, un membre du Parlement de Paris proclame le renoncement à l'hérédité des offices (charges de magistrature).

Au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes. «Et le roi, messieurs, dit le marquis de Lally-Tollendal, fils de l'ancien gouverneur des Indes françaises, le roi qui nous a convoqués après une si longue interruption de deux siècles, n'aura-t-il pas sa récompense ?... Proclamons-le le restaurateur de la liberté française !».

Laissons à l'historien Jules Michelet le mot de la fin :

«La nuit était avancée. Il était deux heures. Elle emportait, cette nuit, l'immense et pénible songe des mille ans du Moyen Âge. L'aube qui commença bientôt était celle de la liberté.
Depuis cette merveilleuse nuit, plus de classes, des Français ; plus de provinces, une France.
Vive la France !»

Une application mesurée

Passé le moment d'euphorie, les députés prennent le temps de réfléchir. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte.

L'avocat Adrien Duport, ardent député, rédige le texte final. Il est voté et publié le 11 août au soir. Avec lui disparaissent à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres.

Certains autres droits féodaux, ceux pesant sur les terres comme les cens et leschamparts, devront toutefois être rachetés. À cette seule condition, les paysans pourront devenir propriétaires de plein droit de leurs terres.

Sitôt connue,  cette restriction suscite quelques désillusions dans les campagnes mais elle est abrogée quelques mois plus tard. L'ensemble des droits féodaux est irrévocablement aboli sans contrepartie ni exception par le décret du 25 août 1792, quelques jours après la chute de la monarchie.

Tous (ou presque) égaux

À la faveur de la grande séance parlementaire qui a vu disparaître d'un coup les distinctions de classe de même que les particularismes locaux, l'égalité de tous les citoyens devant la Loi devient la règle (aujourd'hui encore, elle est au coeur de tous les débats politiques). Les députés tirent les conséquences de leur vote en préparant une solennelle Déclaration des Droits en préambule à la future Constitution.

Ils font toutefois une exception au principe d'égalité en repoussant «l'abolition de l'esclavage des Nègres» dans les colonies, proposée par le duc François de la Rochefoucaud-Liancourt, adepte du progrès technique et de la philosophie des«Lumières».

Ce dernier, aristocrate éclairé, va tenter de suppléer à la ruine de nombreuses institutions caritatives de l'Église catholique, privées re revenus suite à la disparition des droits féodaux, en mettant en place un comité de mendicité. Mais ce comité ne résistera pas aux troubles de la Révolution, et à la fin de celle-ci, dix ans plus tard, les pauvres des campagnes et des villes auront vu leur condition se dégrader notablement.

A posteriori, la Nuit du 4 Août n'apparaît pas seulement comme une victoire de l'égalité civile. C'est aussi une avancée importante du centralisme administratif sur les us et coutumes locaux : en-dehors de la norme reconnue à Paris, il n'y a plus de légitimité.

On peut retenir cette conclusion d'Alexis de Tocqueville dans L'Ancien Régime et la Révolution : «Vous apercevez maintenant un pouvoir central immense qui a attiré et englouti dans son unité toutes les parcelles d'autorité et d'influence qui étaient auparavant dispersées dans une foule de pouvoirs secondaires, d'ordres, de classes, de professions, de familles et d'individus, et comme éparpillées dans tout le corps social».

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:22

Autoroutes: stop à la hausse des tarifs, retour dans le service public.

Seule une augmentation des tarifs autoroutiers pourrait compenser la hausse récente de 50% de la redevance domaniale, qui a

gonflé de quelque 100 millions d'euros cette taxe annuelle versée à l'État par les sociétés d'autoroutes, a déclaré le PDG de Vinci, Xavier Huillard.autoroute image

 

La Cour des comptes a dénoncé les augmentations importantes des péages autoroutiers, dues selon elle aux relations contractuelles déséquilibrées qu'entretient l'État avec les sociétés autoroutières depuis la privatisation en 2006. Remettre dans le domaine public les autoroutes, plutôt que de taxer toujours un peu plus les utilisateurs, nous semble la démarche à tenir, d’autant que certaines concessions arrivent à leur termes. Le gouvernement va-t-il s’attaquer à Vinci et autres consorts ? 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:10

A peine l'Accord ANI définitivement validé, une entreprise a aussitôt annoncé la fermeture de l'entreprise grâce à la procédure allégée de licenciements...

http://www.lamontagne.fr/photoSRC/bqViVeldaWelbKxCPNWs_pusXXdNGltxXD4uu1iw_sR0IkLcazbGupnwlQUaVQo_pWI48f0HY_sxYvETMFwM2diAkJo-_/la-monnerie-le-montel-greve-a-l-usine-elba-menacee-de-fermet_1202943.jpegExtrait de Médiapart.fr

Dans le Puy-de-Dôme, une salariée explique : « Si on m'avait expliqué ce que signifiait l'Ani, j'aurais été de toutes les manifestations comme pour les retraites en 2010. » Marie pleure en se mordant les doigts. Elle ne connaît « rien au droit du travail », n'a pas fait d'études. Lorsqu'au printemps dernier, les détracteurs de l'accord national interprofessionnel dit de « sécurisation de l'emploi » ont appelé les salariés à manifester dans toute la France contre ce texte qualifié de « casse sociale », cette ouvrière de la papeterie Elba à la Monnerie-Le-Montel dans le Puy-de-Dôme, ne s'est pas sentie « concernée ». Non syndiquée, en CDI depuis trente ans dans une entreprise en bonne santé, elle n'a pas jugé bon d'aller protester contre « ce cadeau de la gauche au Medef »...

 

 ...Ce n'est que ce lundi 8 juillet qu'elle a réalisé « la tragédie » que représente pour elle ce texte devenu loi le 14 juin dernier, après le feu vert du Conseil constitutionnel. Et notamment le décret qui bouleverse la donne en matière de licenciements économiques collectifs. Lorsque son patron, le groupe Hamelin, leader de la papeterie de qualité, a annoncé, à quinze jours des vacances, qu'il allait rayer de la carte dès le mois d'octobre leur usine ainsi que deux autres sites en France, à Troyes dans l'Aube et Villeurbanne dans le Rhône, soit deux cents emplois sacrifiés.

 

Hamelin n'a pas perdu de temps pour profiter des outils que lui confère désormais la nouvelle législation. Il n'a même pas attendu que les cadres hiérarchiques de l'administration du travail (les Direccte) soient, le 5 juillet, formés par leur ministère à ce Code du travail revisité par pans entiers. Dès le 2 juillet, soit au lendemain de l'entrée en vigueur de la mesure concernant les licenciements collectifs, il a déroulé en comité européen d'entreprise son plan de restructuration, invoquant la crise du secteur. Le 8, il en informait les salariés. 

 

Et la première réunion de négociation du plan social, prévue ce 25 juillet, intervient étonnamment à la veille de la date où l'usine ferme pour congés durant trois semaines, réduisant un peu plus le délai de deux mois déjà très court durant lequel le comité d'entreprise peut se retourner.

 

S'il voulait tuer toute velléité de lutte, Hamelin ne pouvait pas mieux s'y prendre. D’autant qu'en supprimant la possibilité d’intervention du juge des référés durant la procédure, la nouvelle loi désarme les représentants des salariés. Exit l'avocat qui pouvait suspendre en amont le plan, jouer la montre, gagner jusqu'à un an de répit. Quant au délai de deux mois, il ne permet plus à l’expert, éventuellement désigné par le comité d’entreprise, d’analyser sérieusement la validité du motif économique des licenciements comme par le passé. Désormais, seule l’administration du travail donnera un avis, lequel se limitera à juger la qualité des reclassements des salariés, sans aucune possibilité de contester le bien-fondé du motif économique...unilatérale de l'employeur –, elle aura 21 jours àcompter du 25 septembre pour homologuer ou non le plan.

 

En Auvergne, c'est le premier PSE qui découle de l'Ani qui a tant fracturé la gauche. Et c'est aussi un premier cas d'école en France pour l'administration de Michel  Sapin. Car la méthode comme le calendrier du groupe Hamelin, 454e  fortune de France selon le magazine Challenges, 3 000 salariés dans 21 pays, 700 millions d'euros de chiffre d'affaires, plus connue pour ses marques Oxford, Canson, Bantex, Super Conquérant, interrogent. Jusque dans les étages de la Direccte Auvergne où un proche du dossier reconnaît en “off” « un comportement de voyou où le minimum a été prévu en matière de congés de reclassement (4 mois au lieu de douze mois), d'indemnités supra-légales ». Ira-t-elle jusqu'à l'invalider ?...

Merci à Daniel de la FILPAC CGT pour cet art. de Médiapart.fr

DIM 21 JUI 2013
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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 21:21

 

A la demande de Karine Toquard et Tony Varacavoudin,  j'ai revêtu l'écharpe tricolore pour officier lors de leur mariage.mariage-tony-Karine.JPG

Deux citoyens engagés dans le vie local, Karine, professeur des écoles et Tony dans le monde sportif. Pour mon retour comme officier d'état civil délégué, mon retour a été l'occasion d'innover en plaçant les futurs mariés face à leurs amis, plutôt que de leur tourner le dos, comme il est coutune de la faire habituellement dans cette salle. Une initiative qui a séduit les nombreux amis présents et les mariés. Le changement c'est maintenant!

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:14

 François Hollande, et son intervention du 14 juillet.

 En évoquant la catastrophe de Brétigny S/Orge. Il en a tiré la conclusion qu'il fallait donner la priorité aux lignes classiques et a célébré la nécessité d'un grand service public du ferroviaire. 

Pourtant, les socialistes votent au parlement européen la dérégulation du ferroviaire !  
Le candidat du "changement c'est maintenant" a confirmé qu'il s'était mué en triste président de l'austérité.

Sûrement aveuglé par le soleil parisien, comme il le fait depuis un an, il a expliqué que la « reprise  est là ». Il est vrai que les critères sur lesquels s’appuie François Hollande sont confondants de bêtise : « je ne vais pas m’en plaindre (que les plus riches s’enrichissent), cela veut dire que l’économie est repartie ». Or, on observe à l'inverse depuis 2008 que les écarts de richesses ne cessent de s'accroître sans que cela n'implique le moindre  bénéfice économique pour le plus grand nombre, bien au contraire.IMG 1721  

 

Le Président de la République a également confirmé que la future réforme des retraites verrait immédiatement une augmentation de la durée de cotisation. Pour la première fois de l’histoire, un Président « de gauche » se prépare donc, dans les faits, à reculer l’âge de la retraite.
 
Ce 14 juillet n’avait donc rien d‘une fête révolutionnaire : il a été marqué par le cap maintenu sur une politique économique et sociale d’austérité! C’est maintenant à la mobilisation sociale de lui répondre, dès la rentrée de septembre. Ensuite, en Mars 2014, d’élire dans chaque commune des conseils municipaux de résistance à cette politique. Avant de confirmer un véritable changement de cap en Europe en Juin prochain à l’occasion des élections européennes.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:08

Excellent débat de très haut niveau. Ca fait plaisir de réfléchir et d'apprendre des choses. Sapir est intéréssant et précis mais il essaie de faire de la science humaine une science dure et pour l'instant beaucoup ont essayé sans résultat. Mélenchon très bon dans un esprit de synthèse des idées de Sapir avec les problèmes sociaux et géopolitiques. Un régal !

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