Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 16:38

" Que nous prépare Nicolas SARKOZY".

 

 

Le vrai projet de Nicolas SARKOZY, c’est celui d’une France qui livre les salariés aux lois du marché. Il ne cache plus où il puise désormais ses idées : au MEDEF. Au point d’employer exactement les mêmes mots que ses mentors. Dernière proposition en date, il faudrait autoriser la rupture du contrat de travail par consentement mutuel.

 

 

Cette dernière proposition vient s’ajouter à d’autres qui mettront à bas notre droit du travail hérité de deux siècles de combats ouvriers. A qui fera-t-on croire que le « contrat de travail unique » que propose N. SARKOZY pour remplacer les CDI et les CDD, n’est autre qu’en réalité un CPE pour tous

 

 

Que dire de ses propositions sur les heures supplémentaires ? « Je veux que les 35H soient non plus un plafond mais un plancher » nous dit-il. Argument totalement fallacieux puisque précisément la durée légale à 35H n’interdit en rien de faire des heures supplémentaires (aujourd’hui jusqu’à 180H par an, soit 4H par semaine et parfois plus dans certaines branches professionnelles,). Non, ce qu’il veut en réalité, c’est la banalisation des heures supplémentaires, parce que les heures supplémentaires, chacun le sait, sont des heures entièrement décidées par l’employeur.

 

 

Elles ne donneront pas lieu non plus à cotisations sociales, donc ni droit à retraite, ni à indemnité en cas de maladie. Enfin comment ne pas évoquer les conséquences sur le chômage ? L’heure de travail est aujourd’hui 25% plus chère lorsqu’elle est sous forme d’heure supplémentaire que pour une embauche.

 

 

Les exonérations promises par Nicolas SARKOZY rendraient les embauches 40% plus chères que les heures supplémentaires : par exemple, à 1,5 SMIC, l’heure supplémentaire coûterait 12€ contre 17€/heure pour l’embauche. Croît-on que les entreprises hésiteraient un instant ? Croît-on que cela sera sans effet sur le chômage ?

 

 

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 22:50
De 1999 à 2005,  la population a augmenté de 81 habitants, soit + 0,9%.
La construction de logements a augmenté de + 293
Les femmes représentent 51,3% de la population au lieu de 50,8% en 1999.
Les hommes 48,7% au lieu de 49,2% en 1999.
78,4% habitent la commune depuis au moins 5 ans.
Les 0 à 39 ans baissent, les plus de 40 ans progressent.
Les propriétaires sont 49,1% en 2005 au lieu de 47,7% en 1999.
La population active (14-63 ans) augmentent de 3395 à 3647.
Le chômage  passe de 602 à 570 personnes en 2005.
Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 10:16
Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 07:24

 

Gerard Letailleur en discution avec Ségoléme Royal sur le contrat éducatif local lors de sa venu à Rouen en 2000

De 1789 à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, en passant par les lois Ferry, l’histoire de notre République se confond sur bien des points avec celle de l’émergence de la laïcité. La laïcité est le patrimoine historique de la gauche, mais aussi de la République française : Ségolène Royal s'inscrit pleinement dans ce double héritage, qui assure liberté de conscience pour chacun et la sauvegarde de l'intérêt général.

I) La laïcité est aujourd’hui en danger

Le bilan et le projet du ministre-candidat Nicolas Sarkozy peut légitimement faire craindre le pire en ce qui concerne la sauvegarde la laïcité, s’il était élu. « On ne peut pas éduquer les jeunes en s'appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines [...]. La dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu'elle procède d'une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu'elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain.», expliquait-il ainsi dans son livre La République, les religions, l'espérance. Dans le même ouvrage, il propose de permettre à l’État de financer la construction de nouveaux lieux de culte, ce qui est en contradiction flagrante avec l’article 2 de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État.

 

Le passif de François Bayrou n’inspire pas plus confiance : alors qu’il était ministre du gouvernement Balladur, il avait présenté un projet de loi de révision de la loi Falloux, qui permettait aux collectivités locales de financer davantage l’école privée. Les candidats de la droite, au nom d’une prétendue « ouverture » de la laïcité, risquent en fait de l’affaiblir gravement.

 

II) Ségolène Royal s’est au contraire engagée en faveur de la laïcité

Elle refuse la balkanisation de la société en groupes ethniques et religieux auxquelles on sous-traiterait les questions sociales et éducatives : « Pour nous, à gauche, la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n'est pas notre modèle. C'est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte au pacte social et à la laïcité. »  En s’en prenant au principe de laïcité, on met en danger les fondements mêmes de la République : « De la précarisation généralisée aux remises en cause, par M. Sarkozy, de la loi de 1905 sur la laïcité, la droite s'en prend à tous les fondements de la République. C'est à tout cela qu'il faut mettre un coup d'arrêt. »

 

III) Des mesures concrètes pour une laïcité adaptée à la France d’aujourd’hui

Si la laïcité est au fondement de la solidité de notre République, elle ne peut se cantonner à de vagues déclarations d’intentions, comme le font les autres candidats. Ségolène Royal a pris position à plusieurs reprises sur la signification concrète de la laïcité en actes : « Je vais vous dire pourquoi je suis particulièrement attachée à ce principe (de laïcité), parce que se joue là l'émancipation des femmes, et je voudrais dire ici la solidarité qui est la mienne, à l'égard des gynécologues, dans certains hôpitaux, qui se sont fait agresser par des maris qui ne tolèrent pas que leur femme soit soignée par des hommes ». En outre, elle a déjà avancé des propositions très claires sur la question. Dans son pacte présidentiel, elle réaffirme ainsi le primat de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, et propose d’inscrire plus fermement la laïcité dans notre Constitution : « Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité. »

 

 

Sur la question particulièrement sensible de la laïcité dans l’Education nationale,Ségolène Royale refuse le financement anarchique de l’enseignement privé, et s’est engagée à abroger l’article 84 de la loi d’août 2004 concertant le forfait communal : « Le service public doit rester impérativement laïc, et si je suis élue je supprimerai cette loi qui oblige les communes à payer pour les élèves d'autres communes qui sont scolarisés dans les écoles privées... Je trouve cette loi tout à fait anormale, d'aller payer pour les enfants qui vont dans les écoles privées des autres communes, c'est-à-dire qui participent à la désertification rurale de la commune qui est obligée de payer, ça ne tient pas debout. »

Ségolène Royal, dans son programme et ses interventions, s’engage nettement pour une laïcité réaffirmée et renforcée. Elle sera la garante de la préservation du bien commun par rapport aux intérêts particuliers, et s’opposera aux dérives communautaires qui menacent le Pacte Républicain.

 

 

 

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 15:39

Ségolène Royal estime que les propositions de Nicolas Sarkozy en matière économique et sociale ne sont ni crédibles ni sérieuses mais dangereuses pour la France.

Au Zénith à Grand Quevilly, la candidate socialiste à la présidentielle a notamment dénoncé les projets du candidat de l'UMP de défiscaliser les heures supplémentaires et de repousser l'âge de la retraite.

"Il faut faire barrage à tout prix à des propositions qui non seulement ne sont pas crédibles mais, je le répète, ne sont pas sérieuses et, j'insiste, sont dangereuses pour la France parce qu'elles vont creuser les inégalités, les brutalités, les frustrations et les oppositions", a fait valoir Ségolène Royal devant prés de 8000 personnes                                                                                                          

"Je veux avantager le travail et certainement pas le capital ou la rente", a-t-elle insisté, opposant son concept de "travailler tous" à l'idée défendue par le candidat de droite de "travailler plus".

"J'entends certains qui parlent de revaloriser le travail et qui proposent comme solution de détaxer les heures supplémentaires", a-t-elle poursuivi. "A quoi cela rime-t-il de faire en sorte qu'une heure de travail supplémentaire coûtera moins cher que l'embauche d'un nouveau salarié?".

"Ce n'est pas ma vision des choses. Je crois que la revalorisation du travail, c'est d'abord de donner du travail à plus de monde", a fait valoir la candidate de gauche, qui a répété plusieurs fois son slogan de campagne, "plus juste, la France sera plus forte".

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 03:08

Citations de Nicolas Sarkozy sur la police de proximité

Alors que Ségolène Royal, dans le pacte présidentiel, exprime sa volonté de créer une nouvelle police de quartier, dissoute par la droite depuis 2002, voici des citations sur le sujet de Nicolas Sarkozy.

▪        «La police n’est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n’êtes pas des travailleurs sociaux. » (Déplacement à Toulouse, 3 février 2003) 
▪        Question: Sur l’action policière, faut-il rétablir la police de 
proximité, que vous avez supprimée en 2002, comme le demande un certain nombre d’élus locaux Réponse: «Je n’ai rien supprimé du tout. Je me suis efforcé de rééquilibrer un dispositif hémiplégique en reconstituant des capacités d’investigation et d’interpellation qui avaient été dangereusement diminuées.» (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005) 
▪        «En affectant des compagnies républicaines de sécurité dans les banlieues sensibles et en adaptant leurs modes d’intervention à cet environnement spécifique, je fais de la police de proximité.» (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005) 
▪        «Si la police de proximité c’était la panacée, pourquoi les statistiques mesurant la délinquance ont explosé ?»(France Inter, 9 octobre 2006) 
▪        «La police de proximité qui consiste à entretenir les relations publiques à des heures où les délinquants ne sont pas sortis, cela ne sert à rien.» (Europe 1, 30 octobre 2006)
▪        Titre du communiqué de l’UMP du 30 octobre 2006 : «La police de proximité, cela n’a jamais marché nulle part» (Philippe Goujon, Président de la Fédération UMP de Paris) 
▪        Titre du communiqué de l’UMP du 6 novembre 2006: «Le retour une police de proximité serait une erreur grave» (Jean-Patrick Courtois, Secrétaire national de l’UMP en charge des questions de Sécurité)

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 04:36

Ce matin, le financement des 100 mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal a été présenté. Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses et 15 milliards d'économies).

Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3 milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de 500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4 milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans les classes en ZEP).

Nous proposons à ceux d'entre vous qui se sentent concernés par la question de se saisir de ce débat. Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus largement la solidité et la cohérence du Pacte présidentiel.

L'ensemble des informations est disponible à l'adresse suivante :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=actualites&actu=971

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 08:41

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Sarkozy et la droite au gouvernement remettent en cause la police de proximité que les Maires Gérard Letailleur et Patrice Dupray avaient obtenu il y a plusieurs années sous le gouvernement de gauche.

 

 

Les deux communes ont  investi, pour le compte du ministère de l’intérieur, sur des locaux fonctionnels ainsi que sur la mise à disposition d’un véhicule.

Ce schéma devait réduire les dépenses de police supportées par les habitants de nos villes.

Ce transfert de charges de l’état vers la fiscalité locale doit être combattu fermement.

Si le ministre de l’intérieur consultait ses statistiques, il s’apercevrait qu’à Petit Couronne, comme dans le reste de la France , la délinquance violente augmente.

Fin d’année 2006 et jusqu’à maintenant, ce sont :

-         7 voitures qui ont été brûlées

-         2 agressions avec violences en centre ville

-        1 incendie à l’immeuble Le Moulin qui à causé la chute d’une personne âgée (conséquence : deux bras cassés). Cette personne est d’ailleurs toujours à l’hôpital pour le moment, nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Nous dénonçons de tels actes, qui exigent une riposte sévère et rapide.

La remise en cause du poste de police de Petit Couronne, ne fera que fragiliser la recherche des auteurs de ces délits et la répression nécessaire.

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 14:36

Cette annonce inquiète à juste titre les salariés de l’entreprise, c’est la première fois qu’une telle annonce est clairement émise.

Depuis des années les rumeurs courent sur le site de Petit Couronne et sa fermeture.

Lorsque qu’en 1991 suite à la pollution de la nappe phréatique, j’avais rencontré les responsables du groupe, ceux ci m’avaient confié, qu’avec les investissements prévus le site était garanti pour une quinzaine d’années. Nous y sommes, c’est pour cela que l’annonce de cette vente mérite une large mobilisation et le combat de tous.

Cette pratique démontre le mépris des forces de l’argent-roi et d’une mondialisation économique incontrôlée et contraire au droit et respect de l’homme.

Le site de Petit Couronne affiche de bons  résultats financiers. Alors, les capitaux qui pourraient être engrangés par une vente à cet instant , priment largement sur l’intérêt des personnels et du maintien en exploitation du site, qui par ailleurs nécessite des  travaux lourds pour respecter les normes environnementales et de sécurité à venir.

Dés lors, on peut s’inquiéter, d’autant que la Shell semble vouloir «saucissonner» les activités, puisqu’elle annonce vouloir garder ses huiles, bitume et gaz.

Les syndicats ont raison de souligner que cette vente doit éviter tout démantèlement de l’entreprise et reposer sur un repreneur ayant un projet industriel clair.

Dans cette affaire, il s’agit aussi de prendre en compte l’emploi d’une région. La remise en cause de la raffinerie aurait des conséquences importantes sur le tissu économique régional, Shell assurant sa maintenance par des entreprises extérieures. Celle-ci et leurs salariés seraient mis en difficulté.

Les conséquences négatives pour la Région, le Département, l’Agglo de Rouen, seraient importantes sur le plan financier.

La hausse des impôts, peut prendre des proportions importantes.

 

Malgré une gestion d’anticipation que j’ai menée depuis 30 ans avec le projet de technopôle du Madrillet et la décision favorable de développer la taxe professionnelle d’agglomération qui atténuerait fortement l’impact d’une chute brutale. Deux sujets combattus par l’opposition municipale, qu’il faut rappeler, la commune de Petit Couronne pourrait être touchée durement dans ces ressources. 

Surtout que l’évolution des dépenses de fonctionnement de la commune, ces deux dernières années ont été supérieures à l’inflation, réduisant sa capacité d’autofinancement. Ce qui la rend totalement dépendante d’une baisse de recettes qui impacterait soit une réduction des services ou une hausse importante des impôts.

La défense du site industriel est donc une priorité pour tous, salariés et populations. 

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article
24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 05:59

Le 7e congrès du Parti socialiste européen, qui s’est déroulé à Porto les 7 et 8 décembre derniers, a vu la réélection de Poul Nyrup Rasmussen à la présidence. Accueillie avec ferveur par la famille social-démocrate européenne, Ségolène Royal a placé sa candidature dans une perspective sociale européenne.

La famille socialiste européenne est une grande famille et les congrès sont l’occasion d’en mesurer à la fois la force et le potentiel. Le potentiel : 27 pays représentés par 32 partis ! La force : il n’y avait pas que des représentants de partis dans l’opposition ou d’anciens responsables politiques. On a pu ainsi noter la présence d’Alfred Gusenbauer, le vainqueur des élections autrichiennes, qui doit former un gouvernement de coalition social-démocrate, Ferenc Gyurcsány, le Premier ministre hongrois, à la tête d’une majorité social-démocrate élue le 21 avril 2002 et réélue depuis, ou bien sûr, José Sócrates, le Premier ministre portugais, dont la popularité ne faiblit pas.

Le PSE avait aussi invité Howard Dean, le président du Parti démocrate américain. Parmi les invités de marque, il y eut aussi Walid Joumblatt, le leader du PSP, le Parti socialiste libanais, venu demander aux socialistes européens de s’unir dans leur soutien à la démocratie et à l’indépendance du Pays du cèdre.

Le PSE est un parti de partis. Mais depuis ce printemps, son président, Poul Nyrup Rasmussen, a émis la volonté de s’ouvrir aux « militants du PSE » qui, sans être des adhérents directs, peuvent s’exprimer et agir dans un cadre social-démocrate européen. Jamais un congrès du PSE n’avait rassemblé autant de monde. À côté des délégations des partis – composées de membres des directions nationales, il y eut ces fameux militants du PSE. Ainsi, le désir de nombreux adhérents épris d’Europe d’affirmer leur culture « internationaliste » et leur volonté de travailler pardelà les frontières commence à être satisfait et ce n’est qu’un début…

Réélu dans un parti conforté et agrandi, Rasmussen peut donc continuer à développer le PSE dans une Europe qui a plus que jamais besoin du social. D’ailleurs, jamais un texte aussi important sur l’Europe sociale n’avait été adopté par le PSE, vote qui signa une des grandes victoires de la contribution des socialistes français : tout d’abord, un amendement de militants du PSE a pu être repris et soutenu par les députés français. Surtout, le texte final reprend l’objectif d’une directive sur les services publics.

La candidate socialiste était probablement la personnalité la plus attendue, sur l’ensemble des camarades européens, elle représente désormais l’espoir de voir les socialistes diriger à nouveau l’un des pays moteur de la construction européenne. « Nous avons la nostalgie de la France, nous te soutenons tous, bonne chance » a résumé José Socrates, le Premier ministre portugais qui intervenait juste avant elle.

Ségolène Royal incarne également l’accession aux responsabilités de la première génération politique de l’après-guerre. Une génération pour laquelle l’Europe est moins une réalité à laquelle il faut se plier par pragmatisme, que le cadre désormais naturel de la perception, de l’élaboration et de la réalisation de l’action politique. Ségolène Royal a ainsi appelé le PSE à être un parti politique qui affirme ses priorités et son autorité en fixant clairement des objectifs qui soient la feuille de route des gouvernements de gauche : « Je veux, si je suis élue, remettre l’Europe en mouvement, lui redonner un souffle. Je veux que l’Europe avance par la preuve et l’action. Il nous faut construire l’Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie chère, contre toutes les formes de précarité. Ce n’est plus à M. Trichet de décider de l’avenir de nos économies, c’est aux dirigeants démocratiquement élus. Remettre l’Europe sur les rails, cela suppose que la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques, celles de l’Eurogroupe, mais aussi celles du Conseil européen. Il nous faut construire aussi l’Europe de la matière grise, de l’intelligence, des qualifications, l’Europe de la recherche, de l’environnement et de l’après-pétrole. »

Le congrès de Porto se situait dans un contexte international qui n’en finit plus de démontrer l’urgence d’une voie socialdémocrate en Europe. Les États- Unis ont enfin pris conscience de leur ensablement fatal en Irak.

La tournée de Ségolène Royal au Proche-Orient a redonné de la crédibilité au rôle que l’Europe peut jouer dans le monde face à la mondialisation libérale et au repli nationaliste. Jacques Delors ne s’y est pas trompé qui a rappelé, dans un discours très offensif et chaudement applaudi, que « entre le monde et la nation, il y a l’Europe ».

Dans son discours, Rasmussen a salué la construction d’une alliance progressiste en Pologne, qui sera la base d’un nouveau centre gauche, alternatif au régime des jumeaux populistes. De même, il a félicité Romano Prodi et Piero Fassino, qui sont en train de construire la plus grande force progressiste d’Italie. « Au siècle dernier, nous avons créé un mouvement commun pour l’État providence, maintenant, il nous faut faire la même chose au-delà des frontières, un compromis progressiste sur les sujets qui importent aux gens : l’emploi, les services publics, le changement climatique et la bonne gestion d’entreprise. »

Le PSE a adopté six résolutions lors de son congrès parmi lesquelles une résolution qui porte sur les ambitions communes d’ici 2009 : le travail décent, un service public de la petite enfance, la défense de l’environnement… Sur un rapport rédigé par Jacques Delors et Poul Nyrup Rasmussen, le PSE a adopté une feuille de route pour la réforme économique et sociale en dix principes.

Le PSE milite pour une troisième révolution industrielle, qui oriente le monde vers les nouveaux défis de l’énergie et du climat.

Le congrès de Porto fut un succès qui doit en précéder d’autres. L’espoir est permis de voir une gauche européenne renforcée aborder les enjeux à venir. N’estce pas du Portugal que partirent les premiers navigateurs pour faire le tour du monde ?

Repost 0
Published by Gérard Letailleur - dans gerard.letailleur
commenter cet article

Présentation

  • : Le Blog de Gérard Letailleur
  • : Retrouvez les réactions de Gérard Letailleur concernant les sujets d'actualité et de société. elections municipales, petit couronne, parti socialiste, parti communiste,parti de gauche, front de gauche,
  • Contact

Réseaux sociaux

badge (1)

Recherche

Téléchargement du dossier scolaire

La rentrée scolaire en question, nos explications au format .pdf :

Page 1 Page 1

Page 2 Page 2