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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 17:36

Le site Internet du Premier ministre a publié un document expliquant les conséquences pratiques pour les électeurs de la réforme des collectivités territoriales.
Il explique que cette réforme apportera «plus de simplicité, plus de clarté, plus de transparence démocratique».
Le «premier pilier» de la réforme annoncée, écrit-il, «est la création du conseiller territorial: un seul élu de proximité qui siègerait au département et à la région. Objectif: rapprocher le département et la région.

L'élection des conseillers territoriaux se ferait via un scrutin mixte «majoritaire à un tour dans le cadre du canton pour 80% des sièges à pourvoir, proportionnel sur des listes départementales pour les 20% restants», «afin de permettre la représentation de tous les partis politiques.» Ainsi, «le conseiller territorial aura un ancrage, un territoire: le canton.»
Le Gouvernement fixera par ordonnance le nombre de conseillers territoriaux dans chaque département, hormis ceux de Corse, et d'Outre-mer (où le redécoupage se fera ultérieurement).

«En 2014, il faudra donc renouveler d'un seul coup les assemblées départementales et régionales. Ce qui suppose une réduction de mandats pour les conseillers généraux élus en mars 2011 (trois ans au lieu de six) et des conseillers régionaux élus en mars 2010 (quatre ans au lieu de six).»

A noter que «les cantons feront bientôt l'objet d'un redécoupage électoral pour représenter les Français de façon plus équitable.»
Les Français «pourront désormais élire directement leurs conseillers communautaires (élus des systèmes intercommunaux) en même temps que leurs conseillers municipaux. Pour ce faire, les prétendants à la fonction intercommunale figureront, de façon visible, en tête des listes de candidats aux élections municipales dans les communes de plus de 500 habitants.»

Parallèlement, «le seuil du scrutin de liste pour les municipales sera abaissé de 3.500 à 500 habitants.» En dessous de 500 habitants, les délégués intercommunaux seront le maire et les conseillers municipaux désignés par la municipalité.

Pour accéder:
- au document sur le site du Premier ministre, voir le lien ci-dessous;
http://www.gouvernement.fr/gouvernement/reforme-des-collectivites-territoriales-quels-changements-pour-les-electeurs

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 00:56

Des listes « FRONT GAUCHE » pour les régionales Mars 2010

Les élections régionales, sont à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’enjeu est très important. Elles vont décider des orientations politiques dans les régions dont l’importance n’a cessé de grandir. Elles constitueront la dernière occasion donnée à l’ensemble des électrices et des électeurs de s’exprimer sur la politique conduite par le gouvernement et sa majorité avant 2012. Après le Parti de Gauche, le Conseil National du Parti Communiste vient de prendre la décision que nous attendions avec tant d’impatience et d’espoir. Il s’est prononcé en faveur d’une "offre différente du Parti socialiste et de Europe écologie" au premier tour des élections régionales. C’est une très bonne nouvelle.

Le Front de Gauche une alternative à gauche.

Il s’agit de faire "bouger le curseur à gauche". pas d’opposer une gauche à l’autre dans cette compétition. Les listes du Front de Gauche doivent être le point d’appui unitaire dont dispose l’autre gauche et les citoyens qui veulent un vrai changement dans notre pays vers les solutions de gauche à la crise.

Nicolas Sarkozy et de sa majorité UMP, sont au service de la seule classe dominante, des privilèges de l’argent, et des logiques de rentabilité. Des fonds publics considérables sont mobilisés au profit des actionnaires, des banques et des grands groupes sans aucune contre-partie pour l’emploi, les salaires et les qualifications. Cet argent nourrit la relance de la spéculation sans que soient traitées les causes de la crise. Cela prépare une récession plus grave encore. Face à cette situation, la combativité sociale ne faiblit pas, le besoin d’une alternative politique doit voir le jour. Rien n’est joué, car face à la droite, la confusion règne à gauche sur le projet qui doit être opposé à cette politique et sur la nature des rassemblements, des constructions politiques, des alliances qui lui permettraient de devenir majoritaire.

Alliances au centre, primaires ouvertes, instrumentalisation de la question écologique à des fins de recomposition. Les forces de gauche sont côte à côte dans des luttes contre la politique de la droite, mais ne se rassemblent pas sur un projet. Le PS parle de rassemblement à gauche et entretient le flou sur des alliances de second tour avec le Modem. Les Verts parlent de rassemblement à gauche mais les listes Europe Écologie ont des rassemblements hétéroclites aux contours et aux objectifs politiques très ambigus. Le NPA refuse de travailler à des majorités de gauche.

Résolument ancrées à gauche.

Il est urgent de sortir de cette confusion et de construire cette alternative politique de gauche.en s’attaquant aux logiques capitalistes. Nous avons concrétisé cette démarche avec le Front de gauche à l’élection européenne. Les élections régionales sont une occasion de poursuive et d’amplifier dans cette voie. Tout doit être fait pour que puisse s’exprimer dans ce scrutin de la manière la plus forte et la plus claire possibles le besoin d’orientations politiques et de majorités régionales résolument ancrées à gauche.

L’UMP veut tous les pouvoirs elle entend faire des pouvoirs régionaux en mars 2010 un tremplin pour relancer son projet politique qui s’inscrit dans les politiques européennes qui poussent à la mise en concurrence des territoires, des métropoles jusqu’aux régions, en les soumettant toujours plus aux exigences des marchés.

Des pôles de résistance

Soit les régions deviennent des amplificateurs de cette politique ou l’accompagnent sans réellement la combattre, la crise, les inégalités seront encore aggravées. Ou avec le Front de Gauche elles deviennent des pôles de résistance, d’initiatives, de luttes et de propositions pour promouvoir d’autres logiques solidaires, citoyennes, écologiques ; pour faire reculer la crise et faire émerger des choix politiques alternatifs aux logiques capitalistes et aux modèles productivistes.

Dans une dynamique de rassemblement à gauche sur des choix clairs.

Le Front de Gauche doit construire des projets régionaux qui portent partout une cohérence nationale forte, en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie. Le front de Gauche doit être une dynamique de rassemblement pour une victoire à gauche sur des choix clairs.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 20:24

Les communes c'est bientôt la fin.

La réforme des collectivités territoriales est composée de quatre projets de loi distincts

1) «réforme des collectivités territoriales», «élection des membres des conseils des collectivités et des EPCI», «concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux» et «élection des conseillers territoriaux « 

2) «renouvelle en profondeur l’architecture institutionnelle locale.» Il institue un nouvel élu local dénommé conseiller territorial, qui remplacera les actuels conseillers généraux et régionaux

3) «développe et simplifie l’intercommunalité afin de parvenir au 1er janvier 2014 à une couverture de l’ensemble du territoire par des structures intercommunales mais également à un renforcement de la cohérence des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale.

4) «d’assurer une meilleure prise en compte du fait urbain et de renforcer la capacité des plus grandes agglomérations françaises à soutenir la compétition avec leurs homologues européennes ou internationales, le projet de loi propose un nouveau cadre institutionnel: la métropole.

Le projet fixe par ailleurs le principe de la spécialisation de l’action des départements et des régions et précise les conditions dans lesquelles les compétences des collectivités locales seront clarifiées et les mécanismes de cofinancement encadrés par une loi ultérieure.»

La loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale, définit les modalités de l’élection des conseillers territoriaux, prévue en mars 2014.
«Ils seront élus pour six ans, dans le cadre traditionnel du canton, selon un scrutin mixte.

Le projet abaisse par ailleurs de 3.500 à 500 habitants le seuil de population des communes auxquelles est applicable le scrutin de liste pour les élections municipales, l’élection des délégués communautaires au suffrage universel direct par un système de fléchage sur les listes communales.

Un troisième projet de loi «tire les conséquences de la création du conseiller territorial en organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux en mars 2014.

Le mandat des conseillers régionaux élus les 14 et 21 mars prochain sera donc de quatre ans et celui des conseillers généraux élus en mars 2011 de trois ans.»

Au fil des jours à venir, je présenterai plus en détail ce projet de loi, les conséquences et organisations qui vont changés totalement le paysage institutionnel de la France. Bien sûr il y a du bon, mais aussi beaucoup de mauvais. Plus prés de nous, le projet de création de la grande agglo de Rouen, la CREA n'échappera à ce projet, elle le devance. L'absence d'un grand débat et d'une consultation des citoyens réclamé au plan national par Fabius, ne soit pas mis en oeuvre là ou il pouvait le faire. Il ya toujours deux discours chez les socialistes.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 02:51

La votation citoyenne: une première.

Syndicalistes, associatifs, élus et partis de gauche, réunis en comité national contre la privatisation de la Poste ont pris acte du résultat de la votation citoyenne qui a dépassé leurs espérances. Dopés par cette mobilisation populaire, les organisateurs entendent engager le bras-de-fer avec le gouvernement.

2.123.717 votants au compteur.

Les 62 organisations du comité ne boudent pas leur plaisir, seuls 31.701 votants ont répondu «oui» (1,51% des suffrages), contre 2.092.016 «non».

Mais la participation, véritable indicateur, a pulvérisé l’objectif initial d’un million de votants. Au delà d’un «attachement profond de la population au service public de la Poste» et à son «rôle de lien social indispensable et irremplaçable», ce résultat marque aussi le succès de la votation citoyenne, forme de mobilisation inédite, sans valeur juridique mais à fort impact politique, arme des plus efficaces pour s'emparer d'un débat public.

Les organisateurs du comité ne peuvent contraindre le gouvernement à organiser un référendum en bonne et due forme sur le statut de la Poste. Faute de texte d’application sur le droit au référendum d’initiative populaire. Pourtant annoncé par Sarkozy.

Les sénateurs PCF et du Parti de Gauche défendront une «motion référendaire», fort des plus de deux millions de votes pour demander de nouveau l’ouverture d’un débat public.

La question est de savoir si le gouvernement a accusé réception?

Voir article sur le lien  "petit-couronne-ensemble"

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 02:12

Elections législatives anticipées en Grèce : la droite battue par des idées de gauche

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Les élections législatives anticipées du 4 octobre en Grèce voient une nette victoire du Parti socialiste grec (Pasok). Avec près de 44 % des voix, celui-ci devance largement la Nouvelle-démocratie (droite) conduite par le premier ministre sortant Costas Caramanlis. Avec près de 34 % des voix obtenues, ND perd près de 60 sièges au parlement qui en compte 300. Le Pasok s'assure une confortable majorité avec 162 sièges obtenus.

La droite enregistre une grande défaite et paie les désastres de sa politique néolibérale et son incapacité à faire face aux incendies qui ont cet été, une fois de plus, ravagé les alentours d'Athènes.

La victoire du Pasok intervient après une campagne menée plus à gauche qu'en 2004 et 2007 lorsque les socialistes ont connu deux défaites électorales successives. Il convient de noter cette évolution. Le Pasok a fait de nombreuses promesses de soutien aux bas revenus. Il a promu une politique de relance de l'économie par des politiques publiques, de refonte fiscale favorable aux classes populaires et de lutte contre la corruption dans le pays.

Le Parti de gauche observera avec vigilance ce que le Pasok fera réellement au pouvoir, mais se réjouit de voir la droite battue et, qui plus est, sur des idées de gauche.

Il existe un autre motif de réjouissance dans cette campagne : malgré des distensions internes importantes, l'autre gauche se maintient et se stabilise dans le paysage politique grec. Le Parti communiste Grec (KKE) et Syrisa (« Coalition de la Gauche Radicale »), qui siègent avec les élus du Front de Gauche au sein de la GUE/NGL au Parlement européen, obtiennent respectivement 7,5% et 4,5% des voix aux dernières nouvelles.

Gageons que Syrisa, qui porte le combat social et de l'écologie politique dans la gauche grecque, saura peser au Parlement ( la coalition obtient 12 députés dans la nouvelle assemblée), avec le KKE (20 sièges), pour que le Pasok applique une politique de gauche.

Comme en Allemagne et au Portugal, ces élections grecques illustrent l'émergence d'une autre gauche significative et prometteuse en Europe.

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Published by communiqué parti de gauche - dans Politique
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 01:38

Le Parti de Gauche dénonce la « loi Carle », nouveau coup porté à l’Ecole de la République

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Le projet de loi Carle modifiant l'article 89 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004 a été adopté lundi 28 septembre par l'assemblée nationale. Cet article, qui rend obligatoire la participation des communes de résidence aux frais de scolarisation des élèves fréquentant, hors de leur territoire, des écoles privées, sera source de nouvelles injustices et inégalités.

Les élus du  Parti de Gauche, soucieux de l'égalité républicaine entre les individus et les territoires, avait invité les parlementaires à repousser cette proposition de loi qui remet en cause le principe constitutionnel faisant de l'organisation de l'enseignement public un « devoir de l'État ». Le Parti de Gauche dénonce le fait que les parlementaires de droite soient restés insensibles au risque de glissement vers un financement individuel, étape vers un « chèque éducation » versé à chaque famille nonobstant l'intérêt général.

Cette mesure législative menace la pérennité de l'école publique de proximité (mise en concurrence des établissements, effets de la déstabilisation de la carte scolaire, généralisation du principe d'autonomie des établissements), et entraînera l'alourdissement des dépenses pour les communes défavorisées, celles qui voient les familles inscrire leurs enfants dans les écoles des communes plus privilégiées : selon la formule consacrée par la campagne contre la loi Carle, « Nanterre paiera pour Neuilly ».

Cette mesure aggravera les conséquences de la politique de restriction budgétaire dans l'enseignement public qui voit en cette rentrée 13 500 postes supprimés. Elle doit être également rapprochée des remises en cause de la laïcité (discours du Latran et de Ryad du président de la République) sachant que 95% de l'enseignement privé est à caractère confessionnel.

Le Parti de Gauche dénonce l'adoption d'une mesure injuste qui met un peu plus à mal l'École de la République et l'autonomie financière des collectivités locales. Cette disposition contribue à dessiner une vision de l'École fondée sur une conception libérale, marchande, consumériste, individualiste « confessionnalisée » et ségrégative, qui doit être combattue avec force et conviction. Une vision à l'exact opposé de celle que militants et élus du Parti de Gauche défendent chaque jour sur le terrain.

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Published by Gérard Letailleur, Evelyne Leray, Christian Fillatre - dans Société
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 01:41

Elections en Allemagne

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Communiqué du Parti de Gauche


Comme on pouvait le craindre la grande coalition rassemblant la droite et les sociaux-démocrates en Allemagne débouche ce soir sur la victoire électorale des conservateurs. Le SPD paie lourdement cette alliance contre nature. Il perd plus d’un tiers de ses voix et atteint son plus mauvais score depuis l’après-guerre.

La bonne nouvelle à gauche vient de Die Linke. L’autre gauche allemande connaît une progression magnifique. Elle améliore son résultat de 2005 de 50%. Die Linke se classe 4e devant les Verts à l’échelle nationale.
Les résultats en pourcentage

Résultats en pourcentage

Les variations par rapport à la dernière élection : la chute du SPD

Les variations

La projection en sièges

Les projections en sièges

La future coalition : pourquoi Angela Merkel n'a plus besoin de la SPD pour gouverner et peut former une nouvelle coalition avec les libéraux.

La coalition

C’est un bouleversement politique majeur en Allemagne, mais aussi en Europe. Face à la faillite politique de la sociale-démocratie, les salariés allemands sont en train d’ouvrir une autre voie. Le Parti de Gauche, qui s'est placé dès sa naissance dans les pas de Die Linke, reçoit ce vote comme un immense encouragement et une force nouvelle.

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Published by communique Parti de gauche - dans Politique
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 01:25

Die Linke, la gauche qui dérange.

Le Parti de Gauche a de quoi se réjouir, Die Linke, a de quoi se réjouir. En deux ans, Die Linke a réussi à s'imposer sur la scène politique allemande en renforçant ses positions à l'Est et en gagnant du terrain à l'Ouest. Die Linke siège dans onze des seize Länder, dont cinq à l'Ouest. Lors des élections régionales partielles du 30 août, le parti est arrivé en deuxième position dans deux Länder de l'ex-RDA, derrière la CDU mais loin devant le SPD.

Née en juin 2007 de la fusion du parti néo communiste de l'ex-Allemagne de l'Est et du parti radical de l'Ouest, Die Linke séduit les nombreux déçus du SPD en réclamant plus de justice sociale et en exigeant le retrait immédiat des troupes allemandes d'Afghanistan. Le parti doit aussi beaucoup à son chef, Oskar Lafontaine, dont le parcours est emblématique du mécontentement à l'égard des sociaux-démocrates. Nommé chef du SPD en 1995, c'est grâce à lui que Gerhard Schröder est élu chancelier en 1998. Devenu ministre des Finances, il quitte en 1999 son poste, jugeant Schröder trop centriste. Lafontaine ne veut pas être associé à ses réformes libérales, ce qui lui vaut la sympathie des chômeurs ainsi que des salariés et retraités précaires.

Le jeune Parti de Gauche Français est à l’image de Die Linke et se félicite du très bon score" de Die Linke aux législatives allemandes, y voyant une "première victoire pour la gauche européenne".

Die Linke comme le Parti de Gauche et le front de gauche durable  vont imprégner l'orientation politique de ces prochaines années. Le SPD, tombé à 22%. Trois  partis, le FDP libéral, les Verts et Die Li ont réalisé le meilleur score de leur histoire. Die Linke étant crédité de près de 12,5%.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 23:41

Depuis une semaine, des milliers de producteurs laitiers ont entamé une grève des livraisons de lait en France et en Europe.

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Cette action illustre la situation dramatique que vivent les producteurs. Le prix du lait qui leur est payé (0,26 à 0,28 € / litre, voire parfois à peine 0,20 € / litre) ne permet pas de couvrir leurs coûts de production (0,34 € / litre en moyenne) et nombre d'entre eux sont menacés de faillite. Chaque année une exploitation laitière sur dix disparaît en Europe et une sur vingt en France où il n'en reste que 90.000, contre 427.000 en 1984. La crise actuelle résulte fondamentalement du démantèlement organisé des mécanismes des quotas laitiers et de protection du marché agricole européen. Ce démantèlement s'inscrit dans la politique de libéralisation de l'agriculture, conforme à l'idéologie de l'actuelle construction européenne, reprise dans le Traité de Lisbonne. S'il se poursuit, ce démantèlement se traduira par un accroissement de la saignée de la population paysanne et par la concentration toujours plus importante de la production au sein de grosses exploitations, situées dans les régions les plus compétitives.

Le gouvernement Sarkozy est largement complice de cette situation, la France ayant donné son accord au démantèlement progressif d'ici 2015 du système des quotas laitiers et à un accroissement en 2008 des quotas autorisés. Les mesures de court terme annoncées par le Ministre français de l'Agriculture destinées à améliorer la trésorerie des exploitations ne sont que poudre aux yeux et ne changeront rien au problème de fond.

Pour le Parti de Gauche :

  • les éleveurs laitiers ont, comme toute autre catégorie de la population, droit à une juste rémunération de leur travail, laquelle passe par un prix à la production couvrant au minimum l'ensemble des coûts de production ;
  • l'Europe doit cesser d'organiser la disparition des paysans et de promouvoir un modèle d'élevage productiviste qui contribue à la fois à la catastrophe écologique et à la ruine des paysans du Sud : utilisation intensive de céréales produites à force d'engrais, phytosanitaires et irrigation ; importation massive de soja agro-industriel importé du Brésil et d'Argentine où les paysans sont chassés de leurs terres ; dumping à l'exportation.
  • l'Europe doit pour cela se recentrer sur son marché intérieur, faire respecter le principe de souveraineté alimentaire, promouvoir une agriculture d'agriculture paysanne, vivrière et biologique et stabiliser le nombre d'exploitations agricoles.
  • Elle doit pour cela garantir la rémunération des producteurs en maintenant le mécanisme des quotas, en sanctionnant les dépassements, en diminuant immédiatement le volume des quotas actuels et en protégeant le marché communautaire chaque fois que nécessaire.

 

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 15:56

Une voiture sans carburant,  refuse de démarrer. C'est normal : sans rien pour alimenter le moteur, comment voulez-vous qu'il fonctionne ?
Les autorités politiques et monétaires de la planète, ne peuvent s'habituer au fait que les réservoirs sont complètement vides d'argent... et que l'économie, par conséquent, ne redémarre pas vraiment.
Les consommateurs n'ont plus de revenus et leur principale réserve de capital (l'immobilier) voit sa valeur chuter,  le crédit se fait de plus en plus rare.

La thèse de la reprise perd tout crédit !
Vu au travers de jumelles équipées de filtres roses, la croissance se serait remise à agiter les bras au deuxième trimestre. Les uns nous assurent que ces gesticulations signifient que tout va bien et que l'activité s'apprête à remonter la pente en petite foulée. Les autres (que plus personne n'écoute) redoutent qu'il s'agisse des appels au secours désespérés d’un accidenté qui n'est pas mort !
Les investisseurs balayent l'objection de la morosité de la consommation. Selon eux, les entreprises ont démontré une surprenante faculté d'amélioration de leur productivité au deuxième trimestre 2009. Le message est clair : la morosité de l'économie réelle ne saurait affecter la capacité bénéficiaire des sociétés cotées car il existe un inépuisable gisement de réduction des coûts (licenciements, délocalisation, économies d'échelle) à exploiter en temps de crise.
Traduction la course aux profits peut se poursuivre sur le dos des travailleurs.

Les milliers de milliards déversés par les banques centrales dans les circuits financiers depuis la mi-septembre 2008 auraient permis d'éviter le pire. Chacun comprend qu’il s’agissait d’éviter  l’effrontément du système capitalisme libéral, mais aucunement de sauver l’emploi.
Adieu la crise systémique, place à la reprise ! Mais de laquelle s'agit-il ?
L'Association française des sociétés financières (ASF) vient d'annoncer que la masse de crédits accordés aux ménages et aux entreprises a enregistré une contraction "d'une ampleur historique" au premier semestre 2009.
Le financement des logements chute de 27,2% au premier semestre 2009 (contre -8,6% au premier semestre 2008 et -15,6% au second). L'ASF indique que les crédits à la consommation ont plongé de 15,8% sur les six premiers mois de l'année, une contraction "inédite depuis 20 ans". Ils ont dégringolé de 27,3% dans la catégorie "prêts personnels" (sans objet spécifique).
Les crédits affectés à l'automobile reculent de 12,3% malgré la prime à la casse ; ceux destinés à l'équipement du foyer abandonnent 9,2%.
Les crédits revolving (affichant désormais des taux d'intérêt quasi-usuraires de 20% et plus quand l'argent servant à les financer ne coûte que 1% auprès de la BCE) baissent de 10,5%.
Le plus inquiétant, c'est que le crédit aux entreprises s'est contracté de 24%, sachant que deux tiers des sommes prêtées servent à financer des restructurations, qui souvent suppriment des emplois.
Les opérations de crédit-bail-mobilier enregistrent un plongeon de 29,1% : "un effondrement d'une amplitude sans précédent depuis le printemps 1993" précise l'ASF.

Je veux bien admettre qu'il est difficile d'aller plus bas et qu'une stabilisation est possible... Mais qu'est ce que ces chiffres nous amènent à penser de l'état réel de l'économie.

N'allez pas croire toutefois que ce qui précède ait pu gâter l'humeur des marchés financiers ! Un trimestre boursier hors norme où les valeurs françaises ont bondi de 20% -- leur meilleure performance estivale depuis 1993. Alors que dans le même temps les pertes d’emplois atteignent un niveau record.

Il y a bien un problème dans ce système économique, il faut donc en changer !

 

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