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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 01:25

Die Linke, la gauche qui dérange.

Le Parti de Gauche a de quoi se réjouir, Die Linke, a de quoi se réjouir. En deux ans, Die Linke a réussi à s'imposer sur la scène politique allemande en renforçant ses positions à l'Est et en gagnant du terrain à l'Ouest. Die Linke siège dans onze des seize Länder, dont cinq à l'Ouest. Lors des élections régionales partielles du 30 août, le parti est arrivé en deuxième position dans deux Länder de l'ex-RDA, derrière la CDU mais loin devant le SPD.

Née en juin 2007 de la fusion du parti néo communiste de l'ex-Allemagne de l'Est et du parti radical de l'Ouest, Die Linke séduit les nombreux déçus du SPD en réclamant plus de justice sociale et en exigeant le retrait immédiat des troupes allemandes d'Afghanistan. Le parti doit aussi beaucoup à son chef, Oskar Lafontaine, dont le parcours est emblématique du mécontentement à l'égard des sociaux-démocrates. Nommé chef du SPD en 1995, c'est grâce à lui que Gerhard Schröder est élu chancelier en 1998. Devenu ministre des Finances, il quitte en 1999 son poste, jugeant Schröder trop centriste. Lafontaine ne veut pas être associé à ses réformes libérales, ce qui lui vaut la sympathie des chômeurs ainsi que des salariés et retraités précaires.

Le jeune Parti de Gauche Français est à l’image de Die Linke et se félicite du très bon score" de Die Linke aux législatives allemandes, y voyant une "première victoire pour la gauche européenne".

Die Linke comme le Parti de Gauche et le front de gauche durable  vont imprégner l'orientation politique de ces prochaines années. Le SPD, tombé à 22%. Trois  partis, le FDP libéral, les Verts et Die Li ont réalisé le meilleur score de leur histoire. Die Linke étant crédité de près de 12,5%.

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Published by Gérard Letailleur - dans Politique
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 23:41

Depuis une semaine, des milliers de producteurs laitiers ont entamé une grève des livraisons de lait en France et en Europe.

crise_du_lait

Cette action illustre la situation dramatique que vivent les producteurs. Le prix du lait qui leur est payé (0,26 à 0,28 € / litre, voire parfois à peine 0,20 € / litre) ne permet pas de couvrir leurs coûts de production (0,34 € / litre en moyenne) et nombre d'entre eux sont menacés de faillite. Chaque année une exploitation laitière sur dix disparaît en Europe et une sur vingt en France où il n'en reste que 90.000, contre 427.000 en 1984. La crise actuelle résulte fondamentalement du démantèlement organisé des mécanismes des quotas laitiers et de protection du marché agricole européen. Ce démantèlement s'inscrit dans la politique de libéralisation de l'agriculture, conforme à l'idéologie de l'actuelle construction européenne, reprise dans le Traité de Lisbonne. S'il se poursuit, ce démantèlement se traduira par un accroissement de la saignée de la population paysanne et par la concentration toujours plus importante de la production au sein de grosses exploitations, situées dans les régions les plus compétitives.

Le gouvernement Sarkozy est largement complice de cette situation, la France ayant donné son accord au démantèlement progressif d'ici 2015 du système des quotas laitiers et à un accroissement en 2008 des quotas autorisés. Les mesures de court terme annoncées par le Ministre français de l'Agriculture destinées à améliorer la trésorerie des exploitations ne sont que poudre aux yeux et ne changeront rien au problème de fond.

Pour le Parti de Gauche :

  • les éleveurs laitiers ont, comme toute autre catégorie de la population, droit à une juste rémunération de leur travail, laquelle passe par un prix à la production couvrant au minimum l'ensemble des coûts de production ;
  • l'Europe doit cesser d'organiser la disparition des paysans et de promouvoir un modèle d'élevage productiviste qui contribue à la fois à la catastrophe écologique et à la ruine des paysans du Sud : utilisation intensive de céréales produites à force d'engrais, phytosanitaires et irrigation ; importation massive de soja agro-industriel importé du Brésil et d'Argentine où les paysans sont chassés de leurs terres ; dumping à l'exportation.
  • l'Europe doit pour cela se recentrer sur son marché intérieur, faire respecter le principe de souveraineté alimentaire, promouvoir une agriculture d'agriculture paysanne, vivrière et biologique et stabiliser le nombre d'exploitations agricoles.
  • Elle doit pour cela garantir la rémunération des producteurs en maintenant le mécanisme des quotas, en sanctionnant les dépassements, en diminuant immédiatement le volume des quotas actuels et en protégeant le marché communautaire chaque fois que nécessaire.

 

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 15:56

Une voiture sans carburant,  refuse de démarrer. C'est normal : sans rien pour alimenter le moteur, comment voulez-vous qu'il fonctionne ?
Les autorités politiques et monétaires de la planète, ne peuvent s'habituer au fait que les réservoirs sont complètement vides d'argent... et que l'économie, par conséquent, ne redémarre pas vraiment.
Les consommateurs n'ont plus de revenus et leur principale réserve de capital (l'immobilier) voit sa valeur chuter,  le crédit se fait de plus en plus rare.

La thèse de la reprise perd tout crédit !
Vu au travers de jumelles équipées de filtres roses, la croissance se serait remise à agiter les bras au deuxième trimestre. Les uns nous assurent que ces gesticulations signifient que tout va bien et que l'activité s'apprête à remonter la pente en petite foulée. Les autres (que plus personne n'écoute) redoutent qu'il s'agisse des appels au secours désespérés d’un accidenté qui n'est pas mort !
Les investisseurs balayent l'objection de la morosité de la consommation. Selon eux, les entreprises ont démontré une surprenante faculté d'amélioration de leur productivité au deuxième trimestre 2009. Le message est clair : la morosité de l'économie réelle ne saurait affecter la capacité bénéficiaire des sociétés cotées car il existe un inépuisable gisement de réduction des coûts (licenciements, délocalisation, économies d'échelle) à exploiter en temps de crise.
Traduction la course aux profits peut se poursuivre sur le dos des travailleurs.

Les milliers de milliards déversés par les banques centrales dans les circuits financiers depuis la mi-septembre 2008 auraient permis d'éviter le pire. Chacun comprend qu’il s’agissait d’éviter  l’effrontément du système capitalisme libéral, mais aucunement de sauver l’emploi.
Adieu la crise systémique, place à la reprise ! Mais de laquelle s'agit-il ?
L'Association française des sociétés financières (ASF) vient d'annoncer que la masse de crédits accordés aux ménages et aux entreprises a enregistré une contraction "d'une ampleur historique" au premier semestre 2009.
Le financement des logements chute de 27,2% au premier semestre 2009 (contre -8,6% au premier semestre 2008 et -15,6% au second). L'ASF indique que les crédits à la consommation ont plongé de 15,8% sur les six premiers mois de l'année, une contraction "inédite depuis 20 ans". Ils ont dégringolé de 27,3% dans la catégorie "prêts personnels" (sans objet spécifique).
Les crédits affectés à l'automobile reculent de 12,3% malgré la prime à la casse ; ceux destinés à l'équipement du foyer abandonnent 9,2%.
Les crédits revolving (affichant désormais des taux d'intérêt quasi-usuraires de 20% et plus quand l'argent servant à les financer ne coûte que 1% auprès de la BCE) baissent de 10,5%.
Le plus inquiétant, c'est que le crédit aux entreprises s'est contracté de 24%, sachant que deux tiers des sommes prêtées servent à financer des restructurations, qui souvent suppriment des emplois.
Les opérations de crédit-bail-mobilier enregistrent un plongeon de 29,1% : "un effondrement d'une amplitude sans précédent depuis le printemps 1993" précise l'ASF.

Je veux bien admettre qu'il est difficile d'aller plus bas et qu'une stabilisation est possible... Mais qu'est ce que ces chiffres nous amènent à penser de l'état réel de l'économie.

N'allez pas croire toutefois que ce qui précède ait pu gâter l'humeur des marchés financiers ! Un trimestre boursier hors norme où les valeurs françaises ont bondi de 20% -- leur meilleure performance estivale depuis 1993. Alors que dans le même temps les pertes d’emplois atteignent un niveau record.

Il y a bien un problème dans ce système économique, il faut donc en changer !

 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:42

La taxe carbone: un goût de «bouclier fiscal»

L'environnement a bon dos, décidément. Quand il s'agit de faire un cadeau aux entreprises, un petit coup de «vert», couleur très à la mode, et le tour est joué. Il en va ainsi de la proposition faite par le Président de la République d'une taxe carbone, pour contribuer à remplacer une partie de la taxe professionnelle. Avec les élus de la liste Petit Couronne Ensemble, je suis évidemment favorable au fait de mettre à contribution les pollueurs. Si la taxe carbone avait eu cet objectif, nous aurions applaudi à deux mains. Il n'en est rien.
Très concrètement, le remplacement de la taxe professionnelle par la taxe carbone constitue un transfert de la fiscalité des entreprises sur les ménages. J'ai envie de dire «une fois de plus». Et, pire encore, cette taxe pérennise le droit des plus riches à polluer. J'y reviendrai.

L'essentiel de cette taxe frappera en effet les particuliers. Elle va en effet peser sur la consommation en énergies fossiles: pétrole et gaz, en particulier. Autant dire les véhicules individuels et le chauffage. L'idée étant d'inciter à trouver des modes alternatifs. Je veux bien. Alors, je regarde : où sont les investissements de l'Etat en faveur du développement des transports en commun ? Quels moyens sont mis pour permettre aux citoyens de changer de mode de chauffage surtout quand on connaît le prix d'un chauffage électrique ? J'ai beau chercher, je ne trouve rien de tout cela.

Aucune alternative n'est mise à la disposition des habitants de notre pays dans ce sens

Une fois de plus donc, ce sont les plus fragiles de nos concitoyens qui vont passer à la caisse pour financer les cadeaux faits aux entreprises. En effet, le projet du Président Sarkozy exonère du paiement de la taxe carbone les plus gros émetteurs de gaz à effets de serre. Il se défend en expliquant que ces grandes entreprises sont d'ores et déjà soumises au marché européen des quotas de CO², le fameux marché du droit à polluer auquel nous sommes opposés par ailleurs. Mais l'argument de M. Sarkozy est faux : 90% des entreprises auxquelles il fait allusion sont exemptées de payer des droits à polluer.
Non seulement la taxe carbone ne va pas réduire la pollution de masse mais en plus elle ne pèsera que sur le porte-monnaie des citoyens. Tout cela rappelle bougrement le «bouclier fiscal», vous ne trouvez pas ?

 

 

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 15:21

Voila ce que nous avons dit, début 2009 sur la hausse des impôts locaux, en ce moment les feuilles de taxes foncières arrivent au domicile des propriétaires. Vous pouvez donc comparer les taux inscrits sur cette feuille et ceux-ci-dessous, ce tableau a été publié le 03/04/2009 à 15h59 sur ce blog et sur le blog www.gerard.letailleur.fr .(un seul taux à été sous estimé, celui de la Tax spéc en hausse à 0,11% au lieu de 0,0509%). Vos calculs doivent prendre en compte votre valeur Val loc réelle,  celle du tableau ci-dessous n’étant qu’un exemple.

Lorsque le Maire et sa majorité écrit dans sa tribune libre expression distribuée en septembre 2009, que notre groupe agite des chiffres tronqués, chacun peut vérifier la vérité entre nos écrits et sa déclaration  début 2009 (voir l’hebdo municipal) indiquant que les impôts locaux n’augmenteront pas en 2009.  

125 euros en plus d'impôts locaux en 2009, Pourquoi?

Pourquoi ?  Les impôts locaux à Petit Couronne vont augmenter en 2009.

Impôts Fonciers.

Un exemple ;

Votre valeur locative 2008 vous l’augmenter de 2,5%, et faire votre calcul pour votre impôt foncier  avec les taux de 2009.

 (1) la valeur locative brut est inscrite en haut de colonne gauche sur votre feuille de TH, elle est égale à 50% pour le foncier. 

Val loc

taux

commune

département

région

Tax spéc

TEOM

Frais état

total

2049 (1)

2008

23,98%

13,16%

4,42%

0,0509%

3,98%

75 euros

1010 euros

+ 2,5%

 

 

+ 14,74%

 

 

 

 

+ 8,32%

2100

2009

23,98%

15,10%

4,42%

0,0509%

4,68%

81 euros

1094 euros

                                                                                                                                       +  84 euros.

Nota : La commune en maintenant son taux augmente l’impôt foncier et de taxe d’habitation de 2,5% suite à l’augmentation de la valeur locative.

Plus 0,40% du taux d’augmentation de la TEOM, la ville transférant sur le contribuable cette somme prise sur son budget. Depuis 2005, 45 euros de la TEOM vient en recette pour la ville.

Le taux de transfert va se poursuive jusqu’en 2015. Dans le même temps l’agglo relève son taux mutualisé de 7,45% à 7,75% en 2009.

 Pour la taxe d’habitation 2009.

Exemple (1) pris sur la valeur locative nette, après les abattements (général à la base, pour enfants et handicapé)

Val loc (1)

taux

commune

département

Taxe spéc

Frais état

total

               2850

2008

11%

                  6,53%

0,0283%

22 euros

523 euros

+ 2,5%= 2922

2009

11%

+ 14,7%= 7,49%

0,0283%

24 euros

564 euros

+                                                                                                   +41 euros + 7,84%

A cela va s’ajouter la redevance télé  de 116 à 120 euros =                                                    +    4   euros

                                                                                                             Total =                                               + 45   euros      + 8,60%

 

Vous pouvez lire les propositions de notre groupe au conseil municipal, pour éviter la hausse des impôts, sur www.petit-couronne-ensemble.fr

Par les élus de groupe Petit couronne Ensemble

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Published by Gérard Letailleur - dans commune
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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 16:59

Depuis l’annonce par le Président Sarkozy en septembre 2008 de la création d’une commission sur l’avenir de la poste, les choses se précisent. En décembre 2008 déjà, bien loin des promesses, le rapport Ailleret écartait toutes autres solutions en s’orientant vers la transformation en Société Anonyme du service public postal. En décembre dernier le président de la République tranchait pour l’avenir en avançant sur la voix de la privatisation:
«Ce sont les règles européennes, c’est pas moi qui les ai négociées, c’est ainsi» (18 décembre en visite dans les Vosges).

Ce n’est pas lui qui a finalisé le traité de Lisbonne, Ce n’est pas plus sous sa présidence que la France les 1er et 2 octobre 2007 en Conseil Européen a conclu et accepté l’accord politique qui conduit à l’ouverture du marché postal. Et à la directive en ce sens du 8 novembre pas lui non plus !!!. Mais alors c'est qui ?????

L'avenir de la poste à Petit Couronne, le 3 octobre sauvons le service public.

Dès les premières annonces, un élan unitaire a caractérisé l’action et les mobilisations des syndicats, des partis de Gauche et les associations d’usagers partout en France, pour la défense du service public postal, et pour le maintien de la Poste de proximité dans les quartiers populaires et dans les villages .Puisque que le président et le gouvernement répondent par le silence à sa demande de consultation des français, le comité national contre la privatisation de la poste auquel participe le Parti de Gauche propose l’organisation d’un Référendum.


Par ses militants, ses élus, le parti de Gauche s’est engagé dans cette bataille.
Sur le terrain nous nous investissons contre les baisses d’effectifs, d’amplitude horaire d’ouverture des guichets et les fermetures de bureau de poste. Notre attachement au tarif unique du timbre, à l’accessibilité à un pole public bancaire, à la distribution de la presse et à l’aménagement guidé par l’intérêt général et non la rentabilité nous donne mandat pour agir. L’offensive de cet été du conseil des ministres l’exige.

Une fois encore, c’est en plein été que le gouvernement a confirmé ses intentions. La nouvelle société anonyme, donc de droit privé aurait un «capital 100% public» dixit le ministre christian Estrosi. Dans le même temps ce changement de statut doit s’accompagner d’une recapitalisation de 2,7 milliards d’euros dans le but de moderniser l’entreprise à l’approche de l’échéance de la libéralisation totale du marché du courrier. Le premier janvier prochain la poste ne serait donc plus établissement public pour au 1 janvier 2011 être fin prête pour la  «concurrence libre et non faussée»
L’exemple de France Télécom n’est pas là pour nous rassurer. Les 58 % de fonctionnaires aujourd’hui dans l’établissement seront placés sous l’autorité du PDG. A France Télécom cela s’était traduit par le non remplacement de 4 départs à la retraite sur 5. En ce moment même, le gouvernement social-démocrate britanique ,qui met en œuvre un projet similaire, ne remplace plus 1 départ sur 3 à la Royal mail. Même M Thatcher n’avait  pas osé.
En Suède avec cette même évolution de 1993 à 2003 ce sont 1800 bureaux de poste qui ont fermé sur 2200 et le prix du timbre a augmenté 90 % .Malgré ç’a Posten a évité la banqueroute de peu en 2003.
Tout cela ne doit pas se faire en catimini, dans l’ombre des couloirs de la Commission européenne qui pousse chaque jour, un peu plus, au démantèlement des services publics et à la libéralisation de tous les secteurs d’activité. La poste est à nous, il est temps  que le peuple s’en mèle . La poste appartient à la nation. C’est à la nation de décider par une forte implication populaire et démocratique.

La poste est un bien commun de la patrie républicaine. C’est pourquoi  Le parti de gauche  lance aussi une campagne de soutien aux votes organisés le 3 octobre dans les communes par les acteurs locaux du comité national et les usagers.
Les élus du PG seront dans leurs collectivités et mandats respectifs pleinement engagés dans l’organisation de ce scrutin et la mobilisation unitaire (www.appelpourlaposte.fr ).
Parce que le parti de gauche est un parti de gouvernement: sur cette question comme sur celles du service public de l’énergie , du service public de l’eau outre la mise en place d’un pôle public bancaire nous annonçons la couleur :Les français sont prévenus. Un gouvernement de gauche devra rétablir  le service public postal.

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Published by Gabriel Amart - dans Politique
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 18:08

 

Le parti de Gauche allemand Die Linke d’Oskar Lafontaine et ancien secrétaire des sociaux-démocrates (SPD) a plus d'une raison de se réjouir. Dimanche soir 30 août, en Thuringe et en Saxe, deux Länder de l'ex-RDA, son parti s'est imposé comme deuxième force politique. Derrière la CDU d'Angela Merkel et loin, très loin, devant le SPD.

 

En Sarre dans cette petite région à la frontière française où il était candidat, Die Linke a engrangé 21,3 % des voix. Le résultat est inédit à l'ouest de l'Allemagne. Assurément, la gauche radicale est la grande gagnante de ces scrutins qui ont égratigné aussi bien la CDU que le SPD.

A un mois des élections générales, les scores obtenus par Die Linke  sont, bien sûr, encourageant et doivent conforter la démarche du Parti de Gauche en France et plus particulièrement la stratégie du Front de Gauche.

Un peu plus de deux ans après sa création, Die Linke démontre une nouvelle fois sa capacité à bouleverser le jeu traditionnel des coalitions: le SPD, en Sarre, va-t-il s'allier aux Verts et surtout à Die Linke, pour mettre fin à un gouvernement dominé par les chrétiens-démocrates et des SPD.  Pour l'heure, le flou demeure et les négociations s'annoncent longues.

Oskar Lafontaine tient sa revanche sur ses anciens camarades du SPD : il titille sur sa gauche ce parti devenu trop centriste à son goût, il exclut même une coalition avec les sociaux-démocrates au niveau fédéral, à cause de trop grandes différences idéologiques entre les deux partis.

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Published by Gérard Letailleur - dans Politique
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 15:52

 

 Je vous convie à regarder attentivement le documentaire de la TV Suisse Romande (un modèle en Europe pour les magazines d’information qui sont régulièrement primés par les jurys de professionnels) dont je vous joins le lien.

Cela vous prendra un peu plus de 30 minutes qui vous donneront la mesure de l’état de la presse en France. Mes confrères Suisses ont en effet décortiqué le système sarkoziste de surveillance et de main mise sur les médias français.
Essayez de ne pas trop tarder à le regarder car ce lien ne sera pas actif très longtemps.

Il vous suffit de cliquer sur le lien joint ci dessous.

               http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=673809#vid=10784729

 

A regarder avant qu'il ne soit trop tard : le lien ne sera actif que pour une durée limitée.

 

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Published by a voir TV suisse romande - dans Société
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 17:44

4 Aout 1789- 4 Aout 2009 : plus de deux siècles après ce "grand soir" égalitaire, la France paraît tout aussi corsetée, fractionnée et sclérosée par l'existence de privilèges.

La nuit du 4 au 5 août 1789 constitue la scène inaugurale majeure de l'histoire de la France. Trois semaines après la révolte parisienne et la prise de la Bastille. L'Assemblée constituante met à bas tous les privilèges de l'aristocratie, de l'Eglise et des provinces.

Le principe révolutionnaire de l'égalité de tous devant la loi est adopté. Il faudra de longues décennies et autres révolutions, pour que ce principe s'inscrive, dans la réalité sociale du pays.

Deux siècles après ce "grand soir" égalitaire, cela n'existe toujours pas.. .

Trois exemples parmi tant d’autres qui touchent à l'essentiel.

-Dans  l'entreprise, les polémiques sur les bonus, primes et "parachutes" divers, dont bénéficient certains dirigeants, ont démontré, de façon choquante, que la notion même de privilège n'y est pas un vain mot ;

-L'égalité devant l'école, établi par la République un siècle après le 4 août 1789, n'a pas davantage résisté aux logiques implacables de l'élitisme scolaire et social. Les diplômes les plus prestigieux sont trustés par les enfants des milieux les plus favorisés.

-L'égalité devant l'impôt a volé en éclats, sous l'effet conjugué des exemptions, "niches" et "optimisations" fiscales, et  du "bouclier fiscal", voté à l'été 2007,  qui a permis aux mille plus gros contribuables français de recevoir de l'administration, cette année, un chèque moyen égal à trente années de smic (350 000 euros)(1).
Comme en 1789, la question des "privilèges" se pose dans le domaine fiscal. Le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, a montré dans un  rapport qu’au-delà de 400 000 euros de revenus annuels, le taux effectif d'imposition diminue au fur et à mesure que le revenu augmente.

Ce phénomène, proprement scandaleux, s'explique par le développement des stratégies d'optimisation fiscale, qui permettent à certains de payer des conseillers, qui utilisent la moindre brèche dans le système fiscal afin de payer moins d'impôts. Il y a aussi l'accumulation des "niches fiscales" qui se sont multipliées depuis la seconde guerre mondiale, et surtout ces dernières décennies.

Toutes ces exemptions ajoutées les unes aux autres, fait que notre système fiscal actuel n'obéit  plus au grand principe de 1789 : "à revenu égal, impôt égal".

Là, comme ailleurs, les avantages exorbitants réservés à tel ou tel ne peuvent être vécus par les autres que comme de profondes injustices, c'est l'un des principes mêmes de la démocratie qui est en jeu.

Ce qui est à réinventer en 2009, c’est bien l’égalité devant l’impôt, voila un grand chantier que la gauche doit avoir comme objectif.

Une nouvelle nuit du 4 août est nécessaire.

1)       Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, a publié "Les Hauts revenus en France au XXe siècle : inégalités et redistribution" (Hachette, "Pluriel", 2006).

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Published by Gérard Letailleur - dans Politique
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 16:57

POUR UNE NOUVELLE EMANCIPATION

 De grands bouleversements sont à l’ordre du jour qui vont mettre a l’épreuve la société humaine toute entière. Notre époque est celle où se nouent en même temps une crise globale du système économique et un désastre écologique ; et où les tensions, conflits et contradictions s’aiguisent à l’échelle de la planète. La crise manifeste l’impasse que représentent le capitalisme et le modèle productiviste qui l’accompagne. En ce sens nous sommes confrontés à une crise de civilisation et pas seulement a un grand disfonctionnement du système qu’une cure de moralisation ou de régulation pourrait résoudre.

 Le « programme fondateur » du parti de Gauche doit prendre à bras le corps les défis posés à l’humanité, indiquer une vision de l’avenir, cerner les grands enjeux, dessiner les contours d’un projet de société, indiquer les leviers pour y parvenir, définir une stratégie. Il ne peut pas être le produit d’une élaboration en vase clos ; il doit faire l’objet de débats et de confrontations avec diverses histoires et cultures politiques, avec les expériences issues du mouvement social dans sa richesse et sa diversité.

 Dans ce contexte, le « mouvement ouvrier », les « gauches » ne sont pas en bonne posture. Ils sortent ébranlés par les défaites du siècle passé. La grande espérance révolutionnaire de dépassement du capitalisme qui avait émergé comme réponse à la barbarie de la première guerre mondiale a sombré dans le cauchemar bureaucratique et policier du stalinisme et de ses variantes. Les tentatives de transformation par les réformes progressives ont vu leurs protagonistes sociaux-démocrates finir dans la gestion du capitalisme libéral.

Dès lors, les idées de socialisme, de communisme, qui avaient symbolisé l’espérance du changement social, ont perdu la force d’entraînement que l’adhésion de dizaines de millions d’hommes et de femmes de par le monde leur donnait. Les mots eux-mêmes qui servent à les désigner ont été profondément dévalorisés.

Face à des droites qui ont trouvé un nouvel élan dans la contre-révolution libérale conservatrice de ces dernières décennies, c’est la désorientation qui domine à gauche.

Et pourtant, la crise actuelle du capitalisme fait taire les propagandistes de la « fin de l’Histoire ».

Le capitalisme libéral n’a pas débouché sur la nouvelle ère de prospérité promise. Les foyers de tensions et de guerres se sont étendues. Le désastre écologique et climatique qui s’avance met en cause la légitimité même du système dans les esprits les plus éloignés de la politique.

 Chacun le constate : tandis que la richesse et les biens produits augmentent, l’exploitation perdure et les inégalités se creusent, la souffrance au travail se développe et les fléaux sanitaires se multiplient.

Les ressources des sciences et des techniques se sont accrues, mais elles sont asservies aux objectifs mutilant de la marchandisation de tout.

Ces paradoxes interpellent nombre de consciences. La perception des dangers de la crise de l’écosystème et les impasses du capitalisme et du productivisme ont accru la disponibilité pour imaginer d’autres modèles de société pour le futur.

Nombreux sont celles et ceux qui voient bien que la sortie de crise que vise le capitalisme ne peut qu’aggraver la situation et les tensions.

Comment croire aux discours des principales puissances qui portent le libéralisme quant à leur volonté de trouver les voies d’une impossible « moralisation » de la globalisation financière grâce à une illusoire « nouvelle gouvernance ».

Comment admettre que pour toute réponse aux défis de l’histoire, les possédants aient pour seul projet de restaurer les profits évaporés en accentuant la surexploitation du travail et des ressources de la planète.

Comment supporter de les voir étendre sans cesse la sphère de la marchandisation, mobiliser leur énergie dans le seul but de conquérir de nouveaux marchés et de nouvelles opportunités de profit, se déchaîner pour de nouveaux objectifs de domination du monde.

Face à ces défis, les résistances s’organisent, des luttes se mènent, de nouvelles perspectives se cherchent partout dans le monde. Des avancées et des reculs ici et là ponctuent le moment. Pour l’heure aucune dynamique d’ensemble ne se dessine. Pour contribuer à l’émergence d’une issue positive pour la civilisation humaine, nous pensons que l’heure est à la refondation d’un projet tirant les leçons du passé et s’appuyant sur les potentialités nouvelles. L’heure est à la reconstruction d’une nouvelle gauche capable de faire la synthèse du meilleur des traditions du mouvement ouvrier, de l’écologie politique, des combats républicains et des nouveaux mouvements sociaux (féminisme, altermondialisme…) afin de porter une telle ambition.

 Dans cet esprit, nous organisons notre vision autour du mot qui la résume, à tous les niveaux d’échelle de la réalité, de l’individu à la société toute entière : EMANCIPATION. L’émancipation de l’être humain est un projet global. Il s’oppose point pour point à celui des libéraux qui vise au contraire à émanciper les forces aveugles du marché de toute contrainte politique et démocratique.

Dans l’émancipation, le point de départ et d’arrivée est la personne humaine. C’est cette dernière qu’il s’agit de rendre auteur de sa propre émancipation visà-vis des servitudes de l’ignorance, de la méséducation, de l’inégalité sociale, du règne de l’argent et de l’égoïsme, des dominations culturelles et symboliques, du consumérisme.

Dans notre pays, ces questions se posent avec acuité. La contre-révolution sarkozienne menace d’emporter le pacte social et républicain.

Les mobilisations sociales ne parviennent pas à fissurer le mur patronal et gouvernemental. La ratification du Traité de Lisbonne par les élites contre les peuples porte atteinte à la souveraineté populaire et à la démocratie. La gauche dans sa diversité n’apparaît pas en capacité d’incarner une alternative crédible.

Le PS aujourd’hui dominant s’oriente vers de nouveaux renoncements et des alliances au centre, sources de nouvelles décompositions.

Pourtant, l’ampleur des mobilisations sociales de ces dernières années et la conscience politique révélée par la victoire du Non au référendum de 2005 montrent qu’il existe de grandes potentialités pour ouvrir une autre voie.

Il y a urgence à faire surgir une alternative qui redonne l’espoir et permette de remobiliser les classes populaires de plus en plus gagnées par le désengagement électoral.

Pour cela, nous voulons reconstruire une perspective majoritaire à gauche sur des propositions de rupture avec le modèle libéral/productiviste.

Par la bataille idéologique et politique autour de ces propositions, nous voulons rassembler un bloc social majoritaire de toutes celles et ceux qui ont intérêt au changement progressiste.

La condition, c’est une dynamique à gauche pour changer les rapports de forces internes à la gauche, y battre la domination social-libérale, y faire prévaloir l’ambition d’une rupture transformatrice.

Le moyen, c’est d’abord le rassemblement de la gauche de transformation.

La méthode c’est son articulation aux luttes et au mouvement social, l’affirmation de son objectif majoritaire en s’engageant de façon autonome au 1er tour des élections, puis le désistement/rassemblement au 2ème tour pour battre la droite.

Le Parti de Gauche est un levier décisif et essentiel pour entreprendre cette refondation/reconstruction à gauche.

Mais nous ne prétendons pas y parvenir seuls. Nous voulons le faire en lien avec tous les courants politiques et les forces sociales qui partagent cette ambition.

Dans la perspective de notre congrès de fin 2009, nous voulons soumettre au débat de tous, nos réflexions pour l’élaboration de notre programme.

Nous organisons donc, dans la phase préparatoire de notre congrès, des échanges et des débats autour des éléments que nous versons à la réflexion collective. Notre objectif dans ces échanges est d’approfondir notre compréhension du moment que nous vivons et d’élargir le champ de nos propositions.

La tâche peut paraître écrasante. Comme les défis sont immenses ! Comme nos moyens semblent dérisoires ! Assurément. Mais qu’avons-nous de plus efficace que notre propre engagement pour que le futur se fasse avec nous ?

Vous souhaitez débattre avec nous, inscrivez vous sur "vensemble@aposte.net" nous vous inviterons à nos réunions

 

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Published by Contribution au débat public du Parti de Gauche - dans Politique
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