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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 23:31

Les mauvais coups de l’été.

Electricité, livret A, contraventions… tout ce qui change au 1er août.

 

Electricité : Le 1er août est chaque année une date fatidique pour les consommateurs qui voient le plus souvent leurs factures flamber. Les tarifs EDF augmentent de 5%, tandis que le taux de rémunération du Livret A plonge à 1,25%.

A Petit Couronne, un peu plus à payer, pourquoi ?

Le Maire en a rajouté en faisant voter par sa majorité municipale une hausse de la taxe communale qui passe de 8 à 8.12% en 2013, ce qui a un effet cumulatif.

Les hausses vont se poursuivent.aubry hollande même piéce

Quelques clients épargnés : ceux disposant de contrats de petite puissance, et ceux qui bénéficieront d’une réduction de l’abonnement qu’ils payent à EDF.

Cependant, le gouvernement a d’ores et déjà annoncé une nouvelle hausse de 5% au 1er août 2014 et ensuite ?

Livret A

Depuis le 1 août, le taux de rémunération du Livret A passe de 1,75 à 1,25%. Il en sera de même pour les livrets Bleu et le Livret de développement durable (LDD). Le taux du compte épargne logement chute lui à 0,75%. Rappelons que ce placement concerne pour l’essentiel les foyers a revenu modeste.(63,3 millions de livret avec un encourt moyen de 3795 euros)

Contraventions en Europe.

Changement de taille ce 1er août : Finie l’impunité pour les automobilistes français qui ne respectent pas le code de la route durant leurs vacances dans la péninsule ibérique. Les PV prennent désormais une dimension européenne et il faudra s’acquitter des amendes. (d’excès de vitesse, de passage au feu rouge ou de taux d’alcoolémie dépassé).

Gaz

Après les hausses spectaculaires, plus de 30%, bonne nouvelle, la facture de gaz va baisser de 0,45% en moyenne, mais cette mesure aura surtout une incidence pour les professionnels.

 

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 22:59

4 août 1789

Abolition des privilèges et des droits féodaux


Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux et de divers privilèges.

Ce moment de grande ferveur nationale s'inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française.

Fabienne Manière

La Grande Peur

L'abolition des privilèges est la conséquence inopinée de la prise de la Bastille. Dans les semaines qui suivent celle-ci, les paysans s'émeuvent. Ils craignent une réaction nobiliaire comme il s'en est déjà produit dans les décennies antérieures, avec la réactivation de vieux droits féodaux tombés en désuétude.

Une Grande Peur se répand dans les campagnes. En de nombreux endroits, les paysans s'arment sur la foi de rumeurs qui font état d'attaques de brigands ou de gens d'armes à la solde des «aristocrates». Le tocsin sonne aux églises des villages, propageant la panique.

Chauffés à blanc, les paysans en viennent à se jeter sur les châteaux des seigneurs honnis... tout en proclamant leur fidélité à la personne du roi. Ils brûlent les archives, en particulier les «terriers» qui fixent les droits et les propriétés seigneuriales. Parfois ils maltraitent, violent et tuent les «hobereaux» et leur famille.

Ces soulèvements inquiètent les privilégiés, au premier rang desquels les députés qui siègent à Versailles. À la différence des bourgeois, qui en appellent à la répression, les nobles, plus au courant de la situation, préfèrent l'apaisement. «Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête, s'exclame à l'Assemblée le duc d'Aiguillon, l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime».

Une décision soudaine

Le 3 août, une centaine de députés, ardents partisans de la Révolution, se concerte sur la stratégie à adopter. Plusieurs sont originaires de Bretagne. C'est le «Club breton» (futur club des Jacobins). Ils prennent en secret la résolution de détruire tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations. Il n'y a rien d'improvisé donc dans la séance qui va suivre...

Le lendemain soir, à huit heures, l'Assemblée, passablement troublée, se réunit et disserte sur les moyens de rétablir l'ordre. C'est alors qu'Armand-Désiré de Vignerod,duc d'Aiguillon (29 ans), qui compte parmi les chefs du Club breton, propose d'offrir aux paysans de racheter les droits seigneuriaux à des conditions modérées. Ce libéral est aussi la deuxième fortune de France après le roi.

Le vicomte de Noailles, un cadet de famille sans fortune, qui a participé à la guerre d'Amérique aux côtés de son beau-frère La Fayette, prend la parole à son tour et surenchérit. Il propose d'en finir avec les droits seigneuriaux, «restes odieux de la féodalité» selon ses termes. Il suggère rien moins que d'«abolir sans rachat» les corvées seigneuriales et autres servitudes personnelles.

L'objectif est de «faire tomber les armes des mains des paysans» selon le mot de l'historien Albert Mathiez. Mais le vicomte de Noailles s'exprime aussi au nom de ses convictions libérales, tout comme le duc d'Aiguillon et la plupart des autres aristocrates de l'Assemblée. Sa proposition déchaîne l'enthousiasme. Les nobles de l'Assemblée montent à tour de rôle à la tribune pour lui exprimer leur soutien. Les idées s'enchaînent à la volée. Le comte de Virieu propose ainsi de détruire les colombiers féodaux, dont les habitants se gavent de grain au détriment des paysans.

Le président Chapelier fait alors observer, non sans malice, qu'aucun membre du clergé ne s'est encore exprimé. L'évêque de Chartres monte à la tribune et propose l'abolition des droits de chasse, ce qui ne lui coûte rien mais pèse sur les nobles. Le duc du Châtelet dit à ses voisins : «L'évêque nous ôte la chasse ; je vais lui ôter ses dîmes». Et, montant à la tribune, il suggère que les dîmes en nature (impôts payés à l'Église par les paysans) soient converties en redevances pécunières rachetables à volonté.

Là-dessus, voilà que sont attaqués les privilèges des provinces. Le mot privilège vient du latin et désigne une «loi particulière» : il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières traditionnelles, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales.

Tout cela prend fin en cette nuit mémorable. Les représentants du Dauphiné, suivis par ceux de Bretagne et des autres pays d'État, provinces jouissant de privilèges, font don de ceux-ci à la Nation. Les représentants des villes font de même. Pour finir, un membre du Parlement de Paris proclame le renoncement à l'hérédité des offices (charges de magistrature).

Au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes. «Et le roi, messieurs, dit le marquis de Lally-Tollendal, fils de l'ancien gouverneur des Indes françaises, le roi qui nous a convoqués après une si longue interruption de deux siècles, n'aura-t-il pas sa récompense ?... Proclamons-le le restaurateur de la liberté française !».

Laissons à l'historien Jules Michelet le mot de la fin :

«La nuit était avancée. Il était deux heures. Elle emportait, cette nuit, l'immense et pénible songe des mille ans du Moyen Âge. L'aube qui commença bientôt était celle de la liberté.
Depuis cette merveilleuse nuit, plus de classes, des Français ; plus de provinces, une France.
Vive la France !»

Une application mesurée

Passé le moment d'euphorie, les députés prennent le temps de réfléchir. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte.

L'avocat Adrien Duport, ardent député, rédige le texte final. Il est voté et publié le 11 août au soir. Avec lui disparaissent à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres.

Certains autres droits féodaux, ceux pesant sur les terres comme les cens et leschamparts, devront toutefois être rachetés. À cette seule condition, les paysans pourront devenir propriétaires de plein droit de leurs terres.

Sitôt connue,  cette restriction suscite quelques désillusions dans les campagnes mais elle est abrogée quelques mois plus tard. L'ensemble des droits féodaux est irrévocablement aboli sans contrepartie ni exception par le décret du 25 août 1792, quelques jours après la chute de la monarchie.

Tous (ou presque) égaux

À la faveur de la grande séance parlementaire qui a vu disparaître d'un coup les distinctions de classe de même que les particularismes locaux, l'égalité de tous les citoyens devant la Loi devient la règle (aujourd'hui encore, elle est au coeur de tous les débats politiques). Les députés tirent les conséquences de leur vote en préparant une solennelle Déclaration des Droits en préambule à la future Constitution.

Ils font toutefois une exception au principe d'égalité en repoussant «l'abolition de l'esclavage des Nègres» dans les colonies, proposée par le duc François de la Rochefoucaud-Liancourt, adepte du progrès technique et de la philosophie des«Lumières».

Ce dernier, aristocrate éclairé, va tenter de suppléer à la ruine de nombreuses institutions caritatives de l'Église catholique, privées re revenus suite à la disparition des droits féodaux, en mettant en place un comité de mendicité. Mais ce comité ne résistera pas aux troubles de la Révolution, et à la fin de celle-ci, dix ans plus tard, les pauvres des campagnes et des villes auront vu leur condition se dégrader notablement.

A posteriori, la Nuit du 4 Août n'apparaît pas seulement comme une victoire de l'égalité civile. C'est aussi une avancée importante du centralisme administratif sur les us et coutumes locaux : en-dehors de la norme reconnue à Paris, il n'y a plus de légitimité.

On peut retenir cette conclusion d'Alexis de Tocqueville dans L'Ancien Régime et la Révolution : «Vous apercevez maintenant un pouvoir central immense qui a attiré et englouti dans son unité toutes les parcelles d'autorité et d'influence qui étaient auparavant dispersées dans une foule de pouvoirs secondaires, d'ordres, de classes, de professions, de familles et d'individus, et comme éparpillées dans tout le corps social».

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:22

Autoroutes: stop à la hausse des tarifs, retour dans le service public.

Seule une augmentation des tarifs autoroutiers pourrait compenser la hausse récente de 50% de la redevance domaniale, qui a

gonflé de quelque 100 millions d'euros cette taxe annuelle versée à l'État par les sociétés d'autoroutes, a déclaré le PDG de Vinci, Xavier Huillard.autoroute image

 

La Cour des comptes a dénoncé les augmentations importantes des péages autoroutiers, dues selon elle aux relations contractuelles déséquilibrées qu'entretient l'État avec les sociétés autoroutières depuis la privatisation en 2006. Remettre dans le domaine public les autoroutes, plutôt que de taxer toujours un peu plus les utilisateurs, nous semble la démarche à tenir, d’autant que certaines concessions arrivent à leur termes. Le gouvernement va-t-il s’attaquer à Vinci et autres consorts ? 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:10

A peine l'Accord ANI définitivement validé, une entreprise a aussitôt annoncé la fermeture de l'entreprise grâce à la procédure allégée de licenciements...

http://www.lamontagne.fr/photoSRC/bqViVeldaWelbKxCPNWs_pusXXdNGltxXD4uu1iw_sR0IkLcazbGupnwlQUaVQo_pWI48f0HY_sxYvETMFwM2diAkJo-_/la-monnerie-le-montel-greve-a-l-usine-elba-menacee-de-fermet_1202943.jpegExtrait de Médiapart.fr

Dans le Puy-de-Dôme, une salariée explique : « Si on m'avait expliqué ce que signifiait l'Ani, j'aurais été de toutes les manifestations comme pour les retraites en 2010. » Marie pleure en se mordant les doigts. Elle ne connaît « rien au droit du travail », n'a pas fait d'études. Lorsqu'au printemps dernier, les détracteurs de l'accord national interprofessionnel dit de « sécurisation de l'emploi » ont appelé les salariés à manifester dans toute la France contre ce texte qualifié de « casse sociale », cette ouvrière de la papeterie Elba à la Monnerie-Le-Montel dans le Puy-de-Dôme, ne s'est pas sentie « concernée ». Non syndiquée, en CDI depuis trente ans dans une entreprise en bonne santé, elle n'a pas jugé bon d'aller protester contre « ce cadeau de la gauche au Medef »...

 

 ...Ce n'est que ce lundi 8 juillet qu'elle a réalisé « la tragédie » que représente pour elle ce texte devenu loi le 14 juin dernier, après le feu vert du Conseil constitutionnel. Et notamment le décret qui bouleverse la donne en matière de licenciements économiques collectifs. Lorsque son patron, le groupe Hamelin, leader de la papeterie de qualité, a annoncé, à quinze jours des vacances, qu'il allait rayer de la carte dès le mois d'octobre leur usine ainsi que deux autres sites en France, à Troyes dans l'Aube et Villeurbanne dans le Rhône, soit deux cents emplois sacrifiés.

 

Hamelin n'a pas perdu de temps pour profiter des outils que lui confère désormais la nouvelle législation. Il n'a même pas attendu que les cadres hiérarchiques de l'administration du travail (les Direccte) soient, le 5 juillet, formés par leur ministère à ce Code du travail revisité par pans entiers. Dès le 2 juillet, soit au lendemain de l'entrée en vigueur de la mesure concernant les licenciements collectifs, il a déroulé en comité européen d'entreprise son plan de restructuration, invoquant la crise du secteur. Le 8, il en informait les salariés. 

 

Et la première réunion de négociation du plan social, prévue ce 25 juillet, intervient étonnamment à la veille de la date où l'usine ferme pour congés durant trois semaines, réduisant un peu plus le délai de deux mois déjà très court durant lequel le comité d'entreprise peut se retourner.

 

S'il voulait tuer toute velléité de lutte, Hamelin ne pouvait pas mieux s'y prendre. D’autant qu'en supprimant la possibilité d’intervention du juge des référés durant la procédure, la nouvelle loi désarme les représentants des salariés. Exit l'avocat qui pouvait suspendre en amont le plan, jouer la montre, gagner jusqu'à un an de répit. Quant au délai de deux mois, il ne permet plus à l’expert, éventuellement désigné par le comité d’entreprise, d’analyser sérieusement la validité du motif économique des licenciements comme par le passé. Désormais, seule l’administration du travail donnera un avis, lequel se limitera à juger la qualité des reclassements des salariés, sans aucune possibilité de contester le bien-fondé du motif économique...unilatérale de l'employeur –, elle aura 21 jours àcompter du 25 septembre pour homologuer ou non le plan.

 

En Auvergne, c'est le premier PSE qui découle de l'Ani qui a tant fracturé la gauche. Et c'est aussi un premier cas d'école en France pour l'administration de Michel  Sapin. Car la méthode comme le calendrier du groupe Hamelin, 454e  fortune de France selon le magazine Challenges, 3 000 salariés dans 21 pays, 700 millions d'euros de chiffre d'affaires, plus connue pour ses marques Oxford, Canson, Bantex, Super Conquérant, interrogent. Jusque dans les étages de la Direccte Auvergne où un proche du dossier reconnaît en “off” « un comportement de voyou où le minimum a été prévu en matière de congés de reclassement (4 mois au lieu de douze mois), d'indemnités supra-légales ». Ira-t-elle jusqu'à l'invalider ?...

Merci à Daniel de la FILPAC CGT pour cet art. de Médiapart.fr

DIM 21 JUI 2013
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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 21:21

 

A la demande de Karine Toquard et Tony Varacavoudin,  j'ai revêtu l'écharpe tricolore pour officier lors de leur mariage.mariage-tony-Karine.JPG

Deux citoyens engagés dans le vie local, Karine, professeur des écoles et Tony dans le monde sportif. Pour mon retour comme officier d'état civil délégué, mon retour a été l'occasion d'innover en plaçant les futurs mariés face à leurs amis, plutôt que de leur tourner le dos, comme il est coutune de la faire habituellement dans cette salle. Une initiative qui a séduit les nombreux amis présents et les mariés. Le changement c'est maintenant!

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:14

 François Hollande, et son intervention du 14 juillet.

 En évoquant la catastrophe de Brétigny S/Orge. Il en a tiré la conclusion qu'il fallait donner la priorité aux lignes classiques et a célébré la nécessité d'un grand service public du ferroviaire. 

Pourtant, les socialistes votent au parlement européen la dérégulation du ferroviaire !  
Le candidat du "changement c'est maintenant" a confirmé qu'il s'était mué en triste président de l'austérité.

Sûrement aveuglé par le soleil parisien, comme il le fait depuis un an, il a expliqué que la « reprise  est là ». Il est vrai que les critères sur lesquels s’appuie François Hollande sont confondants de bêtise : « je ne vais pas m’en plaindre (que les plus riches s’enrichissent), cela veut dire que l’économie est repartie ». Or, on observe à l'inverse depuis 2008 que les écarts de richesses ne cessent de s'accroître sans que cela n'implique le moindre  bénéfice économique pour le plus grand nombre, bien au contraire.IMG 1721  

 

Le Président de la République a également confirmé que la future réforme des retraites verrait immédiatement une augmentation de la durée de cotisation. Pour la première fois de l’histoire, un Président « de gauche » se prépare donc, dans les faits, à reculer l’âge de la retraite.
 
Ce 14 juillet n’avait donc rien d‘une fête révolutionnaire : il a été marqué par le cap maintenu sur une politique économique et sociale d’austérité! C’est maintenant à la mobilisation sociale de lui répondre, dès la rentrée de septembre. Ensuite, en Mars 2014, d’élire dans chaque commune des conseils municipaux de résistance à cette politique. Avant de confirmer un véritable changement de cap en Europe en Juin prochain à l’occasion des élections européennes.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:08

Excellent débat de très haut niveau. Ca fait plaisir de réfléchir et d'apprendre des choses. Sapir est intéréssant et précis mais il essaie de faire de la science humaine une science dure et pour l'instant beaucoup ont essayé sans résultat. Mélenchon très bon dans un esprit de synthèse des idées de Sapir avec les problèmes sociaux et géopolitiques. Un régal !

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 16:09

 Petroplus, l’Intersyndicale confirme le dépôt du dossier MURZUQ jeudi dernier en fin d’après-midi et analyse la situation. IMG 1714

 L’Assemblée Générale de Mardi 9 Juillet à 12h45 devant la raffinerie permettra de faire le point sur l’ensemble des contacts et dossiers en cours.

Précisions et analyse d’Y Scornet pour l’intersyndicale :

« Sur les Repreneurs :

Le dossier MURZUQ a bien été déposé jeudi 4 juillet en fin d’après-midi, même s’il reste à compléter. C’est juste un problème technique de traduction et validation des textes originaux. Cela a pris le WE à l’équipe et les compléments devraient être donnés ce Mardi 9 juillet.  

Le dossier Sub saharien avance mais nécessitera plus de travail de notre part sur l’étude de préparation de la période des travaux 

Position de l’Etat et des administrations

Il y a un certain « silence radio » qui fait penser (voir plus que penser) que certains responsables ne suivent plus le même chemin que nous sur la base de la défense du raffinage. 

Pour nous, cela a toujours été clair que nous nous battons pour nos emplois mais aussi pour la défense du raffinage, d’une politique industrielle et pour l’indépendance énergétique. 

Maintenant, il va sans doute falloir faire du bruit pour mettre chacun devant ses responsabilités.  

Les projets, dont celui de MURZUQ, sont solides et peuvent maintenir l’outil de raffinage. De toute manière, si certains ont pris la décision de nous tuer juste pour faire plaisir aux majors des compagnies du pétrole et contre l’intérêt de tous, nous sauront aussi afficher les responsabilités de chacun. 

En ce moment et vu le nombre de journalistes que nous connaissons, un bruit nous remonte que des ordres ont été donnés aux « chiens de garde » de la presse pour que l’on ne parle plus de nous, ou en tout cas pas pour une reprise. D’ailleurs, la même chose a été faite avec nos camarades de Florange, de PSA ou de Goodyear

Que l’on ne vienne pas nous dire que les dossiers sont vides sinon nous rendrons public les éléments constitutifs pour montrer à chacun ce qui n’est pas recevable pour la France.

Après nous avoir refusé les dossiers iraniens pour raison géopolitiques, va-t-on nous servir le même genre d’excuse pour la Libye quitte à se fâcher avec un nouveau pays ? Enfin, c’est vrai, la semaine dernière, nous (enfin eux) nous sommes fâchés avec la Bolivie et ce pour des conneries. »manif 18 Mars paris

Rendez-vous demain Mardi 9 juillet à 12h45 devant la raffinerie, restons nombreux en soutien à la lutte des Petroplus. On ne lâche rien !

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 18:31

Le Maire impose la modification des rythmes scolaires à Petit Couronne dès septembre 2013, contre l’avis des parents d’élèves.

62.85 % des familles ont participé à la consultation organisée par les associations de parents d’élèves sur la réforme des rythmes scolaires, et ont demandé le report de celle-ci, comme l’y autorise la loi, en septembre 2014. A 61.58%. Soit 596 enfants sur 948 concernés.photos-ecoles-003.jpg

Partout les conseils municipaux ont débattu de cette question, sauf à Petit Couronne !

Le Maire et sa majorité ont décidé seuls. Aucun débat n’a pu avoir lieu en conseil municipal sur cette question.
Les élus de « vivre ensemble àPetit Couronne » condamnent cette pratique monarchique d’un autre temps, regrettent que l’avis des parents et des enseignants soit ignoré, que le temps d’un dialogue nécessaire ne soit organisé pour la réussite scolaire de nos enfants. D’ailleurs, si tout le monde juge nécessaire une réforme des rythmes scolaires, seulement 18,6% communes, 22,5% des écoles, et 22,3 % des élèves seront finalement concernés dès la rentrée 2013. Une majorité écrasante de communes estiment que la réforme est loin d’être mûre et attendront 2014.

Partout où les quatre jours et demi ont été possibles cela s’est fait dans une logique de partenariat entre les parents, les enseignants, les élus, les associations.
D ’abord, il fallait organiser une large concertation sur le projet éducatif qui doit accompagnerl’organisation de la journée et de la semaine de l’enfant afin d’éclairer les parents sur les options. Puis aborder les meilleurs horaires pour sa mise en œuvre. Cette réforme se base sur un constat : des journées trop chargées pour les enfants. En réalité on allège les journées en heures d’enseignement, sans diminuer le temps de présence des enfants dans les locaux scolaires.
La semaine est alourdie d’une demi-journée supplémentaire de présence à l’école le Mercredi matin.photos-ecoles-004.jpg

La réforme prévoit des activités culturelles, artistiques et sportives, le Maire propose une garderie « récréative ?»
Alors, que l’état avait assuré une prise en charge jusqu’à 16h30 au moins dans le cadre d’une école gratuite, ici on terminera à 16h, ensuite il faut payer ! Tout cela pose aux familles qui travaillent à deux, de sérieux problèmes de garde et de coûts financiers supplémentaires.
La garderie récréative est proposée de 15h15, jusqu’à 16h00. Soit ¾ d’heures, où les enfants sont maintenus dans les locaux scolaires. Cela ne permet pas d’organiser une activité créatrice et éducative sérieuse, ni de rupture avec l’environnement scolaire habituel. La proximité des installations sportives (Boudehen, Duvivier, le stade Shell) permet de proposer aux enfants un dépaysement. De même la pratique d’activités culturelles et artistiques (théâtre, école de musique, bibliothèque) comme cela fonctionnait dans l’espace éducatif concerté mis en place depuis plus de 15 ans dans notre ville. Toutes les études et rapports des spécialistes en chronobiologie démontrent qu’il est nécessaire de déplacer les enfants afin de permettre une rupture psychologique avec les locaux scolaires.

L’Etat porte une responsabilité dans la mise en œuvre de cette réforme, les Maires peuvent avec l’appui de tous agir sur l’application de celle-ci pour en atténuer les défauts !

Le ministre avait l’occasion par cette réforme d’ouvrir aussi le chantier du métier de professeur des écoles, mieux prendre en compte les missions des enseignants du premier degré qui ont beaucoup évolué. Ils s’occupent de plus en plus d’enfants en situation de handicap, ont de plus en plus de temps de régulation et de concertation. Ces temps-là ne sont pas reconnus. Le Ministre aurait pu reconnaître ce travail et s’atteler à la situation salariale. La priorité au primaire, c’est aussi cela.

Réduire les coûts en réduisant les encadrements d’activités.photos-ecoles-001.jpg

L’état veut aussi économiser surl’encadrement quantitatif des enfants de moins de 6 ans qui passent à 14 enfants pour 1 animateur au lieu de 10 actuellement, et à 1 animateur pour 18 enfants de plus de 6 ans au lieu de 14 actuellement. Le conseil d’Etat vient de contester ce projet, qui fait aussi l’objet d’âpres discussions avec la Caisse d’Allocations Familiale, l’Etat cherchant des ressources pourfinancer une partie de sa réforme scolaire. Nous y voyons une nouvelle dégradation de l’encadrement des enfants en qualité et sécurité, toujours pour réduire le coût.

Nous voyons bien, qu’une réflexion et un débat approfondis pour une mise en place à la rentrée 2014 était bien préférable à la précipitation arbitraire du Maire d’imposer celle-ci au 1er septembre 2013

Sans doute l’objectif principal du Maire est de profiter de la carotte financière de l’état qui attribue 50€ par enfant aux communes qui s’engagent dès le 1er septembre 2013, sans d’ailleurs s’engager sur 2014.

L’éducation et l’avenir de nos enfants vaut mieux qu’un simple raisonnement mercantile.

S’il y a une telle résistance, c’est que la réforme est mauvaise et pleine de dangers

Alors que le conseil supérieur de l’éducation qui regroupe des représentants syndicaux et des parents d’élèves ont rejeté ce décret sur les rythmes scolaires, le Ministre et certaines communes ont choisi de faire passer cette réforme en force.
S’il y a une telle résistance, c’est que la réforme est mauvaise et pleine de dangers. Elle ouvre la voie à une école à la carte et à une territorialisation de l’éducation. En rejetant dans le temps périscolaire des activités et des apprentissages, l’école publique sera dépendante de la volonté et des moyens des collectivités locales.

C’est clairement une remise en cause du caractère national de l’école, le principe de gratuité et donc le caractère obligatoire de l’école qui en découle.

Les Conseillers Municipaux: Gérard Letailleur, Evelyne Leray, Christian Fillatre

Retrouvez-nous sur le site www.partidegauche-rouensud.fr

Téléchargés nos explications au format .pdf :

Page 1 Page 1

Page 2 Page 2

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 22:15

Comme il est venu l’annoncer en Assemblée générale du personnel, Murzuq Oïl, annonce Jeudi 4 juillet le dépôt d’une offre de reprise de Petroplus avec le groupe Hyundai, pour la raffinerie de Petit Couronne.photo Petro+ armada

 Les salariés soutiennent le projet. Selon un communiqué signé du dirigeant du groupe Murzuq Oïl, Mabrouck Getty, l'offre est présentée avec "une garantie financière solide et Hyundai chargé d'effectuer les travaux de remise à niveau" de la raffinerie.

Alors que notre groupe Petit Couronne Ensemble au conseil municipal de Petit Couronne Jeudi 27 Juin proposait une motion de soutien à la poursuite du maintien de l’activité de raffinage, par des repreneurs qui pour nous existent ou en leur absence par une nationalisation.

Le Maire et sa majorité, repoussait cette motion, expliquant qu’il n’y avait pas de dossiers solides de repreneurs, qu’il fallait passer à autre chose et qu’une étude était engagée par l’état, la région, le département et la CREA pour préparer un autre avenir du site ! Lequel ? Des bruits circulent. Plate forme de distribution d’énergie, méthanisation pour recevoir les déchets de l’ile de France, etc.

Défendre l’indépendance énergétique de la France, les milliers d’emplois qui en dépendent, rien dans le propos du Maire, à l’image des socialistes qui dirigent toutes les collectivités et l’état, pour eux, le personnel a eu un bon PSE, que veulent ils de plus ?

Ils non rien comprisIMG 1714

Les petrolus ne se battent pas pour avoir un bon chèque, ils se battent pour l’emploi et l’avenir du raffinage en France. Malgré les déclarations de certains « responsables » disant qu’il n’y a aucun projet de reprise en tant que raffinerie, l’Intersyndicale, continue à travailler dans le sens du maintien du raffinage. Parle, justement, d’avenir industriel pour la France et d’emplois pour nos enfants.

Aujourd’hui, il existe bien plusieurs dossiers de reprise, dont celui de Murzuq.

Il n’est pas question que des nouvelles barrières soient mises pour empêcher la cession industrielle et tout refus devra être clairement expliqué avec les pièces justificatives à l’appui. Les salariés soutiennent les candidats à la reprise et en premier lieu l’équipe mise en place par Murzuq. Son projet est une chance énorme pour le site, pour la France et pour les échanges entre nos deux pays, estiment-ils.  

Il y a quelques jours, le préfet de Haute-Normandie, Pierre-Henry Maccioni, avait affirmé qu'il n'existait aucune offre de reprise. "Ce n’est pas des discours de repreneurs potentiels qui font une reprise en bonne et due forme. Il faut un projet crédible au plan industriel, financier, et il faut du pétrole. Pour l’heure, aucune proposition ne va en ce sens… Mais si une telle proposition était faite à l’administratrice, on la fera expertiser. Gare à l’instrumentalisation, à la manipulation !", disait alors le préfet à l'issue du quatrième comité de pilotage de Petroplus.

L’état est devant sa responsabilité.

Il existe des repreneurs qui annoncent clairement leurs possibilités techniques, financières et d’approvisionnements en pétrole pour faire vivre la raffinerie et la développer. Alors, l’état doit faciliter cette reprise, lever tous les obstacles administratifs pour permettre cette reprise. Si cela n’était pas fait, nous pourrions clairement en déduire, comme vient de le dire la ministre démissionnée D Batho, que le gouvernement se couche devant l’oligarchie financière et les majors de l’énergie qui veulent empêcher le redémarrage de cette raffinerie, afin d’éviter toute concurrence  pour importer leurs produits finis. Organiser ensuite une certaine pénurie d’énergie en France en vue d’obtenir l’exploitation des gaz de schiste sur le territoire.

 

Mardi 9 Juillet, l’Assemblée Générale du personnel se tiendra, comme chaque semaine, l’annonce du dépôt d’un dossier de reprise qui vient d’être faite par Murzuq, va peut être refaire venir certaines têtes qui avaient disparues depuis l’annonce de la liquidation et du PSE. 

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