Société

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 23:57

Le groupe Financier suisse Petroplus reste muet sur l'avenir de trois  raffineries : Petit Couronne, Anvers et Cressier en Suisse, qui ont été mises à l'arrêt au début du mois.

Pour l’intersyndicale de Petro-plus (CGT, CFDT, CFE/CGC) :IMG 1714

Aujourd'hui comme hier, une seule alternative  trouver un repreneur, pour cela l’état doit réquisitionné l’outil de travail et mettre en place une politique d'égalité de traitement entre les produits raffinés en Europe qui respecte les normes environnementales et de sécurité et les importations de produits finis venant de pays sans normes et faisant du dumping social.

La rencontre des syndicats avec le ministre de l’industrie Mardi 17, n’apporte aucune réponse à l’attente des salariés qui ne savent même pas s’ils seront payés après le 20 Janvier. Le silence et l’absence de Petroplus est un scandale !

La capacité de raffinage français a été réduite de 25% en 18 mois. Réduction de capacité à Gonfreville, fermeture de Total-Flandres et de Pétroplus-Reichstett, mise sous cocon de Lyondel Basel-Berre.

Aujourd’hui s’ajoute  la raffinerie de Petit Couronne. Cette situation se traduit par une augmentation insupportable des importations notamment de gasoil qui arrive de pays non soumis aux contraintes environnementales. IMG_1721.JPG

Alors aujourd’hui 2000 personnes ont apportés leur soutien aux salariés de petroplus en lutte pour leur emploi, mais aussi pour sauvegarder l’indépendance de notre pays en matière énergétique.

 Dans le même temps Jean Luc Mélenchon était en meeting en Alsace et termine son discours en pensant aux solutions pour mettre fin à la casse de nos usine,; lire ci dessous:

Un dernier couplet contre la «définanciarisation de l’économie française»,pour la «planification écologique» et le «partage des richesses».Appelant à une «révolution citoyenne» en France, Mélenchon répète sa proposition d’un «droit de préemption» pour les «travailleurs» qui veulent créer une coopérative lorsque leur entreprise doit fermer et celle d’un«droit de veto suspensif» au comité d’entreprise lorsque la boîte fait des bénéfices. «On ne laisse plus partir une seule usine! Une seule machine!»,finit-il avant de rendre hommage à Jean-Jacques Rousseau… Et de citer Victor Hugo et ses Misérables: «J’effaroucherai le bourgeois peut être, mais je réveillerai le peuple». Conclusion du «républicain»: «Dans le drapeau français, il y a du rouge. Et le rouge est ici.»

 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Société
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 18:59

IMG 1688buffet-melenchon-piquet-1.jpg                 Jean Luc apporte son soutien aux salariés

IMG 1389J’étais présent une nouvelle fois en ce début d’année avec les salariés de Pétroplus, à leur assemblée générale lors de laquelle ils ont confirmé la poursuite du blocage des produits raffinés et l’intensification de leurs démarches auprès des pouvoirs publics et des politiques.

Lorsque j’écrivais dans ce blog le 23 octobre dernier, que la raffinerie de Petit Couronne était menacée de fermeture ,  j’espérais me tromper. Hélas nous sommes face à cette réalité qui menace 550 salariés du site et plus de 2000 emplois sur la région.

J’ai  plusieurs fois, écrit mon inquiétude sur le rachat  par Pétroplus de plusieurs sites exploités par Shell. Ce  groupe essentiellement financier, n’est que le paravent d’une stratégie de restructuration menée par les grands groupes pétroliers qui délocalisent en direction des pays à faible coût de main d’œuvre et où les règles environnementales demeurent très faibles.

Pétroplus devient une affaire d’état qui impose des réponses politiques fortes.

Les visites faites ou à venir de plusieurs candidats à la présidentielle d’avril prochain le prouvent.

Il est inacceptable d’avoir laissé prendre le contrôle de cinq raffineries en Europe par un groupe de spéculateurs financiers qui ne peuvent même plus faire face à leurs responsabilités industrielles et sociales.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Il ne s’agit plus d’aide publique, mais de prise de contrôle public sur le secteur de l’énergie, comme le préconise le Front de Gauche, qu’il faut décider très vite, afin de préserver notre industrie.

Les grands groupes pétroliers ont saucissonné leurs activités, il faut donc regarder de manière globale l’activité pétrolière pour apprécier sa rentabilité. En effet des profits colossaux sont générés en l’amont des raffineries (extraction du pétrole) et en aval (distribution et commercialisation des produits raffinés).

 Au moment où le gouvernement parle d’un grand sommet social face à la situation catastrophique du chômage, la situation de Pétroplus  devient un test. Prendra t’il la décision de reprendre la main sur nos outils industriels ? Mettra-t-il de l’ordre dans le secteur bancaire afin de mettre l épargne au service de l’économie réelle et non des spéculateurs ?

La raffinerie de Petit Couronne est en mesure d’assurer sa rentabilité, à condition d’adopter très vite, en Europe des taxations sur les produits importés lorsque leur production ne respecte pas les règles environnementales et sociales obligatoires chez nous.  Des propositions que seul le Front de Gauche affiche clairement dans son programme.

A suivre,

« La nouvelle est presque passée inaperçue. Pourtant, elle est significative. Deux investisseurs particuliers ont en effet pris une participation récemment dans Pétroplus Holding. Tout d'abord, Capital Group a annoncé une participation de 3,53% à fin novembre. Ensuite, le 13 décembre, cela a été au tour de Nicolas Mathys de divulguer l'acquisition de 3,06% des actions. Nicolas Mathys s'est spécialisé dans l'investissement d’ entreprises en redressement ou susceptibles de l'être. Que vient il faire chez Pétroplus ? Très difficile d'y répondre, mais l’affaire est à suivre ! »

 

 

 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Société
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 00:44

Elle était venue à Petit Couronne, Danielle Mitterrand nous a quittés ce 22 novembre 2011.

Les déclarations des uns et des autres vont bon train depuis sa disparition, chacune elle n’est pas dénuée d’intentions réelles, fortes et sincères, d’autres ne sont que formelles. Moi, mes pensées iront d’abord à sa famille qui a perdu une femme exemplaire, à plus d’un titre.

Une femme de conviction, de combat, avec des convictions fortes pour la justice, le partage des richesses, l’égalité des droits.

Une femme moderne  et indépendante qui  comme première dame de France a su rester simple, active  dans les actions humanitaires et pour la liberté d’expression des peuples.mitterrand photo retouché

Elle m’avait fait l’honneur de venir à Petit Couronne inaugurer l’avenue François Mitterrand, sa simplicité, sa lucidité, ses engagements et convictions nous en avons discuté pendant le repas servi à la Grange des Tourelles ce jour là.

J’ai eu l’occasion de la rencontrer à nouveau le dernier weed end du mois d’août de cette année à l’occasion des rencontres du Parti de Gauche et Front de Gauche à Grenoble. Elle était venu participer au débat sur le retour en service public de l’eau, l’eau pour tous, le partage et l’accès pour tous à ce bien indispensable reste d’une actualité urgente.

Son engagement, ses convictions sont toujours restés les mêmes, elle militait pour une gauche réellement de gauche, elle  était une indignée, face à la finance qui écrase les peuples, au capitalisme libéral qui développe les inégalités et saccage les biens communs de la planète. Son combat est aussi le mien, aujourd’hui  je suis triste d’avoir perdu cette combattante. Jusqu’à ses 87 ans elle a toujours soutenu le même combat, fidèle à ses convictions, encore un exemple ! Merci, Madame Danielle Mitterrand pour les leçons d’humilité, de conviction et de courage que vous avez incarnées.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Société
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 16:40

Coup dur pour l’emploi en Haute-Normandie : le pétrolier Petroplus veut fermer les unités de fabrication d’huiles de base de sa raffinerie à Petit-Couronne. Cela entraînerait la suppression de 120 des 550 emplois du site. Le groupe a décidé de suspendre les travaux de préparation du Grand arrêt de maintenance prévu début 2012. D’un montant de 25 M€, ces travaux sont obligatoires, tous les six ans, sur les unités en fonctionnement dans l’industrie pétrolière. Une première perte d’activité pour les entreprises qui assurent la maintenance.

Cette restructuration est rendue nécessaire par "les lourdes pertes d’exploitation subies par le site depuis 2009", d’après le groupe Suisse, qui dit poursuivre ses efforts pour améliorer les performances de ses raffineries. "Il est devenu clair que la raffinerie de Petit-Couronne nécessite d’autres changements structurels pour augmenter significativement sa capacité concurrentielle sur un marché très disputé", précise Jean-Paul Vettier, directeur exécutif de Petroplus dont le siège est à Zoug en Suisse centrale.

Les élus du personnel informés officiellement jeudi 27 Octobre des intentions du groupe auront le projet final de reconfiguration à l’issue des discussions, dans six semaines. Mais, les syndicats ont d’ores et déjà indiqué qu’ils s’opposeraient à cette restructuration qui va à nouveau "affaiblir" le raffinage français.

Les mauvaises nouvelles se sont accumulées dans le secteur : la raffinerie de Dunkerque (Total) est devenu un dépôt pétrolier, celle de Reichstett (Petroplus) a fermé ses portes tandis que celle de Berre (LyondelBasell) est en sursis pour quelques mois. En 1980, on comptait 23 raffineries en France, aujourd’hui il en restent une dizaine. L’absence de stratégie du gouvernement pour garder nos industries et notre indépendance énergétique, misent à mal par les importations en provenance des gigantesques raffineries construites par les groupes pétroliers sur les lieux d’extraction du brut où les contraintes environnementales n’ont rien à voir avec les nôtres, fragilisent encore un peu plus nos raffinerie, celle de Petit Couronne ouverte en 1929 juste après le vote de la loi de 1928 organisant une protection de cette industrie en France, est aujourd’hui menacé d’une restructuration qui mettra probablement en cause son existante à moyen terme, si une politique volontariste de l’état n’est pas mis en œuvre rapidement. Plus que jamais un grand service public de l’énergie doit être une priorité pour la nation. Le front de gauche et son candidat JL Mélenchon est le seul à affirmer cette nécessité aujourd’hui.

 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Société
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 23:54

Aux arbres, citoyens !

Après France télécom et début juillet un employé à Petit Couronne, 4 suicides depuis le mois de juin à l'ONF. 24 depuis 2005... Des chiffres qui font froid dans le dos.

Une politique irresponsable du gouvernement dans la gestion des forêts françaises. La surexploitation insensée de nos forêts mène inexorablement à l'abandon d'un patrimoine certes fragile, mais néanmoins indispensable au maintien de la biodiversité, de l'équilibre climatique et de la qualité de l'air.

La rentabilisation productiviste du secteur forestier semble être désormais le seul souci de nos dirigeants, conduisant à des baisses drastiques des effectifs et à terme, à la privatisation larvée de ce secteur. Ces objectifs provoquent un mal-être grandissant parmi les employés de l'ONF, malaise qui n'est évidemment pas étranger à cette vague de drames humains. Lorsque délibérément, on abat un poste sur cinq depuis 10 ans, et qu'on prévoit d'en supprimer 700 de plus à l'horizon 2016, comment s'étonner des réactions désespérées des travailleurs de la forêt devant la destruction programmée de leur milieu de travail ? Car on ne choisit pas par hasard d'être technicien-forestier. La passion induit l'orientation, ici plus qu'ailleurs.

Face à la réaction pour le moins désinvolte de la Ministre de l'environnement, le Parti de gauche se déclare solidaire des personnels durement touchés par les gestes irréversibles de leurs collègues.

Suicide d’un employé municipal à Petit Couronne: Le 8 juillet dernier  plus d’une centaine des personnels municipaux et d’habitants ont rendu hommage en réclamant des explications  et la lumière sur le suicide de Laurent Mille dans son atelier. (Voir notre communiqué sur ce blog début juillet). Le lieu de son suicide interroge, une enquête judiciaire permettra nous l’espérons de comprendre les raisons d’un tel acte. Une lettre contient-elle l’explication sur son geste ? Les syndicats ont signalé une ambiance tendue et un mal être  au travail exprimés par différents employés avec de nombreux arrêts de travail, comment s’étonner là aussi d’une réaction désespérée, lorsque l’absente d’écoute est ressentit comme du mépris. Nous constatons deux mois après le drame qu’aucune information du Maire au conseil municipal ou dans l’hebdo municipal diffusé quelques  jours après cet événement dramatique, n’a eu lieu.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Société
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