Samedi 18 février 2012
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Il y a urgence et il ne s’agit pas seulement de se défendre contre le durcissement des politiques d’austérité. Dans les coulisses d'une campagne électorale
où la menace de la crise fait converger les deux principaux candidats vers des mesures bien voisines, se prépare un véritable « coup d'État » qui frappera d'abord la démocratie chère au peuple
français. Tous les autres peuples de la zone euro seront ensuite soumis à la même moulinette.
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Il y a urgence et il ne s’agit pas seulement de se défendre contre le durcissement des politiques d’austérité. Dans les
coulisses d'une campagne électorale où la menace de la crise fait converger les deux principaux candidats vers des mesures bien voisines, se prépare un véritable « coup d'État » qui frappera
d'abord la démocratie chère au peuple français. Tous les autres peuples de la zone euro seront ensuite soumis à la même moulinette.
Afin de créer le dispositif en spirale visant à faire payer par les salariés (et surtout les 53 % des couches populaires
d'ouvriers et employés et les 24 % des couches moyennes intermédiaires) l'entièreté de la dette créée par la spéculation financière des patrons du capitalisme, l'Assemblée nationale est convoquée
en procédure d'urgence le 21 février 2012 pour ratifier le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) et pour modifier l'article 136 du Traité sur le fonctionnement de l'Union
européenne (TFUE, deuxième partie du Traité de Lisbonne) (1).
Que disent nos « politiques » ? Nicolas Sarkozy propose des référendums dans un prochain quinquennat alors qu'il s'apprête à
créer la dictature financière dans les jours qui viennent. C'est donc une imposture.
Tout parlementaire qui ne vote pas contre ces textes participera à une forfaiture. L'hypocrisie de l'abstention ou du refus de
vote participera de la même forfaiture.
De quoi s'agit-il ? Ceux qui prônent la concurrence libre et non faussée comme le seul moyen à ce jour de protéger un ordre
social « juste » — les ordo-libéraux — sont tout simplement en train d'organiser l'effondrement, le krach de la démocratie et de sonner la fin de la souveraineté
populaire.
Nous savons depuis l'intervention de Pierre Mendès-France le 18 janvier 1957 à l'Assemblée nationale (2) que le processus de
la construction européenne du Traité de Rome était liberticide et préparait la dictature économique et financière couronnée par le Traité de Lisbonne : nous arrivons à l'achèvement du processus
avec les projets de MES (adopté par les dirigeants des États le 2 février) et du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG, adopté par
les dirigeants des États le 30 janvier dernier).
Nos dirigeants espèrent ainsi définitivement soumettre les peuples à l'oligarchie financière.
Si ce texte est voté, il faudra, à partir du 1er mars 2013 se soumettre aux diktats austéritaires du TSCG pour avoir un droit
d'accès aux 700 milliards d'euros du MES. Doté de la personnalité juridique, le MES n'aura aucun compte à rendre aux citoyens des peuples, aux parlements nationaux, ni même au Parlement européen.
Seule la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sera juridiquement au-dessus de lui. La CJUE et le MES seront installés à Luxembourg, nouvelle capitale (non de droit, mais de fait) de
l'Union européenne, regroupant alors les pouvoirs suprêmes des nouveaux dictateurs. Des autres instances de l'Union européenne, seule la Commission européenne de Bruxelles verra ses prérogatives
augmenter, tout en étant soumise au pouvoir suprême installé à Luxembourg. Donc après avoir perdu la souveraineté monétaire, voilà que l'on nous propose de perdre la souveraineté
budgétaire.
Parce que tout cela est en contradiction avec l'article 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août
1789 (3), les citoyens auront à coeur de ne pas être bernés comme à l’issue du référendum de 2005.
Signez la pétition ci-dessous, interpellez les forces politiques et vos représentants.
Et exigeons des candidats à l’élection présidentielle qu’ils prennent parti contre ce déni de démocratie
!
Pour SIGNER aller sur le lien: www.gaucherepublicaine.org
Par Gérard Letailleur
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Jeudi 16 février 2012
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Motion de notre groupe" Petit Couronne Ensemble." adoptée au conseil municipal du 14 février. 
Depuis quelques mois, les salariés de la raffinerie de Petit Couronne luttent pour sauver l’emploi. Le conseil municipal du 14 février salue et
soutient leur action, qui nous concerne tous.
L’annonce par voie de presse la veille du jour de l’an 2012 d’une faillite, sans même avoir informé le personnel au préalable illustre le mépris d’un
capitalisme financier, qui passe avec ses fonds de pension, prend sa plus-value et repart, un vrai scandale !
La lutte des salariés de la raffinerie de Petit Couronne est devenue une affaire d’état et impose des mesures rapides, fortes dans trois
directions.
Mettre fin aux paradis fiscaux qui échappent aux règles sociales et fiscales et qui permettent aux fonds financiers spéculatifs de jouer en bourse,
d’empocher des plus-values énormes et de disparaître aussi vite, au mépris de l’Humain.
Mettre fin à la réduction de nos capacités de raffinage en France qui met en cause notre indépendance énergétique, par l’importation croissante de produit
finis venant de pays qui ne respectent pas les mêmes règles sociales et environnementales que nous imposons ici.
Cette pratique, constitue une atteinte à la concurrence équitable, détruit nos emplois, nos industries, porte atteinte à l’environnement de la planète et
permet au grand patronat de remettre en cause tous les acquis sociaux.
Remettre l’Humain d’abord au cœur des projets économiques. Les salariés de la raffinerie de Petit Couronne posent d'ailleurs clairement la question de la
responsabilité politique de l’état. Ça suffit, tous les citoyens sont concernés.
Le conseil municipal soutient trois mesures portées par les syndicats qui s’imposent :
1) Pour sauvegarder nos industries, il convient de mettre en place très vite en Europe et en France des visas sociaux et environnementaux,
pénalisant les importations ne respectant pas les mêmes règles sociales et environnementales.
2) Pour retrouver un accès équitable et républicain à l’énergie (ELECTRICITE, GAZ, CARBURANT, FIOUL) il devient urgent de construire un
grand pôle public de l’énergie. Il permettra un contrôle citoyen, la sauvegarde de notre indépendance énergétique, le contrôle, la régulation et l’égalité des prix sur tout le
territoire.
3) Pour assurer durablement la vie de la raffinerie de Petit Couronne, l'Etat doit réquisitionner l’outil de travail, aider à trouver un
repreneur industriel qui maîtrise la filière pétrolière, de la matière première à la vente. Interdire le saucissonnage que les grands groupes pétroliers pratiquent depuis plusieurs années
en allant chercher les profits maximums en amont ou en aval des raffineries.
Le conseil municipal de Petit Couronne, demande à l’Etat d’agir sans attendre dans ces trois directions.
Le conseil municipal soutient l’action de l’intersyndicale et la lutte des salariés de la raffinerie de Petit Couronne. Il prendra toutes les
dispositions sociales et financières nécessaires pour aider les salariés et les familles de la raffinerie ou des entreprises sous traitantes qui sont ou seront socialement et financièrement
touchés par la situation.
Rendez vous Vendredi 17 février à 12H30 pour AG du personnel et lundi 20 février à 12H pour un soutien des populations de Petit et Grand
Couronne.
Par Gérard Letailleur
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Mercredi 15 février 2012
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15:01
Communiqué de Eric Coquerel, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon
On aimerait pouvoir concentrer nos critiques sur l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, mais décidément François Hollande fait
fort. Après avoir salué les plans d’austérité en Grèce dimanche, voilà qu’il fait tout pour rassurer “la city” dans un interview au Gardian le 13 février. Résultat : il inquiète
un peu plus la gauche. Pensait-il que les électeurs de gauche ne savaient pas lire l’anglais ? En tous les cas, ses propos, s’ils ne les désavouent pas, sont désespérants. Se
référant à Tony Blair, François Hollande explique qu’on pouvait comprendre les craintes en 1981 lorsqu’en pleine guerre froide François Mitterrand avait nommé des ministres
communistes au gouvernement. Mais, ouf, aujourd’hui “il n’y a plus de communistes en France”. Mieux “la gauche a gouverné pendant 15 ans pendant lesquels elle a libéralisé
l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation”. Il s’en vante alors que c’est cette politique qui entraine aujourd’hui l’Europe à la catastrophe.“There is no
big fear” conclue le candidat du PS. Avec de telles ambitions, c’est sur que la finance peut être rassurée... On peut se demander s’il y a bien encore un candidat socialiste dans
cette campagne. On aura en tous les cas compris qu’il n’est qu’une assurance pour une politique de gauche : le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon.
Le peuple de Gauche, socialistes au Parti de Gauche et Communistes au PCF, est avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais qui luttent contre cette Europe de la finance, ils existent!
Pendant ce temps, Hollande, lui cherche à rassurer à Londre la finance. Comment un vrai socialiste peut il se reconnaitre derriére un tel candidat ?
Par Gérard Letailleur
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Dimanche 12 février 2012
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01:39
Par Gérard Letailleur
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Jeudi 2 février 2012
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12:14

Alors que les salariés manifestent à Paris devant le siège de l’Union Française des industries du Pétrole. Sur France Info,
Eric Besson indique ce matin sur France Info qu'il espère pouvoir annoncer d'ici à 15 jours un redémarrage de la raffinerie de Petit-Couronne.
Goldsmith Group, un investissement contrôlé par Clemens Vedder, indique être intéressé par l'acquisition des cinq raffineries
de Petroplus, mais ne fournit aucun élément sur le montant qu'il serait prêt à débourser. Ce groupe a déjà annoncé ses intentions d'acquisition dans les procédures d'insolvabilité engagées en
Allemagne, Grande-Bretagne, en Suisse et engage un examen des comptes sur les sites en France.
Cette annonce fait suite à celle de l'homme d'affaires Gary Klesch, président de ce groupe qui regarde le dossier de Petit-Couronne.
La préoccupation de tous est de faire repartir la raffinerie très vite, car elle
ne peut rester longtemps à l'arrêt sinon le redémarrage est très coûteux. Le cabinet d'Eric
Besson précise qu'il s'agit bien de « l'annonce » d'un redémarrage par contrat ponctuel et non d'une
solution finale de reprise qui va prendre un peu plus de temps. Sur ce point, plusieurs pistes sont à
l'étude, il n'y a pas qu’une seule offre, ce sont les administrateurs judiciaires qui les instruisent et c'est le tribunal de commerce qui, à la fin, décidera. A ce moment là, nous verrons et nous serons prêts à mobiliser les moyens financiers de l'Etat », précise le ministre de l’industrie.
La lutte reste donc plus que nécessaire, les
annonces de repreneur éventuel donnent un peu d’espoir, mais attention ! Rien n’est fait et les conditions d’une reprise durable restent à connaitre
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Par Gérard Letailleur
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