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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 20:40

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L’année 2012 risque t’elle d’être l’année où le système capitaliste s’écroule sur lui-même. Irons-nous vers le précipice avec la perte de l’essentiel de tous les acquis sociaux des deux derniers siècles. Les mois qui viennent de s’écouler nous laissent sans voix et sans ambition. Le capitaliste, seule solution selon les tenants du système, est en train de s’effondrer.

Cette crise, ce n’est ni la première ni la dernière. Mais nous voyons bien que le capitalisme est dépassé. Les politiques ne semblent pas être conscients de cette réalité et sont tellement formatés qu’ils en sont devenus aveugles aux autres options qui s’offrent à nous.

Pire que cela, quand ils aperçoivent une autre option, ils se l’approprient pour la dévoyer complètement. L’exemple de la taxe Tobin sur les transactions financières avait pour but de lutter contre la spéculation tout en finançant l’aide au développement des pays qui en avaient le plus besoin. Eux, veulent la mettre en place uniquement pour combler la dette de l’Europe, ils la vide complètement de sa substance humaniste.

En 2012, arrêtons de donner les clés à des politiques en pensant qu’ils vont régler tous nos problèmes ! Prenons nous en main, proposons d’autres options, les salariés de M Réal et de Petrroplus en donne l’exemple, en luttant !

En 2012 recréons une Politique, au sens noble du terme, une Politique des Biens communs, qui donne un sens à la société, à notre volonté de vivre ensemble !

C’est cela l’enjeu de la société civile en 2012,  

Envisager l’Humanité comme un tout, s’enthousiasmer pour les idées des autres, voir le monde sous un autre jour. Souhaitons-nous simplement pour 2012 et que la politique des Biens communs voit enfin le jour où chacun d’entre nous a toute sa place.

Bonne et heureuse année 2012 pour vous et vos proches.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 16:01

Après le site Anglais, l’annonce, fin octobre 2010, de la fermeture de la raffinerie par le groupe Petroplus de Reichstett voilà, en Octobre 2011, l’annonce qui menace le site de Petit Couronne.

J’ai  plusieurs fois, écrit mon inquiétude dans ce blog que le rachat  par Pétroplus de plusieurs sites exploités par  Shell, était quelque chose d’inquiétant. Je constate que le  grand lessivage des raffineries françaises  ex Shell  se poursuit.

 Nous ne sommes pas encore à la fermeture du site de Petit Couronne : les salariés devraient y voir plus clair sur l’ampleur de la restructuration évoqué par Petroplus après le comité d’entreprise qui doit se tenir le 27 octobre. Mais la menace est  déjà évoquée.  Il y a là sans doute une stratégie de communication du groupe, annoncer le pire pour mieux faire passer une réduction d’emplois, d’avantages sociaux ou des salaires.

Mais, l’annonce de suppression de production des huiles qui impacte directement 120 des  550 emplois du site, soulève deux  questions majeures.

Le site de Petit Couronne était solide grâce à son trépieds de production (essences, huiles, bitumes) voilà ce que j’ai entendu pendant les 28 ans de mandat de Maire  de la bouche des directeurs  de Shell, puis de la Couronnaise de Raffinage.

Question : -supprimer la production des huiles ne risque t’elle pas d’aggraver  la compétitivité du site et justifier à terme rapproché sa fermeture ?

L’annonce du groupe Pétroplus tombe juste au moment où l’état est en cours de révision des périmètres de risque SEVESO où la dépollution du site reste une obligation qui découle du protocole signé entre Shell, la ville et l’état. Ce dernier est  seul garant pour faire appliquer les mesures de dépollution et de sécurité sur le site.

Question : -n’y a t’il pas dans cette annonce de Petroplus, la volonté de peser sur les obligations qui pourraient lui être imposées ?

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Le plan d'action du gouvernement incapable d'arrêter la spirale infernale.

 

Censé notamment sauver le site de Berre, le Plan d'action national pour le raffinage annoncé fin juin par le ministre Eric Besson ne parvient pas à stopper l'hémorragie. Le secteur est confronté à des surcapacités au niveau mondial et à la concurrence des sites aux coûts de production plus bas. La France souffre de déséquilibres structurels supplémentaires : les raffineries y produisent trop d'essence, pas assez de gazole. Obligées d'exporter,  les ventes d'essence à l'étranger ont ainsi chuté de 20 %, selon le Comité professionnel du pétrole. En sens inverse, les sites tricolores n'arrivent pas à répondre à la demande intérieure de gazole, si bien que la France doit importer de plus en plus de gazole.  

Voilà l’exemple de ce que l’état devrait imposer pour garantir à notre pays son indépendance énergétique. Une restructuration de nos moyens de production en essence vers le gazole et faire adopter par l’Europe des taxations sur les produits importés lorsque leur production ne respectent pas les règles environnementales et sociales obligatoires chez nous.

Des propositions que seul le Front de Gauche affiche clairement dans son programme. Reprendre le pouvoir sur la finance et travailler à satisfaire l’humain d’abord voilà la tache d’élus responsables. Une chose est claire, les salariés vont devoir résister, mais cette affaire concerne toute la région,  la sous  traitance faite aux petites et moyennes entreprises , la ressource des collectivités locales et l’emploi de tous vont être menacés. Nous devons nous mobiliser et lutter tous ensemble !

 

 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 12:10

La véritable primaire à gauche sera le 22 avril 2012 au premier tour de la présidentielle.

 Le Parti Socialiste peut se félicité de ce beau résultat de la mobilisation citoyenne. Sur les dix-sept millions d’électeurs de gauche du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, il est parvenu à en rassembler plus deux millions et demi pour choisir son candidat.

Les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel du Parti socialiste. Hollande et Aubry. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient clairement départagés, sur leur programme. La percée spectaculaire d’Arnaud Montebourg et des idées de rupture qu’il porte dans des termes souvent identiques à ceux du Front de Gauche. Me semble un signe intéressant de l’attente d’une grande partie du peuple de gauche.

Je forme le vœu qu’il n’en diminue pas la signification et la portée et qu’il n’accepte aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le deuxième tour. Mais quoiqu’il en soit, le Front de gauche aura son candidat au premier tour de l’élection présidentielle Jean Luc Mélenchon qui portera avec le programme « l’humain d’abord » le projet de la sixième république, de la planification écologique, de la bataille pour juguler la finance et en finir avec le système de l’Europe du laisser faire. La vraie primaire à gauche sera le 22 avril 2012, le vote utile à gauche sera celui du candidat Front de Gauche.

 

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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 17:03
Pourquoi???

 

Laurent Mille, sortant semble t’il d’une entrevue en Mairie, s’est donné la mort, dans son atelier. Le lieu de son suicide interroge. Une enquête et information judiciaire permettront nous l’espérons d’éclaircir ou de comprendre les raisons d’un tel acte.

Nous formulons à sa famille, enfants, amis, collègues de travail, membres du réveil couronnais dont il assurait l’animation, toutes nos condoléances et qu’ils sachent que nous réclamons la plus grande transparence pour expliquer et  comprendre ce qui a conduit à cet acte désespéré.

Nous appelons à la libération de la parole des employés, des organisations syndicales. S’agit-il d’un problème personnel,  d’une situation professionnelle mal vécue, d’une humiliation, de harcèlements ?

La chronologie des demandes et réponses que semble avoir formulé Laurent Mille auprès de son employeur, sur sa situation professionnelle et des projets en vue, ont-elles un lien  avec son geste irréversible, comme semblent l’évoquer certains  collègues de travail ?

Les syndicats ont signalé une ambiance tendue dans différents services de la ville. L’augmentation importante d’arrêts de travail et le mal être  au travail s’expriment par différents employés.

En tant qu’ élus municipaux, nous demandons la plus grande transparence sur ce drame. Eclaircir la circonstance et motivation de ce drame n’en est que plus impératif, de même qu’une grande solidarité avec cette famille nombreuse en deuil s’impose.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 02:07

Parti socialiste : un programme Démocrate

François Delapierre, secrétaire national du Parti de Gauche, livré une analyse critique du programme du Parti socialiste. Les militants de ce parti approuvent le fameux "projet" qui fera l'objet d'une convention nationale ce week-end. Cette double actualité m'amène à vous faire partager l'analyse de François Delapierre.

François Delapierre

"L’analyse du programme du Parti socialiste pour les élections de 2012 est un exercice ingrat. On sait d’expérience que le candidat désigné du PS en fera ce qu’il voudra. Le vainqueur des primaires aurait même pu être Dominique Strauss-Kahn, qui l’eut piétiné d’autant plus aisément qu’il n’a pas participé à sa discussion. Sa lecture requiert un décodeur doublé d’un diplôme de solférinologue. Les formulations à l’ambigüité calculée pullulent dans ces textes destinés à opérer des synthèses entre les positions contraires qui cohabitent au sein du PS comme on cache la poussière sous le tapis en se disant que personne n’ira y regarder. Enfin, il ne faut pas compter sur le secours des médias qui, faute de temps et de mémoire, se laissent abondamment bourrer le mou par les factions socialistes concurrentes qui rivalisent pour expliquer que leur point de vue l’a emporté sur tous les autres. Selon l’identité de celui qui l’alimente, le journaliste parlera donc d’un tournant à gauche ou d’un chef d’œuvre de modération. Car s’il a une vague idée de ce que contient le projet pour 2012, il n’a en revanche aucun souvenir des éditions antérieures.


LE COUP DE RABOT PERMANENT

Or la comparaison avec le programme du PS 2007 montre que la conversion démocrate du PS se poursuit malgré la crise historique que traverse le capitalisme.
Les exigences sociales sont encore revues à la baisse conformément à la doctrine démocrate. Le projet 2012 préconise un simple « rattrapage du SMIC que la droite a déconnecté de la hausse des prix » alors qu’en 2007 il voulait «porter le SMIC à au moins 1500 euros bruts le plus tôt possible dans la législature ». Il défend une simple modulation des exonérations de cotisations en cas de recours abusif aux contrats précaires. Les entreprises pourront faire le choix de la précarité en payant un peu plus, alors que le projet socialiste pour 2007 promettait : « Pour lutter contre la précarité, nous réaffirmerons la primauté du CDI sur toute autre forme de contrat de travail. » Il ne revient pas sur les réformes de la droite qui flexibilisent le temps de travail quand le projet 2007 voulait « relancer la négociation sur le temps de travail, pour étendre le bénéfice des 35 heures, avec création d’emplois, à tous les salariés. Si la négociation n’aboutit pas, la loi interviendra. »
On trouve aussi le deuxième pilier de la ligne démocrate, la confiance dans le marché. Même dans le secteur essentiel de l’énergie, le projet PS 2012 ne prévoit aucune remise en cause des privatisations et libéralisations alors qu’en 2007 il promettait de «réintroduire le contrôle public à 100 % d’EDF et mettre en place un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF – dont nous refusons la privatisation.» De même, le projet 2012 propose une « banque publique d'investissement » uniquement dédiée à l’investissement industriel et sans moyens nouveaux puisqu’elle se contentera de « regrouper des outils existants» tandis que le projet 2007 envisageait un « pôle financier public » à vocation généraliste.
Les rares « mesures de gauche » annoncées ne changent pas la donne. Le salaire maximum, présenté comme une concession au Front de Gauche, ne concernerait que les firmes dans lesquelles l’Etat a des participations, soit 7 % des salariés dans 57 des 3 millions d’entreprises du pays. Et le « droit de partir à 60 ans » est un mot creux dès lors qu’est avalisé l'allongement de la durée de cotisations qui le fait rimer avec retraite amputée.


BIENVENUE CHEZ LES BISOUNOURS

Ce projet ne prépare aucun affrontement avec les puissances qui se coalisent pourtant actuellement contre les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe. Il ne cherche pas à combattre l’emprise des banques et de la finance internationale, n’envisage aucun affrontement avec les traités européens et semble ignorer le fait que l’oligarchie au pouvoir dans notre pays pourrait se montrer insensible aux bonnes intentions du PS.
Ainsi, le PS ne prévoit aucune mesure structurelle pour sortir la dette publique de sa dépendance face aux banques et aux marchés. Il prévoit plutôt d'affecter chaque année 25 des 50 milliards de ressources nouvelles à rembourser purement et simplement la dette. Il n’est pas question par exemple d’autoriser l’Etat à emprunter auprès de la banque centrale ou d’obliger les banques à détenir des titres de dette publique... Ce silence fragilise l'ensemble du projet du PS, car un gouvernement désarmé face aux marchés financiers serait de fait soumis à leur bon vouloir.
De même, le PS ne prévoit aucune remise en cause du cadre actuel de l'Union européenne. Cela ôte toute crédibilité à ses propositions contraires au Traité de Lisbonne : les «emprunts européens pour financer les investissements du futur (rendus impossibles par les articles 310 et 311 TFUE), la «taxation des transactions financières au sein de l'Union» (contraire à l'article 63 TFUE), (contraire aux articles 21 TUE et 206 TFUE). Quant à l’idée de «donner vie aux coopérations renforcées, proposer les contours d'un groupe pionnier adossé à la France et à l'Allemagne, autour d'objectifs précis» et la «construction avec les pays qui le voudront, dons le cadre d'une coopération renforcée permise par les traités actuels, d'une communauté européenne des énergies», elle ignore visiblement le contenu du traité qui conditionne le lancement d’une coopération renforcée à l’accord de la Commission européenne, à l’unanimité à 27 pays au Conseil (art. 329 TFUE), à la participation d’au moins 9 Etats et le prévoit uniquement pour réaliser des objectifs de l’Union sans créer de distorsion de concurrence (art. 20 TUE).
Dès lors, le projet du PS ne cherche pas à créer dans la société un rapport de forces favorable au changement. Il valide le cadre débilitant de la 5e République et abandonne toute perspective de 6ème. Il ne reprend les revendications d’aucune des grandes mobilisations de ces dernières années, sur les retraites, les sans-papiers ou les suppressions de postes dans la fonction publique… Sa stratégie est plutôt de capter le rejet de Sarkozy jusque dans l’électorat de droite. On lit ainsi un surprenant hommage aux fondateurs de l’UDF et du RPR, Chirac et VGE : « Depuis 1958, par-delà les alternances et les époques, tous ceux qui ont exercé la magistrature suprême ont contribué au rayonnement de la France. Tous sauf l'actuel chef de l'Etat. »
Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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