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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 12:20

Alors cette crise : quelques mois ? quelques années ? et combien ?

Les remèdes vont ils guérir le malade ou l'affaiblir davantage au risque de le tuer ?

 Que de question !!!

Ce qui m'amène à vous joindre un document qu'il est utile de lire, de part l'éventail des personnes qui s'expriment, et qui ne peut qu'alimenter notre propre réflexion.

Gérard-François Dumont, démographe, professeur à Paris IV

Cette crise est avant tout une crise de valeurs. Trop de dirigeants d’entreprises financières ont raisonné dans le court terme, pensant que les arbres monteraient jusqu’au ciel.

L’irresponsabilité a touché ces dirigeants, mais aussi des commissaires aux comptes, des agences de notation, ainsi que les organismes publics de contrôle. On a refusé la transparence des comptes.

On a multiplié les opérations hors bilan. Pourtant, il y a vingt ans, le monde bancaire devait s’aligner sur les ratios Cook, qui allaient rendre les comptes véridiques et transparents !

Combien de temps cette crise va-t-elle durer ? Nous avons affaire à une crise de méfiance, ce qui est le plus grave. Cette crise durera donc tant que durera la méfiance.

Quel critère peut mettre fin à cette défiance ? La priorité, c’est que le marché interbancaire se remette à fonctionner puisque le crédit, étymologiquement, c’est la confiance.

Et parallèlement il faut que les agents économiques aient confiance. Néanmoins certains pays pourraient peiner à sortir de la crise en raison de leur décroissance démographique : le Japon, l’Allemagne, la Russie… La consommation y sera limitée par la diminution de la population.

On peut imaginer plusieurs scénarios. Un scénario optimiste où fin 2009, la confiance se rétablirait aux États-Unis ; un scénario économiquement médian selon lequel il faudrait trois ans pour rétablir la confiance ; et enfin un scénario pessimiste où se grefferaient sur la crise actuelle des crises sociales, accentuant la déstabilisation de l’économie, ou des conflits géopolitiques, qui modifieraient complètement la donne.

Hervé Gourio, délégué général d’Entreprise et Progrès

Deux crises se superposent. Du côté financier, les banques sont l’objet de discours contradictoires.

1) « Il ne faut plus tabler sur les activités de marché qui vous ont tant bénéficié depuis 20 ans ». Elles doivent réinventer un business model et se restructurer en profondeur.

2) « Les États ne vous laisseront pas tomber ». Ce qui leur laisse du temps pour se « réinventer ».

3) « On compte sur vous pour prêter aux entreprises et aux particuliers ». Autrement dit, les grands malades se font médecins.

Pour contrebalancer cet écheveau de contradictions il faut de solides facteurs de changement exogènes. Les nationalisations peuvent être bénéfiques aux États-Unis en ce qu’elles introduisent une force de rappel puissante : l’impatience des « taxpayers » qui vont vouloir que l’argent versé aux banques serve à quelque chose.

En France on n’a encore rien trouvé de mieux que le parachutage d’un très haut fonctionnaire qui fera peur a tout le monde.

Du côté de « l’économie réelle », les phénomènes les plus originaux sont la vitesse effarante de destruction des emplois aux États-Unis et la chute du commerce international. Les deux sont liés, les premières victimes étant les États-Unis et leurs fournisseurs, en particulier l’Asie.

Des facteurs positifs demeurent néanmoins.

Parmi eux : la baisse des prix des matières premières, l’existence de besoins encore insatisfaits liés aux révolutions technologiques en cours, enfin la surabondance persistante de liquidités maintenue par les banques centrales.

Ce qui fait qu’une sortie de récession par l’exportation, comme ce fut le cas lors des précédentes crises depuis 1960, est peu probable. Mais la solution peut venir de l’amélioration de nos marchés intérieurs.

À condition que la crise financière ne multiplie pas ses effets pervers, on pourrait constater des effets positifs avant la fin de 2009. En facilitant les réajustements vers les secteurs économiques en développement à long terme au lieu de se concentrer sur le maintien du statu quo industriel.

En limitant autant que faire se peut les effets sociaux de la crise.

Enfin, en résistant dans les entreprises à la tentation des « politiques du pire ». Freiner les dépenses excessives en imaginant la conjoncture la plus noire ou bien en cherchant à « tuer » des concurrents affaiblis n’est ni éthique ni efficace.

Si tous se comportent ainsi et si nos dirigeants sont trop désordonnés, les effets « boule-de-neige » peuvent nous précipiter vers les abîmes de la déflation au sens propre, c’est-à-dire la baisse simultanée des salaires et des emplois. Alors, nous ne serions pas sortis d’affaire…

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commentaires

monnier 14/05/2009 07:54

Bonjour Mr Letailleur,Il faut en urgence qu'il y est des concertations concernant les revenues des salariées , pour créer des climats de confiances dans les entreprises , un revenus net de 1950 €   plus primes ,  pour tous les métiers à haut risques .des salaires très important dans les universitées d'applications technologiques , pour qu'ils puissent ensuites réinvestir dans le matériels de laboratoires , pour le futur. Et interdir les licenciements abusifs dans les entreprises privées.Ce n'est pas la jungle   financière  !Avec mes meilleurs sentiments.

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