Mardi 21 avril 2009
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Jean-Luc Melenchon, fondateur du Parti de
Gauche
Premier
scrutin et premier test dans quelques semaines avec les élections européennes. Jean-Luc Mélenchon a trouvé son credo : être le porte-voix de la France qui souffre avec le séisme social provoqué par
la crise économique.
Face à un PS qui ne finit pas de se déchirer et qui peine à offrir une alternative crédible au Sarkozysme, le Parti de Gauche à des valeurs sûres :
souveraineté populaire, unité des forces de gauche et anti-libéralisme.
Luc Mélenchon se situe à gauche, pas à l’extrême gauche, c’est sur le terrain social que le leader du PG est le plus percutant, il se démarque des grands partis en rejetant l’image criminalisante
collée par la droite et les médias sur les séquestrations de dirigeants d’entreprises.
« Avant d’être un parti de gouvernement, le PG est un parti de gauche », confie Jean-Luc Mélenchon, « son premier devoir est de se tenir à côté de ceux qui luttent et qui souffrent
». Les ouvriers, c’est son camp. Il soutient donc. « Je n’appelle pas à retenir mais, une fois que les autres ont décidé, je ne condamne pas. Je témoignerai à décharge ».
Le sénateur dénonce la logique d’affrontement développée par Nicolas Sarkozy. « On fait oublier de quel côté est la violence parce que de ça on ne parlera jamais ». « Quand la loi est injuste,
il faut combattre la loi. Ça s’appelle désobéissance civique ».
« Les gens n’en peuvent plus et il faut que les puissants entendent ce message ». il faut une stimulation de la demande et donc une
revalorisation des salaires, la France est un pays riche, plus qu’il y a 20 ans.
Jean-Luc Mélenchon veut cristalliser les mécontentements. Les élections européennes offrent l’occasion « de donner avec un seul bulletin de vote deux avis ». « Quand on dit non au Traité de
Lisbonne, on dit non à Sarkozy qui l’a écrit ».
Il dénonce le fait que le traité de Lisbonne interdit l’intervention des États sauf pour les banques. Deux poids, deux mesures mis en avant par la crise financière.
Jean-Luc Mélenchon est un européen déçu. Il confie avoir été un des partisans les plus ardents de l’idée européenne : « j’ai cru à tout ça », « j’ai voté le traité de Maastricht ». Sa
déception n’en est que plus grande. « A 12 on arrivait déjà difficilement à maîtriser les processus. A 27, c’est terminé ».
Le constat est sévère et sans appel. « Regardez, tout y passe, nos conquêtes sociales les unes après les autres », mais aussi, la fin de la particularité française, ses grands services
publics, la place de l’Etat dans l’économie … « La première phase de construction européenne a apporté beaucoup de choses mais ça, c’est fini ».
Publié dans : Politique
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