Mercredi 24 décembre 2008
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alors que la crise financiére de l'argent fou impose des nationalisations pour sauver un modéle économique scandaleux dans les résultats et que nous allons subir du nombreux mois avec
une crise sociale sans précédent, le président veut privatiser encore et toujours, pour suivre l'Europe du libre échange et de la concurence non faussée.
Date: Mon, 22 Dec 2008 16:58:05 +0100
From: attacfr@attac.org
To: informons@attac.org
Subject: [ATTAC-FRANCE] La Poste et les mensonges du Président
La Poste et les mensonges du Président
Le président de la République nous a habitués à des mensonges plus gros les uns que les autres, sur lesquels les médias mettent trop rarement l’accent. En 2007, alors candidat à l’élection
présidentielle, il voulait sauver la télévision publique en augmentant la part réservée à la publicité : en 2008, conseillé par TF1, il supprime la publicité sur France Télévisions. Toujours
candidat, il promettait d’être le président du pouvoir d’achat et d’aller « chercher la croissance avec les dents » : on sait ce qu’il en est advenu !
Le 18 décembre dernier, concernant la Poste, il n’a pas hésité à accumuler les mensonges. Selon lui, le changement de statut du groupe était inévitable, il n’y pouvait rien, puisque l’Union
européenne avait décidé l’ouverture totale à la concurrence des services postaux. Premier mensonge : oui, il y pouvait quelque chose, puisque la dernière directive postale (publiée en février 2008)
a été votée par les représentants de son gouvernement au sein du Conseil des ministres de l’Union européenne. Deuxième mensonge : l’ouverture à la concurrence n’implique pas nécessairement
l’ouverture du capital, encore moins la privatisation, rien dans les directives européennes n’y oblige. Troisième mensonge : l’ouverture du capital serait indispensable pour résorber les dettes de
la Poste. Faut-il rappeler au Président que France Télécom n’a jamais été aussi endettée que lorsqu’elle a perdu son statut de société publique ?
Mais le plus gros des mensonges remonte à l’année 2004 : alors ministre de l’économie et des finances, Nicolas Sarkozy jurait, la main sur le cœur, que jamais l’entreprise Gaz de France ne serait
privatisée. Quatre ans plus tard, sous sa présidence, l’État ne possède plus que 35 % du capital de GDF-Suez. Comment pourrions-nous le croire lorsqu’il nous assure que, malgré la transformation en
société anonyme, le capital de La Poste restera à 100 % public ?
Plus que jamais, il importe de défendre le service public postal. Membre du Comité national contre la privatisation de la Poste, Attac France participera à toutes les actions qui seront menées pour
mettre en échec le projet présidentiel de privatisation.
http://www.france.attac.org/spip.php?article9369
Attac France,
Montreuil, le 22 décembre 2008