Le PS a toujours été jusqu'ici une exception au sien du
socialisme international, par ses alliances, car il était le seul à s'allier à des communistes. Par le programme, car nulle part ailleurs, pour ne citer que ces deux exemples,
on a fait adopter les 35 heures sans perte de salaires et la couverture maladie universelle. Il y a toujours eu une singularité du PS.
La honte, de la social- démocratie c'est la participation à des gouvernements de coalition avec la droite, comme c'est déjà le cas en Allemagne, en Autriche,
en Hollande, en Slovaquie. A moins qu’il ne s’agisse de devenir soi-même un parti de centre-droit comme en Angleterre ou en Italie. Le désastre, c’est de renoncer à
une orientation clairement anti-capitaliste au moment précis où nous entrons dans une crise majeure du capitalisme. Toute la gauche devrait être vent debout aux côté des
salariés et mettre en place d’urgence un bouclier social.
Je suis, en vérité, un républicain
socialiste finalement assez traditionnel. J'appartiens à la tradition de Jean Jaurès et je reste fidèle à la démarche anticapitaliste du PS fondé dans les années
70.
Mitterrand a été contraint de constater que
le socialisme dans un seul pays, ce n’était pas possible. Il a fait le choix de l’Europe pour accomplir le projet socialiste. Pas pour une Europe à 27 avec une
Constitution ultra-libérale. Cette Europe nous mène au chaos social et politique.
Je compte sur les prochaines élections européennes, pour que les électeurs sanctionnent la droite et la gauche du oui à l’Europe libérale.
Je me tourne vers les communistes et vers
Olivier Besancenot, pour constituer ensemble un front de gauche aux européennes avec l’objectif que ce front devance la droite et le PS. Nous allons nous
dresser, nous, frontalement contre la droite pour que cette liste soit en tête. On aura alors révolutionné la gauche et bouleversé le paysage.
Je m'adresse aux gens simples, aux salariés
du rang, aux chômeurs, à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le PS courtisant les classes moyennes supérieures. Un PS de « bobocrates » dont les dirigeants,
tellement arrogants, sont coupés du peuple. J e m'adresse aussi à mes camarades qui sont à la gauche du parti et qui, aujourd'hui, pataugent dans les complots sans principe.
Au moins, camarades, défendez votre dignité politique puisque tout le reste est perdu : rejoignez-nous au Parti de Gauche.
Sarkozy l'illusionniste hors pair. Ce rôle
lui est facilité par le fait qu'il n'y a pas d'opposition. Mais sa posture est grotesque. Moraliser le capitalisme alors qu’il est fondamentalement amoral, c’est une mauvaise
plaisanterie !… Sarkozy aura été, à Washington, le bon serviteur du système néo-libéral.
S'il n'y a pas dans ce pays une
alternative de gauche claire et praticable, si la gauche n’est que la roue de secours du carrosse libéral, des solutions fascisantes feront, hélas, leur chemin. Il
n'y a pas d'exception à cela dans l'histoire. L'autre conséquence, ce seront les dérives nées de la rage impuissante de certains. Des dérives qui peuvent mener l’ultra-gauche
à des formes d’action violente inacceptables dont nous porterions pourtant aussi la responsabilité. Il faut donc que chacun s'assume et en finisse avec ces hypocrisies qui
voient le PS rédiger des projets d’une modération confondante pour aller ensuite devant les micros tenir des propos dignes de Che
Guevara.
Vous pouvez donner votre avis sur cette démarche, merci