Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 23:36

La réforme des collectivités très légèrement  invalidée par les Sages.bando-perso

 Le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi une mesure clef de la réforme des collectivités territoriales, la répartition des conseillers.

Adoptée le 17 novembre par le Parlement, elle prévoit notamment la création de 3.485 conseillers territoriaux qui seront élus en 2014 au scrutin uninominal majoritaire à deux tours avec un seuil de qualification fixé à 12,5% des inscrits.

Le rejet du nombre de conseillers territoriaux département par département va obliger le gouvernement, souligne-t-on de sources parlementaires, à présenter devant le Parlement une nouvelle mouture de l'article 6 avec un nouveau tableau.".

Le Conseil constitutionnel, dans un communiqué, annonce  avoir censuré l'article 6 mais a "rejeté l'ensemble des autres griefs formulés contre la loi".

Les "sages" ont constaté que six départements présentaient "des écarts de plus de 20% à la moyenne régionale" en nombre de conseillers et "qu'aucun impératif d'intérêt général ne venait justifier ces écarts très importants de représentation".

Le mode de scrutin, qui avait été vivement dénoncé par l'opposition mais également les centristes, a en revanche été validé par le Conseil constitutionnel.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 20:54

Les soubresauts de la zone Euro

euro-trouble

Il n'a pas fallu longtemps pour que le sauvetage de l'Irlande (ou plus exactement de ses banques) se transforme en tout autre chose. Dimanche dernier l'Union Européenne a annoncé la création d'un fonds européen de stabilité financière, outil permanent et tout azimut. Car c'est maintenant la solidité de la zone euro tout entière qui est « testée » par les marchés. Le scénario qui guide les acteurs financiers qui ont besoin d'anticiper les mouvements que réaliseront leurs voisins est celui d'une spéculation contre l'Espagne suivie sans doute de la défaillance du pays. Face à ce panurgisme les récents chiffres faisant état d'une baisse de 50% du déficit public espagnol ne comptent guère. D'autant que Zapatero est toujours prêt à se mettre à genoux devant la finance, ce qui en fait une proie facile.

L'Espagne pèse 10% du PIB européen. La facture d'une intervention concertée serait supérieure à celle de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal réunis. De quoi mettre la zone euro à rude épreuve. Dans ce cadre nul ne peut ignorer l'hypothèse de son éclatement. Il sera à son tour prévu, donc encouragé. Car dès lors que la finance a les mains libres, on sait que ses prévisions sont souvent « autoréalisatrices » : du fait du mimétisme des acteurs financiers et des conséquences de leurs décisions sur l'économie réelle, le simple fait de parier sur un événement le fait advenir. Ajoutons au tableau qu'elle pourrait aussi avoir intérêt au naufrage de l'euro. Ce serait en effet un moyen efficace de rétablir par défaut la crédibilité du dollar sans que les Etats-Unis aient à remettre en cause les injections massives auxquelles ils procèdent pour tenter vainement de relancer leur économie.

Cette subite accélération de la crise de financement des Etats a fait éclater en quelques heures le décor en carton pâte du Traité de Lisbonne. Le président de l'Union Européenne parlant-enfin-d'une-seule-voix est invisible, inaudible, insignifiant. Le point de vue hier incontournable des Etats d'Europe centrale et orientale, et plus généralement des « petits pays », compte pour du beurre : chacun scrute les décisions des poids lourds de la zone euro, France et Allemagne, garants en dernier ressort de la solidité financière de toute la zone. Ce ne sont donc pas les règles impersonnelles du marché qui lui permettent d'encaisser les chocs, mais bien les réalités étatiques auxquelles il s'adosse. Les logiques propres à chaque nation, que l'on avait pris coutume de ne plus analyser, jouent un rôle déterminant. La thèse de l'autonomie du marché où règne la concurrence libre et non faussée, qui forme la colonne vertébrale du traité de Lisbonne, est totalement invalidée.

Dès lors la politique est fondée à faire son retour. Le soutien public accordé aux banques et au secteur financier leur interdit de s'exonérer de tout respect de toute considération d'intérêt général. Or passé les moulinets verbaux sur la limitation des bonus et la moralisation du capitalisme, rien de concret n'a été entrepris. Au contraire, avec la prise en charge quasi inconditionnelle de leur dette par les Etats, la preuve a été faite de la primauté des banques sur les gouvernements à l'ère du capitalisme financier transnational. C'est donc ce cadre qu'il faut aujourd'hui remettre en cause si l'on tient un tant soit peu à la primauté de l'intérêt général et à la souveraineté populaire. La définanciarisation est une exigence absolue sur tous les plans : économique, social et politique.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 16:20
Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 23:06

L’argent public part en fumée pour favoriser l’enseignement privé

enseignement privé

Décomplexée par les discours du Latran et de Riyad du Président Sarkozy qui vantaient notamment la prétendue supériorité du curé ou du pasteur sur l'instituteur dans la transmission des valeurs, la droite n'est depuis pas en manque d'imagination pour favoriser l'enseignement privé et lui consentir des avantages sonnants et trébuchants.

Dans la nuit de mardi à mercredi, la majorité UMP du Sénat a ainsi adopté un amendement au projet de budget 2011. Celui-ci était proposé par le tristement célèbre sénateur Carle qui en 2009 avait déjà fait assouplir le financement des écoles primaires privées par les collectivités locales. Cette fois, il s'agit de soustraire à l'enseignement public l'équivalent de 250 postes supplémentaires (soit 4 millions d'euros) pour les verser à l'enseignement privé. Même devant la saignée des 16.000 suppressions de postes de la rentrée 2011, public et privé ne sont pas mis sur un plan d'égalité, la contribution des établissements privés étant proportionnellement deux fois moindre que pour ceux du public !

Quelques jours auparavant, le 19 octobre, la Présidence de l'Assemblée nationale a enregistré une proposition de loi présentée par 81 députés UMP et allant dans le même sens. Elle vise à exonérer les écoles privées sous contrat d'association de la taxe foncière sur les propriétés bâties

Ces deux exemples récents témoignent d'un financement déguisé de l'enseignement privé par les contribuables au moment même où la pénurie est organisée au sein de l'école publique. En supprimant en parallèle la carte scolaire, les libéraux souhaitent instituer un vaste marché des établissements publics et privés au nom de la sempiternelle concurrence libre et non faussée. De l'Ecole de la République, nous glisserions vers une école à la carte débarrassée de l'exigence de l'intérêt général et de la nécessité de mixité sociale.

Le Parti de gauche dénonce ces attaques incessantes contre le principe intangible de laïcité. Plus que jamais, au nom de l'égalité devant l'éducation que sont en droit d'attendre tous les élèves, le Parti de gauche réaffirme l'exigence que les fonds publics aillent exclusivement à l'école publique.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 01:00

Depuis il est président, a t'il tenue sa promesse, une fois de plus nous le prenons en plein mensonge.

 

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Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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