Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 19:13

 Hommage à François Mitterrand.

J’ai eu la grande joie avec une dizaine d’autres élus de déjeuner avec lui, en 1988. J’ai eu l’honneur d’accueillir Danièle Mitterrand pour inaugurer l’avenue en sa mémoire devant la Médiathèque Louis Aragon.  

15 ans après sa disparition le 9 Janvier 1996                                                              .mitterrand-photo-retouche.jpg

J’ai retenu de lui la force de conviction, la fidélité, « On ne peut rien faire avec la France si on ne l'aime pas » disait François Mitterrand. Il ne voulait pas la France livrée aux clans et aux déchirures.  Il en appelait toujours « à la part noble, à la part fraternelle, à la part courageuse que le peuple français porte en lui ».

Pour lui la France n'est jamais aussi grande, entendue, respectée que quand elle porte un message universel et y conforme ses actes.

Je me souviens d’une remarque qui marquera ma vie d’élu, de militant, «  il disait,  à chaque époque il faudra chercher comment tenir la promesse républicaine fondatrice de liberté, d'égalité et de fraternité : « le combat changera de forme mais pas de sens ». Il ne faudra jamais sous-estimer l'acharnement des intérêts financiers coalisés. Ils s'en prendront aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole.

Il a accompli la grande réforme de la décentralisation dont la droite prend aujourd'hui le contre-pied pour mettre au pas les collectivités territoriales. Comme Maire de Petit Couronne je sais combien cette réforme à permis d’engager la transformation de notre ville, son développement, la relance de la SEM et des logements sociaux, des équipements scolaires, écoles, collège, école de musique et danse, bibliothèque, radio, équipements sportifs, etc.

Amoureux des livres, familier des libraires, il a soutenu toutes les formes de création contemporaine et populaire, du spectacle vivant à la Fête de la Musique, amoureux aussi de la nature. L’avenue François Mitterrand jalonnée par  la bibliothèque, le centre culturel des tourelles, les jardins aquatiques à défaut d’être une avenue monumentale « est bien à l’image de ce qu’aimait François » m’a dit  Danièle  Mitterrand lors de l’inauguration.

Il fut aussi visionnaire dans un domaine d'une actualité brûlante : l'Europe.  Il a relancé sa construction en voulant éviter qu'elle se limite à un grand marché libre-échangiste. Il  voulait une union monétaire mais aussi une union économique capable d'investissements à long terme pour préparer l'avenir ensemble.

Il a plaidé pour une Europe sociale « faute de quoi, écrivait-il, les travailleurs d'Europe détourneront la tête et ces regards absents livreront la Communauté à la solitude des mourants ». Il voulait une Europe démocratique qui ne reste pas le « monopole d'une élite technocratique ». Une Europe politique capable d'assurer collectivement sa défense. Il avait annoncé ce qu'il en coûterait de tarder et de tergiverser : « le réveil des nationalismes haineux et des xénophobies ».

A voir ce qu'il en est de l'Europe aujourd’hui, comment ne pas être frappé par la lucidité et la force des avertissements de François Mitterrand ?  Il avait le sens du temps long, des lenteurs de l'histoire et, tout autant, celui des accélérations. L’ambition transformatrice et les ruptures à faire avec le système capitaliste de libre échange mondialisé, c’est la plus actuelle et la plus féconde de ses leçons, qui doit être engagée ensemble.

Merci à vous, François Mitterrand, du « changer la vie ici et maintenant » à votre arrivée au pouvoir, nous avons vécu une grande histoire, réalisé notre utopie. Je n’irai pas aujourd’hui dire qu’ensuite tout est bien, comme d’autres j’ai eu mes déceptions, mes désaccords, mes révoltes mêmes. Je garderai cette part d’ombre pour moi, car l’hommage à l’homme d’état, amoureux, fidèle à son pays, visionnaire, mérite d’abord le respect et l’hommage.

 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 23:00

Les Smicards au pain sec

smic-pain-sec

Le gouvernement a décidé de n'appliquer aucun coup de pouce au SMIC qui ne progressera que de 1,6 % au 1er janvier, c'est à dire l'augmentation automatique liée à l'inflation. Aucune amélioration donc pour les plus de 3 millions de salariés payés au SMIC, dont une bonne partie des 1,5 millions de salariés à temps partiels contraints. Pour beaucoup de femmes salariées de la grande distribution ou d'entreprises de nettoyage, le cumul d'un SMIC horaire faible et de durées du travail restreintes conduit directement à la pauvreté, qui frappe désormais 40 % des salariés à temps partiel contraint.

Indifférent à leur sort, le gouvernement a, au contraire, été sensible aux revendications des branches les plus dures en terme de bas salaires. Face à la persistance de minimas inférieurs au SMIC dans les grilles de salaires, une loi de 2008 avait prévu la diminution des exonérations de cotisations sociales à partir du 1er janvier 2011 pour les branches toujours contrevenantes. Celles-ci sont toujours une vingtaine et concernent 1,4 millions de salariés. Relayées par le MEDEF, les protestations des patrons de ces branches ont été entendues par le nouveau ministre du travail Xavier Bertrand qui a décidé de reporter les sanctions à 2013. Ces secteurs, dont la restauration rapide et le commerce de détail, cumulent pourtant les plus bas salaires et les pires conditions de précarité.

Dans le même temps, les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont continué à s'envoler, en hausse de 86 % sur les six premiers mois de 2010 par rapport à 2009 : + 6800% pour la Société générale, + 120% pour Suez, + 113% pour PPR, + 70% pour Veolia, + 45% pour France Telecom et + 38% pour BNP Paribas. Cette envolée des profits donne une idée des marges de manœuvre considérables qui existent pour augmenter les salaires. Elle indique a contrario que le partage de la richesse créée continue à se dégrader au détriment du travail. On sait que ce sont déjà 10 points de la richesse nationale qui sont passés des poches du travail à celles du capital depuis les années 1980. Un pactole de près de 200 milliards d'euros par an que la gauche devra rendre aux salariés, notamment, comme le propose le PG pour augmenter le SMIC à 1 500 euros nets dans les 2 ans suivant les élections gouvernementales de 2012.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 16:07

Noël ou le sacre du consumérisme

alimentation

 

Si être de gauche, c'est remettre en cause l'idéologie dominante du capitalisme, nous avons fort à faire en cette période de fêtes de fin d'année. Critiquer l'unanimisme béat qui existe autour de Noël n'est pas chose aisée dans nos sociétés consuméristes. La critique est difficile. Seuls certaines œuvres, telles le film « Un conte de Noël » d'Arnaud Despleschin, se permettent de remettre en cause le Noël idéal qui nous est vanté sur papier glacé et panneaux publicitaires LCD. Et pourtant... Le tableau n'est pas aussi doré qu'on voudrait nous le faire croire.

Pub partout

Plus qu'à n'importe quelle période de l'année, les citoyens ne sont plus que des consommateurs. Un seul message est véhiculé du 1er au 25 décembre : il faut avoir pour être. Si vous voulez prouver à vos proches que vous les aimez, ruinez-vous ! Cette frénésie de consommation est sans limite, et nombreux sont ceux qui s'endettent pour pouvoir passer un « Noël-comme-il-faut », comme dans les spots publicitaires. Foie gras ou facture de gaz ? Sapin ou impôts locaux ? Sur fond de crise économique et sociale, le Noël idéal fait mal. Quiconque refuse cette orgie consumériste se voit indéniablement taxé de radinerie. Les spécialistes du marketing ne savent plus quoi inventer pour nous inciter à dépenser plus et à dire que Noël c'est le temps du partage, le temps de donner.... enfin surtout le temps de dépenser. Les publicitaires s'adaptent aux critiques auxquelles ils doivent faire face. Il est désormais question de consommation solidaire, de cadeaux écolos, etc. « Achetez, la planète vous remerciera ». Mais durant ces fêtes de fin d'années, il ne s'agit pas seulement de consommer, il s'agit de se faire plaisir en achetant des produits de luxe. Les magazines « de gauche » style Le Monde-magazine ou Le Nouvel observateur - le Gala pour les riches d'après le fameux mot de Laurent Joffrin - nous proposent des sélections à des prix plus astronomiques les uns que les autres. Ainsi, Le Nouvel Obs se réjouit : « Cette année, au mois de décembre, on estime que 2,1 millions de téléphones mobiles seront vendus, 1,2 millions de Smartphones, mais aussi 450 000 tablettes tactiles ». C'est sûr, il doit y avoir un besoin pour que tant de marchandises s'écoulent. Un hebdomadaire ou un journal digne de ce nom publie nécessairement sa liste d'idées-cadeaux. C'est aussi ça, le journalisme d'investigation.

Catalogues sexistes

Ouvrons un catalogue de jouets d'un grand magasin parisien pour Noël 2010. Les pages consacrées aux filles sont intitulées « les jolies princesses » : ces demoiselles ont le choix entre la cuisine du chef, le service à café, une cuisinière, des ustensiles de cuisine avec valisette. Pour les garçons, alias les « super héros », foultitude de choix : mécano, avion supersonique, clone turbo tank, véhicule de combat Spiderman, sabre laser méga camion, ou encore coffret « totale endurance ». Dès leur plus tendre enfance, on conditionne les petits garçons à la violence (armes), à la technique (voitures, trains), à la science. Les petites filles sont préparées à un futur de mère (poupées), de ménagère (dinettes, aspirateurs miniatures) ou d'objet de désir (rappelons qu'une femme qui aurait les mensurations d'une Barbie mourrait asphyxiée). Via les jouets, on apprend aux garçons la domination et aux filles la passivité et la soumission. Les jouets véhiculent une vision hétéro-normée des activités de la vie courante. Or le choix des jouets influence les choix professionnels, les choix de vie.

Ces schémas hétéro-normés se perpétuent évidemment à l'âge adulte. Ainsi, sur le site Internet d'une centrale d'achats de biens culturels pour cadres, vous pouvez trouver des cadeaux pour les femmes « romantiques », « nostalgiques », « urbaine branchée »... Pour les hommes, vous avez le choix entre le profil « sportif », « amateur d'action » ou « gamer ».

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Société
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 14:14

Une année  bien triste pour les citoyens. L’espoir pour 2011 dépend de vous et de votre participation

._1057.jpg2010 a été  marquée par des luttes exemplaires pour les retraites, l’emploi, le pouvoir d’achat, elle  se termine par une série de hausses (électricité, eau, gaz, assurances diverses, loyers, charges locatives, abonnement internet, transports, carburants, impôts divers, déremboursement des frais de santé etc., bien supérieures à l’inflation.

2010 des salaires qui baissent ou stagnent pour la majorité d’entre nous, le pouvoir d’achat sera en berne en 2011, la consommation sera ralentie et le  chômage restera à un niveau préoccupant. 

Dans le même temps les inégalités apparaissent de plus en plus criantes, la richesse est concentrée dans les mains de quelques uns. L’obstination de Sarkozy mise au service unique de sa bande d’amis du Fouquet’s, des banques et des milieux d’affaires internationaux. L’aveuglement du gouvernement à accentuer, sous la pression des éléments le plus réactionnaire de l’UMP la casse du système social français et des services publics laissent des traces indélébiles. Qu’ils s’en aillent tous ! livre-melenchon.jpgLe livre de Jean Luc Mélenchon vendu à plus de 45 000 exemples à ce jour, qui vient d’être consacré meilleur «  livre politique de l’année 2010 » ce succès traduit à la fois le malaise des citoyens et une certaine révolte.

Malaise par rapport à une politique injuste, inégalitaire, répressive. Malaise lorsqu’ils voient les politiques de régression sociale imposées par le FMI, d’abord et essentiellement au peuple Grec, Irlandais, puis Espagnols, Portugais et la suite est déjà en cours chez nous.

Révolte de voir que la gauche social démocrate en Europe et en France, s’accommode et met en œuvre cette politique, plutôt que d’y résister. Révolte de ne pas voir un programme de gauche conquérant, refondateur d’un nouvel ordre social, républicain et équitable. Révolte envers des élus qui semblent dans leurs grandes majorités de plus en plus déconnecté des réalités et impuissant à changer l’ordre du monde. Révolte qui n’ira que grandissante si l’union des forces progressistes incarnées par le Front de Gauche ne démontre pas sa capacité à l’union et à la présentation d’un programme alternatif aux logiques libérales et capitalistes qui conduisent à la régression sociale.

Le front de Gauche peut être l’espoir à Gauche pour 2011 et2012, c’est mon vœu en ce début d’année 2011.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 22:35

Hausse des impôts de 2% pour la taxe d’habitation.

Hausse de plus de 3% pour la taxe foncière sur le bâti.

 Le débat d’orientation budgétaire, démontre  qu’avec des dépenses courantes évoluant 3 fois plus vite que les recettes depuis trois ans, qu’en bradant son patrimoine et ses responsabilités, une grande ambition devenue grande démission, il est difficile d’avoir une vue d’avenir.

 Aucun débat possible. Comme nous l’avions dit en début d’année, l’absence de réponse laisse prévoir un résultat courant en fonctionnement déficitaire.

L’emprunt prévu cette année laisse prévoir que le budget de fonctionnement 2010 sera en déficit par rapport aux recettes courantes. C’est  l’emprunt et la réduction du virement à la section d’investissement qui permettront de palier  cette réalité.

 Nous demandons, pas de hausse de la fiscalité supérieure à l’inflation.

Les impôts locaux, dépendent de l’évolution de la base locative multipliée par le taux d’imposition. Maintenir en 2011 les mêmes taux, comme vous le proposez abouti à une hausse des impôts locaux supérieur au 1,6% d’inflation constatée  il convient donc de réduire les taux pour limiter cette hausse.

Voir l'intervention compléte, faite par Yves ledoux pour notre groupe sur le site ci contre: petit-couronne-ensemble.over-blog.fr ou en cliquant sur le lien Petit- Couronne-Ensemble dans la colone à droite si contre.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : commune
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