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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 16:50
Avec 44,35 % un record, de citoyens qui n'ont pas votés et des votes blancs ou nul pour 4,64%, c'est un peu plus que 50% de Petits Couronnais qui se sont exprimés.

Sans surprise et comme mis dans mon article du 1er tour, Laurent Fabius a obtenu 2233 voix soit 45 voix de plus qu'en 2002. en pourcentage 69,26% au lieu de 70,51% en 2002.
M.H. Roux avec 991 voix au lieu de 915 en 2002, améliore son score de 76 voix et passe à 30,74%.

Voir les analyses de ces élections dans les articles précédents et rejoignez notre association "Vivre Ensemble a Petit Couronne verte et solidaire" pour débattre sur la constitution  d'un vrai mouvement de Gauche capable de donner   une vision d'avenir.
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 21:20
Dépèche AFP. Le député PS des Landes Henri Emmanuelli a affirmé mardi que "les cafouillages actuels sur la TVA dite sociale cachent mal l’orientation d’une politique fiscale de droite".

"Les cafouillages actuels sur la TVA dite sociale cachent mal l’orientation d’une politique fiscale de droite, qui vise à compenser par une hausse de la TVA tous les cadeaux somptueux faits à une minorité avec le bouclier fiscal et la suppression des droits de succession, qui concernent moins de 15% de la population", déclare l’ancien ministre dans un communiqué.

Selon lui, s’il s’agit de lutter contre les délocalisations, "mieux vaudrait relayer à Bruxelles les inquiétudes des fédérations patronales qui se sont récemment exprimées sur la politique ultralibérale de la Commission (européenne) en matière de concurrence".

Les représentants de dix branches professionnelles, comme le textile ou la chimie, viennent d’adresser une lettre à ce sujet au Commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson.

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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 08:39
Les 10 ou 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux faits aux plus fortunés par la droite seront payés par la masse des Français au travers d’une augmentation de la TVA !

Ils ont fini par l’avouer...Jean-Louis Borloo dès dimanche soir, François Fillon lundi, Jean Arthuis mardi ont annoncé une forte augmentation de TVA après les élections législatives pour financer les cadeaux faits aux plus favorisés. Jean Arthuis a fixé cette hausse de TVA à 5 points, sans être une seule fois démenti. Le Premier Ministre vient d’envoyer à ses ministres une lettre de mission en ce sens.

Cette augmentation est programmée pour financer les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés des Français. Le boulier fiscal à 50 %, conduisant à la suppression de l’ISF pour la plupart des assujettis, coûtera 4 milliards d’euros en année peine. La réduction des droits de succession, profitant exclusivement aux 10 % de Français les plus riches, coûtera 5 milliards d’euros. La déduction fiscale des intérêts d’emprunt immobilier, favorisant principalement les plus gros propriétaires, coûtera 4 milliards d’euros. La détaxation des heures supplémentaires, qui ne profitera quasiment qu’aux entreprises, coûtera 4 milliards d’euros.

Ces cadeaux fiscaux, d’un montant de 10 à 15 milliards d’euros, seront donc financés par une hausse de plusieurs points de TVA, qui grèvera le pouvoir d’achat de tous les Français, à commencer par les classes moyennes et populaires. C’est donc la majorité des Français qui paiera les cadeaux faits à la minorité la plus fortunée.

Cette TVA, contrairement à ce que prétend le gouvernement, n’aura rien de social. La droite essaye ainsi de faire croire que la hausse de TVA serait compensée par une hausse des salaires consécutive à une baisse des cotisations sociales patronales.

Rien n’est plus faux : les exonérations prévues par la droite ne visant que les cotisations patronales de sécurité sociale, elles bénéficieront aux employeurs, qui verront l’augmentation de leurs marges financées par une hausse de TVA pour tous. Et même si ces baisses de cotisations patronales se répercutent un peu sur les salaires, les inactifs, les chômeurs et les retraités n’en verront pas la couleur.

D’un côté plus de 15 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus aisés, de l’autre une hausse de 4 à 5 points de TVA de l’aveu même du gouvernement, tel est le contenu de la politique économique et fiscale qu’entend conduire la droite au lendemain des élections législatives.
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 16:13
Aux législatives:
de 2002, au 1er tour  3556 votants,  en 2007, 3514 votants, 42 votants en moins, avec 323 inscrits de plus.
Une abstention de 40,60%.

Laurent Fabius en 2002; 1696 voix, en 2007; 1664 voix moins 32 voix
Patrice Dupray en 2002;   294 voix, en 2007;  341 voix plus 47 voix
M. Helene Roux en 2002; 672 voix, en 2007;  784 voix plus112 voix
R. Marre (modem)                          , en 2007;  193 voix
J.Morin   (Majorité)                         , en 2007;    27 voix

en 2007; les candidats de gauche obtiennent 2247 voix, 63,94%
                la droite 1199 voix, 33,21%

en 2002; la gauche 65,01%, la droite 33,24%, le reste est en divers.

Laurent Fabius, retrouvera sans doute un score proche de 2002      ( 70,51%) au 2eme tour de 2007
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 16:54

Philippe Marlière: scénarios pour une refondation

Tribune publiée par Le Monde. Philippe Marlière est maître de conférences en science politique à l'université de Londres.

 

Le Parti socialiste est aujourd'hui amené à préciser sa doctrine, à élaborer un programme mobilisateur et à reconsidérer ses alliances. Après trois échecs présidentiels consécutifs, la situation est assez grave pour exclure les replâtrages habituels. Quatre scénarios pour une refondation socialiste peuvent être envisagés.

LE SCÉNARIO ITALIEN

En Italie, les démocrates de gauche (DS, ex-PCI) s'apprêtent à fonder un nouveau parti (le Parti démocratique) qui inclura le pôle de la Marguerite (dominé par les démocrates-chrétiens). Selon Piero Fassino, dirigeant des DS, cette alliance prend acte de la "disparition du vieux schéma tripolaire gauche, centre, droite", auquel aurait succédé une opposition feutrée entre deux grands blocs centristes, hors toute référence à la gauche. Transposé en France, il s'agirait de bâtir une force centriste dont le PS serait le pivot. Ce nouveau parti - non socialiste - engloberait les radicaux de gauche, la tendance libérale-libertaire des Verts (Daniel Cohn-Bendit) et le Mouvement démocrate de François Bayrou.

Ce schéma a été esquissé par Ségolène Royal à diverses reprises. Sans référence explicite à la création d'un Parti démocrate, elle a revendiqué un "PS ouvert, sans frontière" et a prédit qu'il allait "se passer des choses localement avec le MoDem" d'ici aux élections municipales. La recherche d'alliance avec le centre droit semble des plus risquées. C'est ce que nous enseigne le cas italien : le recentrage continu des DS depuis plus de dix ans s'est accompagné d'une érosion militante et électorale constante, accentuée par les scissions de son aile gauche.

En France, l'opposition gauche-droite est plus vivace qu'en Italie. Les reports de voix bayrouistes en faveur de Mme Royal ont été des plus médiocres, ce qui souligne l'incompatibilité entre électorat socialiste et électorat démocrate-chrétien en France. En outre, les reports de voix de la gauche non socialiste vers Mme Royal - décevants en 2007 - seraient assurément catastrophiques si d'aventure elle était la candidate d'un parti centriste en 2012.

LE SCÉNARIO BRITANNIQUE

C'est le développement rêvé par Dominique Strauss-Kahn et ses amis. L'accent est mis, ici, sur une refondation interne du PS qui s'inspire de la démarche blairiste au sein du Parti travailliste. Une offensive idéologique doit être conduite pour amener le PS à renoncer à la lutte pour le socialisme (combat contre un capitalisme de plus en plus débridé, défense d'un secteur nationalisé de l'économie, exigence de redistribution des richesses, etc). Des notions lénifiantes ("réformisme", "socialisme du réel", "social-démocratie") tentent de masquer les convergences avec le néolibéralisme tempéré du blairisme, de favoriser la conversion du PS à une Europe sans muscle politique et de renforcer l'alignement atlantiste du PS.

A la différence du scénario italien proprement suicidaire, le scénario britannique a le mérite de la cohérence. Cette ligne pourrait l'emporter si les strauss-kahniens parvenaient à débaucher les "déçus du royalisme". Mais le problème de la mobilisation des électorats de gauche se poserait également dans ce cas : quelle serait la fortune électorale d'un parti blairisé en compétition avec une gauche radicale galvanisée par un PS qui n'aurait plus de socialiste que le nom ? Car le succès du blairisme a reposé sur une série de facteurs exceptionnels, introuvables dans le contexte français : scrutin majoritaire à un tour qui sur-amplifie la dynamique du vote utile, absence de compétition à gauche pour le Parti travailliste et démantèlement avancé de l'Etat social britannique.

LE SCÉNARIO ALLEMAND

Ce serait celui de la scission de la gauche du parti, poussée vers la sortie à la suite du succès rencontré par les scénarios italien ou britannique. Il s'agirait ici de recréer un parti authentiquement socialiste. Cette situation s'apparenterait à la création de la WASG par Oskar Lafontaine, un ancien leader du SPD, en désaccord avec les politiques néolibérales du gouvernement Schroeder.

Envisageable après le rejet du traité constitutionnel, alors que l'idée d'une candidature "antilibérale" connaissait une réelle dynamique, ce cas de figure est aujourd'hui impensable. La gauche radicale est aujourd'hui sur la défensive et divisée. En outre, on imagine mal quels élus socialistes de premier plan accepteraient de risquer leur carrière sur un projet aussi aléatoire.

LE SCÉNARIO SOCIALISTE

C'est celui de la rupture avec... les politiques mises en oeuvre par les partisans des scénarios italien et britannique depuis les années 1980. Il s'agirait d'abandonner le prêt-à-penser social-libéral. Instruit des erreurs du passé et s'inspirant de la démarche des assises du socialisme organisées en 1974 par François Mitterrand, ce PS aurait à coeur de maintenir le dialogue avec les diverses composantes de la gauche.

Il serait rajeuni, féminisé, ouvert aux minorités ethniques, attentif aux critiques de gauche du capitalisme financier et du productivisme. Ce serait un parti réformiste radical, moderne, de masse, rompant avec la conception actuelle du parti de supporteurs pour devenir un authentique parti de militants. Ce type de parti pourrait obtenir un score plancher de 30 %, car il rassemblerait nombre d'électeurs communistes, écologistes et altermondialistes, tout en continuant de mordre sur le centre gauche.

Les scénarios italien et britannique expriment des choix purement idéologiques et poursuivent, selon des méthodes différentes, des objectifs similaires (le dépassement de la nature socialiste du PS et la recherche d'alliances organiques ou conjoncturelles avec les démocrates-chrétiens et les libéraux). Le scénario socialiste est, inversement, sociologiquement motivé : il réfute la thèse infondée de la "droitisation de la société française", prend acte de la vivacité du clivage gauche-droite et anticipe la recomposition des gauches. Ce scénario est réaliste et moderne, car c'est le seul qui puisse permettre une victoire de la gauche en 2012.

Donner votre avis sur les 4 scénarios, vous souhaitez en débattre et rejoindre notre association:

"Vivre Ensemble à Petit Couronne, Verte et Solidaire"

envoyer votre nom et adresse à "vensemble@laposte.net" ou tel au 0628070252

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