Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 01:04

Dimanche 19 juin 2011, Jean Luc Mélenchon était l'invité du 20h de TF1. Il a expliqué les raisons de sa candidature aux élections présidentielles après son investiture par le Front de Gauche élargie.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 01:31

2012: Mélenchon, peut partir en campagne:melenchon-bfm-tv-dimanche-6-fevrier-a-18H.jpg

Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)  élu candidat du Front de gauche pour 2012 par les militants communistes, il est ainsi le premier non communiste à représenter le PCF à une présidentielle depuis François Mitterrand en 1974.

C'est Marie-George Buffet qui a annoncé dans un communiqué les résultats du vote.  Pierre Laurent,  les officialisent dimanche matin au siège, place du Colonel Fabien à Paris.

tous les résultats des votes par département sur ce lien:

 http://www.pcf.fr/sites/default/files/resultat_vote_16_17_18_juin.pdf

Avec "près de 60%" des voix des quelque 130.000 adhérents communistes revendiqués et une forte participation, selon l'ex-ministre des Sports, l'eurodéputé et coprésident du Parti de gauche est donc largement élu par les communistes.

Jean Luc  Mélenchon était opposé à deux candidats: André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme favorable au Front de gauche (FG) et l'"identitaire" Emmanuel Dang Tran, responsable d'une section PCF parisienne, opposé au Front de gauche (très minoritaire).

A Paris, JL Mélenchon a obtenu 60,8% des voix (29,6% pour M. Chassaigne), 65% dans les Hauts-de-Seine, 63% dans l'Aube, 62% dans les Pyrénées-Atlantiques. Il recueille un très large 78% en Seine-Saint-Denis où Mme Buffet qui le soutenait, est députée. Gros score aussi dans le Tarn-et-Garonne avec 74% des voix des militants communistes.

JL Mélenchon n'obtient en revanche que 49% en Loire-Atlantique, talonné par M. Chassaigne (48%).

En Seine-Maritime, c'est l'élu auvergnat qui le dépasse (49% contre 48%).

"Eric Coquerel  secrétaire national du PG, se félicite de ce résultat, c'est historique", déclare t’il à l'AFP. "Le Front de gauche va pouvoir se présenter à la présidentielle et aux législatives et donner un espoir pour le peuple. "Ca nous fait renouer avec l'espérance que peut porter ensemble toute la gauche qui est en rupture avec le système", a-t-il fait valoir.

Il faut remonter à 1974, avec le soutien des communistes dès le premier tour à François Mitterrand et au "programme commun", pour trouver une présidentielle sans candidat PCF..La candidature de JL Mélenchon est associée à un accord sur les législatives.

 JL Mélenchon sera au 20h00 ce dimanche sur TF1 avec Claire Chaza, et  lundi il fera son premier déplacement de candidat officiel pour "rencontrer les salariés en lutte de Fralib" (Thé Eléphant, Lipton). Le FDG est déjà en ordre de bataille, il convient maintenant de mettre en place dans les circonscriptions les comités de soutien au FDG pour la présidentielle et les législatives qui forment un tout.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 21:24

Communiqué du Parti de Gauche

Le Parti de Gauche salue les décisions importantes que vient de prendre à une très large majorité le CAN (collectif d'animation national) de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE). Au delà d'une analyse de la période en tous points comparables à la notre, la FASE constate dans sa déclaration finale "que les organisations du Front de Gauche ont répondu nationalement de façon positive à une grande partie de ses demandes et qu’elles proposent elles-mêmes de dépasser le cadre d’un simple cartel d’organisations".

La FASE affirme ainsi la nécessité de "nourrir une dynamique d’alternative puissante et populaire (réclamant de) créer une convergence de tous les courants de la gauche de gauche, les secteurs de lutte, associatifs et syndicaux, pour un large front ouvert aux citoyens". Sur ces bases, qui correspondent pleinement à la vision qu'a le Parti de Gauche du Front de Gauche, la FASE s'affirme disponible pour participer à un Front de gauche transformé puisqu'élargi. Plus rien ne devrait donc empêcher désormais la FASE de construire le Front de Gauche aux côtés de ses actuelles composantes (PCF/GU/PG). D'autres mouvements devraient affirmer une pareille volonté dans les jours à venir ce dont le PG se félicite.

Enfin la FASE a tenu à s'exprimer sur la candidature sur les Présidentielles : "la candidature la plus rassembleuse serait la nôtre. Celle de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui en mesure de recevoir un accord large, à condition de construire ensemble une campagne collective, riche de la diversité du rassemblement. transformé". Nous notons donc qu'après Gauche Unitaire et le Parti de Gauche, la Fase est ainsi la troisième organisation à approuver la même proposition de candidature pour porter les couleurs du Front de Gauche l’élection à la Présidentielle.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 10:54
L'argument de la semaine

Chiffres du chômage : la grosse manipulation de Xavier Bertrand

Le ministre du travail Xavier Bertrand a orchestré cette semaine une véritable opération d'enfumage sur les chiffres du chômage. Afin d'empêcher toute réplique argumentée et tout débat rationnel, il a communiqué 24 heures avant la parution des chiffres officiels, ce qui lui a permis d'en faire une lecture univoque sans pouvoir être contredit. Car la réalité du chômage et de la précarité sont très éloignées de "la tendance à la baisse" et des "meilleurs chiffres depuis 2008" qu'a présenté Xavier Bertrand.

Des chiffres tronqués et artificiellement dégonflés


Xavier Bertrand n'a communiqué que sur une petite partie des statistiques du chômage : le nombre de chômeurs de catégorie A (chômeurs à la recherche d’un CDI à temps plein et sans aucune activité). Sur cette catégorie, le chômage a effectivement baissé : – 0, 4 % au mois d’avril. Mais dés que l'on regarde sur un an il est toujours en hausse (+0,2 %).

Surtout, toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emplois atteint 4,91 millions de personnes. Et il est en progression de 3% depuis un an.

Les chiffres du chômage de la catégorie A sont artificiellement dégonflés par le gouvernement via :
- l'explosion des radiations administratives qui ont cru de 19% depuis un an (48.000 en avril 2011, 40.000 en avril 2010)
- l'envolée des contrats aidés précaires qui sont passés de 6 000 en janvier à 133 000 en avril (pour 440 000 budgétés en 2011 … soit l'équivalent d'un dégonflement de 0,3 point du chômage)

Le chômage s'enracine

La baisse annoncée du chômage ne reflète donc aucune amélioration réelle de la situation de l'emploi. D'ailleurs, le nombre de sorties du chômage pour cause de reprise d'emploi était inférieur en avril à ce qu'il était il y a un an (105.000 contre 109.000).

Le chômage de longue durée continue d'augmenter : + 0,1 % en avril, soit 1 million et demi de chômeurs depuis plus de 2 ans. La hausse est de 33 % depuis un an, ce qui montre que la crise est loin d'être passée contrairement à ce que prétend Xavier Bertrand.

Le nombre de chômeurs de plus de 50 ans continue lui aussi d'augmenter : de + 0,7 % en avril et de + 13 % sur un an. C'est une conséquence directe de la réforme des retraites qui en repoussant l'âge de départ à la retraite fait basculer des milliers de salariés de 60 ans et plus dans le chômage. Un risque contre lequel le Parti de Gauche avait mis en garde dans sa critique de la réforme des retraites (lien : http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/docs-pg/brochure-retraite-pg.pdf )

Les syndicats dénoncent la progression de la précarité

CGT : « Le gouvernement veut nous faire croire à la baisse du chômage alors que les chiffres publiés depuis plusieurs mois montrent que les chômeurs passent d’une recherche d’emploi à un emploi précaire ».

FO : « Sous emploi, précarisation, flexibilité, tel est le modèle dominant qui est en train de resurgir après la crise »

CFDT : « Le retour à l’emploi se fait par la précarité. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi seniors et du chômage de longue durée sont des phénomènes inquiétants ».

Comment la politique de Sarkozy freine la baisse du chômage

L’exonération des heures supplémentaires (dispositif TEPA) tue la reprise de l’emploi.

Avec 175 millions au premier trimestre 2011 le nombre d’heures supplémentaires exonérées est en hausse de 4,6 % en un an, avec un pic de +8,1 % dans l’industrie (+ 18 % dans la métallurgie et + 11 % dans l’automobile).

  • Sur le 1er semestre 2011, 218 000 emplois n’auront pas été créés à cause de ces exonérations
  • En 2008, 727 millions d’’heures supplémentaires -> 466 000 emplois à temps plein non créés
  • En 2009, 676 millions d’heures supplémentaires -> 434 000 emplois à temps plein non créés

La Cour des comptes estime que ce dispositif coûte 4 milliards d'euros par an, une somme qui permettrait de créer 100 000 emplois supplémentaires par an.

Pour faire reculer le chômage, ces exonérations doivent donc être abrogées et la réduction du temps de travail doit être relancée.
Voir les propositions du Parti de Gauche sur la réduction du temps de travail.

 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 00:46

Le populisme déferle Puerta del Sol

puerta-del-sol

Les garde-frontières postés autour de l’Europe forteresse n’y pouvaient rien. La contagion tant redoutée des pays arabes n’est pas passée par Lampedusa. Ce n’est pas une immigration incontrôlée qui est venue de la rive sud de la Méditerranée mais la révolution citoyenne. La voilà désormais en plein Europe. Seuls les racistes et les communautaristes endurcis ne voient pas les points communs entre le mouvement de la Puerta del Sol espagnole et celui de l’Egypte ou de la Tunisie. Même occupation des places publiques. Même rôle central de la jeunesse et du précariat portant les aspirations du plus grand nombre à la sécurité de l’existence. Même libération de la parole dans un système politique verrouillé. Même dénonciation d’une oligarchie au service de la finance. Même contournement des médias traditionnels.

 

Descendue dans la rue pour demander du travail, une génération réalise que le pouvoir en place est incapable de satisfaire cette exigence qui paraît pourtant si simple aux yeux de ceux qui l’expriment. Il lui faut donc changer les dirigeants. Non pas tel ou tel, au détail. Tous ! Pour commencer il faut les nommer. Là-bas c’est la kleptocratie ou la « partidocratie ». En Espagne on pointe le bipartisme (sociaux-démocrates/parti populaire). En France, ce serait l’oligarchie. Ainsi nommé on sait qui l’on combat. Et l’on combat déjà en opposant aux apparences de la démocratie la réalité de ceux qui détiennent le pouvoir. Contre l’oligarchie, partout les indignés et autres «dégagistes » opposent la même alternative, le pouvoir du peuple, revendiquant la démocratie là où règne la dictature et la démocratie « réelle » dans les démocraties officielles.

Ah bon c’est tout se disent certains ? Mais la dimension révolutionnaire de cette exigence ne tient pas à sa fidélité au verbe socialiste. Elle tient au fait qu’elle ne peut être satisfaite dans le cadre du système actuel. Elle est même à l’opposé de la logique du capitalisme financier. La domination de la finance est l’ennemi premier de la souveraineté populaire. En ce moment les gouvernements eux-mêmes semblent le découvrir. Il faut entendre le gouvernement de l’Italie récemment menacée d’une baisse de sa note dénoncer l’arbitraire des agences de notation ! Même l’empire états-unien et sa montagne de dettes jusque-là épargné a dû subir un affront d’une de ces agences. Elle s’est contentée d’un avertissement mais la simple mise en cause des Etats-Unis est déjà une première. La révolution citoyenne répond à cette dictature des marchés financiers quand les pouvoirs en place se contentent de protestations sans lendemain, sans chercher à reprendre la moindre parcelle de pouvoir sur la finance, pas même celui de décider souverainement son budget, condition pour décider librement sa politique.

Il faut dire que les politiques alternatives sont interdites par le traité européen de Lisbonne qui a fait sciemment le choix, à la demande des dirigeants allemands, de désarmer les Etats pour les soumettre aux marchés obligataires mondiaux. Le « bipartisme » dénoncé par les espagnols résonne dès lors dans toute l’Europe victime de la soumission conjointe au carcan libéral du traité de Lisbonne des conservateurs et des sociaux-démocrates. En France, il rappelle les « oui compatibles », dont nous fêtons la défaite ce dimanche 29 mai, qui continuent dans le soutien d’Aubry et Hollande à Lagarde pour remplacer à la tête du FMI un DSK hier soutenu par Sarkozy. Ici comme là-bas nous avons donc les mêmes raisons de faire la révolution citoyenne.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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