Le gouvernement tente de sortir de sa mauvaise passe, avec l’affaire Frédéric Mitterrand, puis vendredi dernier, le député Jean-François Lamour qui a permis l’adoption d’un amendement visant à taxer les banques, le recul sur la nomination de Jean Sarkozy, les déclaration de Pasqua et Villepin, l’heure est grave et la droite veut reprendre l’offensive, à quelques mois des régionales. C’est sur le terrain de l’ordre et de la sécurité que le tempo est redonné. Alors que la crise économique n’a pas fini de produire ses effets, que les inquiétudes sociales sont fortes en matière de niveau de vie et de sécurisation des parcours professionnels, il s’agit de mettre le paquet sur le registre classique du Sarkozysme, celui qui empiète le terrain du Front National.

Le rideau de fumée sécuritaire

La petite musique de l’autorité se réinstalle, comme un rideau de fumée pour masquer les couacs au sommet. L’opération vise aussi, sans doute, à détourner l’attention d’un fait : le maintien du cap économique, illustré par le budget 2010 qui comporte le paquet fiscal maintenu, la réforme de la taxe professionnelle permettant d’assécher un peu plus les finances locales sans léser les entreprises, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ou encore la fiscalité écologique socialement injuste.

En cette période de défaillance capitaliste, la délinquance financière n’est pas le cœur de cible – elle peut dormir tranquille.

Pour animer plus encore la diversion, le ministre Besson vient de proposer un débat sur l’identité nationale. Nous n’avons pas besoin d’un grand colloque théorique pour faire le point sur ce que nous sommes mais de retisser le lien social, de trouver une articulation nouvelle entre individu et collectif, pour que l’appartenance à une communauté, la République française, fasse à nouveau pleinement sens et rime concrètement avec liberté, égalité, solidarité. L’identité nationale c’est aussi et surtout de faire vivre la Laïcité comme garant d’une république sociale.

La laïcité par l’étymologie

Il faut savoir qu’en 1870 le mot « laïcité » était encore un néologisme. Il vient du grec

 

laos qui signifie « peuple » ; il s’agit du peuple indivisible ou de la nation. Ce substantif a donné laïkos, puis laicus en latin. Il s’oppose à klêros, le « bon lot », qui a donné klêrikos, puis clericus

Aussi ce qui s’oppose au mot laïque n’est-il pas « ecclésiastique », ni « religieux », ni « moine », relève Ferdinand Buisson, père de l’école laïque, mais « clerc ». Or, comme l’écrit le même Buisson dans le .

 

Nouveau dictionnaire de pédagogie (1911), « l’esprit clérical, c’est la
prétention d’une minorité à dominer la majorité au nom d’une religion. Les laïques, c’est le peuple, c’est la masse non mise à part, c’est tout le monde, les clercs exceptés, et l’esprit laïque, c’est l’ensemble des aspirations du peuple, du laos, c’est l’esprit démocratique et populaire.
» On peut donc, à partir de l’étymologie, donner une définition dynamique

de la laïcité en élargissant même un peu le propos : c’est la lutte permanente contre toute forme de cléricalisme, contre la volonté de groupes quels qu’ils soient de s’accaparer une part du pouvoir qui revient tout entier au peuple, c’est la négation de toute forme d’aristocratie ou d’oligarchie, ce pourquoi la laïcité présuppose un régime démocratique (le pouvoir appartient au peuple) et républicain (la finalité du pouvoir est l’intérêt général), la laïcité, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Samuël TOMEI

Par Gérard Letailleur
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Le site Internet du Premier ministre a publié un document expliquant les conséquences pratiques pour les électeurs de la réforme des collectivités territoriales.
Il explique que cette réforme apportera «plus de simplicité, plus de clarté, plus de transparence démocratique».
Le «premier pilier» de la réforme annoncée, écrit-il, «est la création du conseiller territorial: un seul élu de proximité qui siègerait au département et à la région. Objectif: rapprocher le département et la région.

L'élection des conseillers territoriaux se ferait via un scrutin mixte «majoritaire à un tour dans le cadre du canton pour 80% des sièges à pourvoir, proportionnel sur des listes départementales pour les 20% restants», «afin de permettre la représentation de tous les partis politiques.» Ainsi, «le conseiller territorial aura un ancrage, un territoire: le canton.»
Le Gouvernement fixera par ordonnance le nombre de conseillers territoriaux dans chaque département, hormis ceux de Corse, et d'Outre-mer (où le redécoupage se fera ultérieurement).

«En 2014, il faudra donc renouveler d'un seul coup les assemblées départementales et régionales. Ce qui suppose une réduction de mandats pour les conseillers généraux élus en mars 2011 (trois ans au lieu de six) et des conseillers régionaux élus en mars 2010 (quatre ans au lieu de six).»

A noter que «les cantons feront bientôt l'objet d'un redécoupage électoral pour représenter les Français de façon plus équitable.»
Les Français «pourront désormais élire directement leurs conseillers communautaires (élus des systèmes intercommunaux) en même temps que leurs conseillers municipaux. Pour ce faire, les prétendants à la fonction intercommunale figureront, de façon visible, en tête des listes de candidats aux élections municipales dans les communes de plus de 500 habitants.»

Parallèlement, «le seuil du scrutin de liste pour les municipales sera abaissé de 3.500 à 500 habitants.» En dessous de 500 habitants, les délégués intercommunaux seront le maire et les conseillers municipaux désignés par la municipalité.

Pour accéder:
- au document sur le site du Premier ministre, voir le lien ci-dessous;
http://www.gouvernement.fr/gouvernement/reforme-des-collectivites-territoriales-quels-changements-pour-les-electeurs

Par Gérard Letailleur
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Des listes « FRONT GAUCHE » pour les régionales Mars 2010

Les élections régionales, sont à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’enjeu est très important. Elles vont décider des orientations politiques dans les régions dont l’importance n’a cessé de grandir. Elles constitueront la dernière occasion donnée à l’ensemble des électrices et des électeurs de s’exprimer sur la politique conduite par le gouvernement et sa majorité avant 2012. Après le Parti de Gauche, le Conseil National du Parti Communiste vient de prendre la décision que nous attendions avec tant d’impatience et d’espoir. Il s’est prononcé en faveur d’une "offre différente du Parti socialiste et de Europe écologie" au premier tour des élections régionales. C’est une très bonne nouvelle.

Le Front de Gauche une alternative à gauche.

Il s’agit de faire "bouger le curseur à gauche". pas d’opposer une gauche à l’autre dans cette compétition. Les listes du Front de Gauche doivent être le point d’appui unitaire dont dispose l’autre gauche et les citoyens qui veulent un vrai changement dans notre pays vers les solutions de gauche à la crise.

Nicolas Sarkozy et de sa majorité UMP, sont au service de la seule classe dominante, des privilèges de l’argent, et des logiques de rentabilité. Des fonds publics considérables sont mobilisés au profit des actionnaires, des banques et des grands groupes sans aucune contre-partie pour l’emploi, les salaires et les qualifications. Cet argent nourrit la relance de la spéculation sans que soient traitées les causes de la crise. Cela prépare une récession plus grave encore. Face à cette situation, la combativité sociale ne faiblit pas, le besoin d’une alternative politique doit voir le jour. Rien n’est joué, car face à la droite, la confusion règne à gauche sur le projet qui doit être opposé à cette politique et sur la nature des rassemblements, des constructions politiques, des alliances qui lui permettraient de devenir majoritaire.

Alliances au centre, primaires ouvertes, instrumentalisation de la question écologique à des fins de recomposition. Les forces de gauche sont côte à côte dans des luttes contre la politique de la droite, mais ne se rassemblent pas sur un projet. Le PS parle de rassemblement à gauche et entretient le flou sur des alliances de second tour avec le Modem. Les Verts parlent de rassemblement à gauche mais les listes Europe Écologie ont des rassemblements hétéroclites aux contours et aux objectifs politiques très ambigus. Le NPA refuse de travailler à des majorités de gauche.

Résolument ancrées à gauche.

Il est urgent de sortir de cette confusion et de construire cette alternative politique de gauche.en s’attaquant aux logiques capitalistes. Nous avons concrétisé cette démarche avec le Front de gauche à l’élection européenne. Les élections régionales sont une occasion de poursuive et d’amplifier dans cette voie. Tout doit être fait pour que puisse s’exprimer dans ce scrutin de la manière la plus forte et la plus claire possibles le besoin d’orientations politiques et de majorités régionales résolument ancrées à gauche.

L’UMP veut tous les pouvoirs elle entend faire des pouvoirs régionaux en mars 2010 un tremplin pour relancer son projet politique qui s’inscrit dans les politiques européennes qui poussent à la mise en concurrence des territoires, des métropoles jusqu’aux régions, en les soumettant toujours plus aux exigences des marchés.

Des pôles de résistance

Soit les régions deviennent des amplificateurs de cette politique ou l’accompagnent sans réellement la combattre, la crise, les inégalités seront encore aggravées. Ou avec le Front de Gauche elles deviennent des pôles de résistance, d’initiatives, de luttes et de propositions pour promouvoir d’autres logiques solidaires, citoyennes, écologiques ; pour faire reculer la crise et faire émerger des choix politiques alternatifs aux logiques capitalistes et aux modèles productivistes.

Dans une dynamique de rassemblement à gauche sur des choix clairs.

Le Front de Gauche doit construire des projets régionaux qui portent partout une cohérence nationale forte, en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie. Le front de Gauche doit être une dynamique de rassemblement pour une victoire à gauche sur des choix clairs.

Par Gérard Letailleur
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Les communes c'est bientôt la fin.

La réforme des collectivités territoriales est composée de quatre projets de loi distincts

1) «réforme des collectivités territoriales», «élection des membres des conseils des collectivités et des EPCI», «concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux» et «élection des conseillers territoriaux « 

2) «renouvelle en profondeur l’architecture institutionnelle locale.» Il institue un nouvel élu local dénommé conseiller territorial, qui remplacera les actuels conseillers généraux et régionaux

3) «développe et simplifie l’intercommunalité afin de parvenir au 1er janvier 2014 à une couverture de l’ensemble du territoire par des structures intercommunales mais également à un renforcement de la cohérence des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale.

4) «d’assurer une meilleure prise en compte du fait urbain et de renforcer la capacité des plus grandes agglomérations françaises à soutenir la compétition avec leurs homologues européennes ou internationales, le projet de loi propose un nouveau cadre institutionnel: la métropole.

Le projet fixe par ailleurs le principe de la spécialisation de l’action des départements et des régions et précise les conditions dans lesquelles les compétences des collectivités locales seront clarifiées et les mécanismes de cofinancement encadrés par une loi ultérieure.»

La loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale, définit les modalités de l’élection des conseillers territoriaux, prévue en mars 2014.
«Ils seront élus pour six ans, dans le cadre traditionnel du canton, selon un scrutin mixte.

Le projet abaisse par ailleurs de 3.500 à 500 habitants le seuil de population des communes auxquelles est applicable le scrutin de liste pour les élections municipales, l’élection des délégués communautaires au suffrage universel direct par un système de fléchage sur les listes communales.

Un troisième projet de loi «tire les conséquences de la création du conseiller territorial en organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux en mars 2014.

Le mandat des conseillers régionaux élus les 14 et 21 mars prochain sera donc de quatre ans et celui des conseillers généraux élus en mars 2011 de trois ans.»

Au fil des jours à venir, je présenterai plus en détail ce projet de loi, les conséquences et organisations qui vont changés totalement le paysage institutionnel de la France. Bien sûr il y a du bon, mais aussi beaucoup de mauvais. Plus prés de nous, le projet de création de la grande agglo de Rouen, la CREA n'échappera à ce projet, elle le devance. L'absence d'un grand débat et d'une consultation des citoyens réclamé au plan national par Fabius, ne soit pas mis en oeuvre là ou il pouvait le faire. Il ya toujours deux discours chez les socialistes.

Par Gérard Letailleur
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La votation citoyenne: une première.

Syndicalistes, associatifs, élus et partis de gauche, réunis en comité national contre la privatisation de la Poste ont pris acte du résultat de la votation citoyenne qui a dépassé leurs espérances. Dopés par cette mobilisation populaire, les organisateurs entendent engager le bras-de-fer avec le gouvernement.

2.123.717 votants au compteur.

Les 62 organisations du comité ne boudent pas leur plaisir, seuls 31.701 votants ont répondu «oui» (1,51% des suffrages), contre 2.092.016 «non».

Mais la participation, véritable indicateur, a pulvérisé l’objectif initial d’un million de votants. Au delà d’un «attachement profond de la population au service public de la Poste» et à son «rôle de lien social indispensable et irremplaçable», ce résultat marque aussi le succès de la votation citoyenne, forme de mobilisation inédite, sans valeur juridique mais à fort impact politique, arme des plus efficaces pour s'emparer d'un débat public.

Les organisateurs du comité ne peuvent contraindre le gouvernement à organiser un référendum en bonne et due forme sur le statut de la Poste. Faute de texte d’application sur le droit au référendum d’initiative populaire. Pourtant annoncé par Sarkozy.

Les sénateurs PCF et du Parti de Gauche défendront une «motion référendaire», fort des plus de deux millions de votes pour demander de nouveau l’ouverture d’un débat public.

La question est de savoir si le gouvernement a accusé réception?

Voir article sur le lien  "petit-couronne-ensemble"

Par Gérard Letailleur
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Présentation.

Gérard Letailleur:
Maire de Petit Couronne, Vice Président de L'Agglo de Rouen et Membre du Bureau de 1977 à 2004.
Chevallier de Palmes Académique.
Médaille d'Or Jeunesses et Sports.
Conseiller municipal actuellement.

Pt Couronne, Budget et fiscal

 

La Direction de la comptabilité publique présente le budget principal des communes, ainsi que les moyennes nationales de référence. L'information porte sur des observations générales, pour voir l'évolution des dépenses, recettes et impôts à Petit Couronne de 2000 à 2009, clic sur le lien suivant: 
http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=497&dep=076&type=BPS&param=0  

Pour une autre ville, clic sur le lien suivant:

alize2.finances.gouv.fr/communes/Communes.htm

Ensuite, taper le nom de votre ville, pour avoir  l'évolution des budgets depuis 2001.

Retrouver les infos des taxes et impôts locaux, leur évolution aprés la réforme de la Taxe Professionnelle. En 2010 les recettes prévues. Tapez sur le lien suivant, puis sur les onglets, communes, EPCI, Département, Régions pour connaitre l'évolution des recettes en 2010.

http://www.economie.gouv.fr/themes/politique_fiscale/tp-cet/index.html





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