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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 18:49
Une absence de diversité, un taux de féminisation qui passe de 12,5% à 18,5%.

L’élection présidentielle avec un record de participation, a mis en position finale deux candidats jeunes pour cette fonction et nouveau.
L’assemblée nationale est aujourd’hui composée d’une majorité de députés de plus de 55 ans qui représentent 59% de la nouvelle chambre, contre 48% en 2002.
Les grands gagnants sont les jeunes sexagénaires de 60 à 64 ans, qui représentent 22,4 % contre 13,8% en 2002 et 9,6% en 1997. Faut il y voir là une explication du peu d’engouement pour cette élection qui n’a déplacé qu’un peu plus de 50% des électeurs aux urnes. Certainement pas !
Toujours est il, que la question des retraites qui va venir en discussion durant cette législature et qui devra revoir aussi les régimes spéciaux sera un beau débat à suivre.
En 1981, les députés de  moins de quarante ans étaient une centaine, ils ne sont que 23 aujourd’hui.
Les moins de 45 ans représentaient 38,1%, alors qu’aujourd’hui  ils ne sont que 13,2%.
Les femmes alors que la loi en impose 50%, ne progressent que de 6%.
L’assemblée nationale reste une caricature des caractéristiques de la société française, que ce soit pour ces rapports générationnels et sociologiques.
Le parti socialiste à une responsabilité dans cet état de fait, comme militant de gauche, ça me fait tout drôle d’être ringardisé par l’ouverture que Sarkozy a su faire dans son gouvernement.
Même, si cela n’a bien sûr aucun effet sur la politique économique et sociale qu’il conduit, il donne ainsi l’illusion d’une nouvelle pratique politique. Il faut lui reconnaître cette habileté, la dénoncer et faire en sorte qu’à gauche on agisse concrètement, pour des programmes crédibles que nous tenons.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 00:36
La politique pénale est le bout de la chaîne républicaine, pas le maillon principal.

Tribune publiée dans les pages Rebonds de Libération, par Marylise LEBRANCHU, députée du Finistère, ancienne ministre de la Justice, et Adeline HAZAN, députée européenne, le 18 juillet 2007.

Le gouvernement utilise les procédures d’urgence pour donner vie à la promesse de Nicolas Sarkozy de « peines planchers ». Comme si l’arsenal juridique français était vierge de tout outil de répression, comme si la France était le pays du laisser faire ! Quel aveu d’échec !

Notre système pénal est parmi les plus répressifs qui soient : les peines d’emprisonnement vont jusqu’à dix ans, et même vingt ans en récidive. La réclusion criminelle à perpétuité est encourue pour tous les crimes les plus graves, les mesures de sûreté permettent de rendre une peine incompressible jusqu’à trente ans. La prescription a été reculée, pour certains crimes contre les enfants, jusqu’à vingt années après la majorité de la victime, et un régime renforcé a été instauré pour lutter contre la criminalité organisée et le terrorisme. Actuellement et depuis longtemps, tout récidiviste encourt le double de la peine d’un délinquant primaire.

Ce serait cela un pays permissif ? Dire, dans un tel contexte, que les juges n’ont pas les moyens en droit de lutter contre la délinquance, c’est tromper les citoyens. Dire que les délinquants ne sont pas mis en présence de peines dissuasives, c’est se tromper soi-même.

Mais qu’est-ce que la dissuasion en matière de criminalité ? Comment croire qu’un délinquant, au moment du passage à l’acte, se dira « attention, avec la loi sur la récidive je vais risquer le double de la peine auparavant encourue » ?

Les délinquants ne sont pas des criminologues et il est malheureusement à craindre que leur réflexion, au moment de l’infraction, si réflexion il y a, porte beaucoup plus sur les moyens de ne pas se faire prendre que sur la sanction. C’est pourquoi la peine n’est qu’un élément de la dissuasion, efficace surtout. avec les honnêtes gens !

Il est connu depuis longtemps que toute politique pénale est vouée à l’échec si elle n’intègre pas l’éducation, le respect de l’autre, si elle n’intègre pas de nombreux autres facteurs tels que la santé, l’urbanisme et l’emploi ; si elle ne donne pas à chacun le droit de pouvoir espérer en un avenir meilleur ? Comment faire croire qu’il faut respecter la loi si l’Etat ne l’a fait pas sur l’obligation de construction de logements sociaux ?

La politique pénale est le bout de la chaîne républicaine, pas le maillon principal. Dire qu’il faut encore durcir les peines encourues, c’est être aveugle devant le surpeuplement des prisons françaises. Le gouvernement sait-il lui-même l’impact de cette loi ? L’a-t-il estimé ? Qu’a-t-il prévu pour en tenir compte ?

Nos prisons, dont le Sénat, qui a voté les peines planchers, avait pourtant stigmatisé le déplorable état, sont plus que saturées : jamais on n’avait vu la population pénale dépasser 60 000 détenus, tout chiffre supérieur à 50 000 était déjà alarmant. Nous l’avons dépassé de 10 000 ! La prison est l’école de la récidive. La question est celle de la réinsertion, sans parler, bien sûr, que la privation de liberté doit devenir l’ultime recours quand une loi pénitentiaire permettra enfin le recours à des sanctions et peines efficaces. C’est une loi pénitentiaire restaurant la République dans les prisons qu’il nous faut.

Il faut redonner la dignité à ces citoyens français incarcérés. Maltraiter un détenu par ses conditions d’incarcération, c’est piétiner l’esprit républicain et l’espoir que la peine permette la réinsertion. Quel impact de la sanction si la République incarne une forme d’indignité ?

Les représentants des victimes, au sein de l’instance que j’ai eu l’honneur de présider personnellement pendant dix mois, tenaient à dissocier vengeance et justice pour justement lutter contre la récidive plutôt que de « taper fort » après le second acte, car s’il y a second acte c’est qu’il y a aussi seconde victime.

C’est la faute majeure de ce texte qui ne porte pas l’objectif premier : pas de seconde victime donc pas de récidive, c’est un texte « qui baisse les bras ».

Aucune leçon n’a été tirée de la fameuse loi américaine des « trois coups » (le troisième vol conduit à une très longue peine même si le produit du vol est une pizza) qui semble inspirer le gouvernement, et dont on sait qu’elle a conduit à la construction de plusieurs dizaines de prisons sans rendre plus sûre la société américaine, toujours en tête pour les morts violentes. Bel exemple américain, critiqué là-bas, qu’il faudrait retranscrire en France ?

Ancienne garde des Sceaux et ancienne magistrate, nous ne sommes ni angéliques, ni laxistes. Nous savons quel est le poids symbolique de la justice et son impact social. Il faut redire toujours à quel point il est dangereux de ne pas sanctionner le premier acte de petite délinquance parce que celui à qui on laisserait entendre qu’il n’aura pas de sanction, parce qu’il vit dans des conditions difficiles, serait comme exclu, puisqu’incapable de comprendre le sens de cette sanction ; il serait donc indigne de la République.

Mais la répression n’a pas comme seul corollaire l’incarcération plus nombreuse et plus longue ! C’est au nom de ce qu’incarne la justice pour la République qu’il ne faut pas voter ce texte inutile car il se trompe de cible. De plus il est dangereux, il remplira les prisons sans régler les problèmes.

S’il y a un consensus républicain à chercher, à trouver, c’est bien plus sur une loi pénitentiaire que sur des peines planchers. Madame la garde des Sceaux, plutôt que vous précipitez dans cette impasse, prenez le temps de la concertation avec les parlementaires et les professionnels.

C’est ainsi que nous ferons progresser notre République, pas autrement.

-  http://www.liberation.fr/rebonds/267620.FR.php

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Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 20:22

La raffinerie Shell de Petit-Couronne passe sous le contrôle du Suisse Pétroplus.

Les syndicats de la raffinerie Shell de Petit-Couronne, près de Rouen, veulent des "garanties" après l'annonce jeudi de la vente par le groupe anglo-néerlandais de ses trois sites français. "Nous voulons connaitre les intentions du repreneur quant à l'avenir du site et aux investissements qu'il compte mettre en oeuvre pour le maintenir à niveau", a indiqué Yvon Scornet, délégué CGT à Petit-Couronne. Cette raffinerie doit être cédée au Suisse Pétroplus comme celle de Reichstett (Bas-Rhin) tandis que celle de Berre (Bouches-du-Rhone) avec ses activités pétrochimiques doit passer sous le contrôle du Néerlandais Basell.

Ce syndicaliste estime que ces ventes dont l'annonce était attendue traduisent "le désengagement de Shell qui ne considère plus "la vieille Europe" comme stratégique et préfère investir en priorité dans l'amont (exploration et production de brut) ou géographiquement en Chine, en Russie et au Qatar". Yvon Scornet qui juge "regrettable" la vente "par morceaux" dit "s'interroger" sur le repreneur Pétroplus "qui n'est pas un pétrolier complet mais est présent uniquement dans le raffinage et pas dans la production de brut ni la commercialisation des produits finis".

Les syndicats devraient en apprendre plus en septembre avec la venue des deux repreneurs devant les comités d'entrerpise des entités concernées. D'ores et déjà l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-FO-CGC du groupe exigera de Shell France des "garanties" quant au maintien des accords sociaux en vigueur avant que les ventes ne soient effectives.

La raffinerie de Petit Couronne spécialisée dans les huiles de base et les bitumes est la deuxième du groupe Shell en France avec une capacité de 154.000 barils par jour et 500 salariés. Selon les syndicats elle n'a pas bénéficié d'investissements lourds depuis de nombreuses années à la différence d'ExxonMobil à Port-Jérome ou de Total à Gonfreville l'Orcher. Elle est de surcroit pénalisée par sa localisation aux abords de zones urbanisées ce qui limite son expansion éventuelle.

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Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /Août /2007 20:44

LA HAYE - Le groupe suisse Petroplus (raffinage) va acquérir deux raffineries situées en France auprès de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell pour un montant net de 475 millions de dollars, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.

Le montant total de la transaction est d'environ 875 millions de dollars, si l'on inclut le fonds de roulement, estimé à environ 400 millions d'euros.

Cette transaction, entièrement en numéraire et en partie financée par des prêts, doit être finalisée au deuxième trimestre 2008, a précisé à l'AFP un porte-parole du groupe, récemment introduit à la Bourse suisse.

Petroplus va reprendre la raffinerie de Petit-Couronne (banlieue de Rouen, ouest de la France), d'une capacité 154.000 barils par jour, et Reichstett Vendenheim (Alsace, est) d'une capacité de 85.000 barils.

Dans un communiqué, Shell précise qu'il "travaillera intensivement avec les syndicats appropriés et les représentants du personnel" pour mener à bien la cession, "comme il l'a fait depuis qu'il a annoncé son intention de vendre ces actifs en janvier 2007".

Shell possède une troisième raffinerie en France, à Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône, sud-est), qui n'est pas concernée par cette vente.

Des détails de l'accord conclu entre Shell et Petroplus, concernant le développement d'un processus de production de produits spécialisés comme les lubrifiants, doivent encore discutés, ajoute Shell.

Petroplus a l'intention de trouver un accord avec Shell "pour fournir les commerces de détail de Shell basés en France et d'autres de ses activités", écrit-il dans un communiqué distinct.

Cette acquisition augmente de 38% ses capacités de production.

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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /Juil /2007 20:35

0% d'augmentation pour le RMI, 4,8% pour les généralistes

Pas de coup de pouce pour le Smic ni pour le RMI, mais une hausse des consultations médicales: la valse rituelle des revalorisations du 1er juillet est stricte avec les bas revenus. 

Le RMI ne bouge pas d'un centime. Revalorisé le 1er janvier dernier, il reste stable à 440,86 euros net pour une personne seule sans enfant; 661,29 euros pour une personne seule avec un enfant ou un couple sans enfant; 793,55 euros pour une personne seule avec deux enfants ou un couple avec un enfant.

Le Smic, comme annoncé par le gouvernement, ne bénéficie donc pas de coup de pouce supplémentaire à l'augmentation légale: il grimpe donc de 2,1% soit 0,17 euros par heure. Pour la première fois, le net mensuel pour 35 heures hebdo franchit le cap des 1000 euros.

Le complément de ressources des bénéficiaires de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) ne sera pas valorisé. Le montant maximum de l'AAH reste fixé, jusqu'au 31 décembre, à 621,27 euros par mois pour une personne handicapée.  

Les allocations chômage sont revalorisées de 1,95%.

La consultation des médecins généralistes grimpe d'1 euro, à 22 euros. Et de 31 à 32 euros pour la visite à domicile.

Côté transports, même punition: les billets de la SNCF augmentent à 10 centimes à 2,9 euros, mais les prix du TGV ne bougent pas. En Ile-de-France, la carte orange augmente de 1,8%.

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