Mardi 22 septembre 2009
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15:56
Une voiture sans carburant,
refuse de démarrer. C'est normal : sans rien pour alimenter le moteur, comment voulez-vous qu'il
fonctionne ?
Les autorités politiques et monétaires de la planète, ne peuvent s'habituer au fait que les réservoirs sont complètement vides d'argent... et que l'économie, par conséquent, ne redémarre pas
vraiment.
Les consommateurs n'ont plus de revenus et leur principale réserve de capital (l'immobilier) voit sa valeur chuter, le crédit se fait de plus en plus
rare.
La thèse
de la reprise perd tout crédit !
Vu au travers de jumelles équipées de filtres roses, la croissance se serait remise à agiter les bras au deuxième trimestre. Les uns nous assurent que ces gesticulations signifient que tout va
bien et que l'activité s'apprête à remonter la pente en petite foulée. Les autres (que plus personne n'écoute) redoutent qu'il s'agisse des appels au secours désespérés d’un accidenté qui n'est
pas mort !
Les investisseurs balayent l'objection de la morosité de la consommation. Selon eux, les entreprises ont démontré une surprenante faculté d'amélioration de leur productivité au deuxième trimestre
2009. Le message est clair : la morosité de l'économie réelle ne saurait affecter la capacité bénéficiaire des sociétés cotées car il existe un inépuisable gisement de réduction des coûts
(licenciements, délocalisation, économies d'échelle) à exploiter en temps de crise.
Traduction la course aux profits peut se poursuivre sur le dos des travailleurs.
Les milliers de milliards déversés par les banques centrales dans les circuits financiers depuis la mi-septembre 2008 auraient permis d'éviter le pire. Chacun comprend qu’il
s’agissait d’éviter l’effrontément du système capitalisme libéral, mais aucunement de sauver l’emploi.
Adieu la crise systémique, place à la reprise ! Mais de laquelle s'agit-il ?
L'Association française des sociétés financières (ASF) vient d'annoncer que la masse de crédits accordés aux ménages et aux entreprises a enregistré une contraction "d'une ampleur historique" au
premier semestre 2009.
Le financement des logements chute de 27,2% au premier semestre 2009 (contre -8,6% au premier semestre 2008 et -15,6% au second). L'ASF indique que les crédits à la consommation ont plongé de
15,8% sur les six premiers mois de l'année, une contraction "inédite depuis 20 ans". Ils ont dégringolé de 27,3% dans la catégorie "prêts personnels" (sans objet spécifique).
Les crédits affectés à l'automobile reculent de 12,3% malgré la prime à la casse ; ceux destinés à l'équipement du foyer abandonnent 9,2%.
Les crédits revolving (affichant désormais des taux d'intérêt quasi-usuraires de 20% et plus quand l'argent servant à les financer ne coûte que 1% auprès de la BCE) baissent de
10,5%.
Le plus inquiétant, c'est que le crédit aux entreprises s'est contracté de 24%, sachant que deux tiers des sommes prêtées servent à financer des restructurations, qui souvent suppriment des
emplois.
Les opérations de crédit-bail-mobilier enregistrent un plongeon de 29,1% : "un effondrement d'une amplitude sans précédent depuis le printemps 1993" précise l'ASF.
Je veux bien admettre qu'il est difficile d'aller plus bas et qu'une stabilisation est possible... Mais qu'est ce que ces chiffres nous amènent à penser de l'état réel de
l'économie.
N'allez pas croire toutefois que
ce qui précède ait pu gâter l'humeur des marchés financiers ! Un trimestre boursier hors norme où les valeurs françaises ont bondi de 20% -- leur meilleure performance estivale depuis 1993.
Alors que dans le même temps les pertes d’emplois atteignent un niveau record.
Il y a bien un problème dans ce système économique, il faut donc en changer !
Par Gérard Letailleur
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Mercredi 16 septembre 2009
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19:42
La taxe carbone: un goût de «bouclier fiscal»
L'environnement a bon dos, décidément. Quand il s'agit de faire un cadeau aux entreprises, un
petit coup de «vert», couleur très à la mode, et le tour est joué. Il en va ainsi de la proposition faite par le Président de la République d'une taxe carbone, pour contribuer à remplacer une
partie de la taxe professionnelle. Avec les élus de la liste Petit Couronne Ensemble, je suis évidemment favorable au fait de mettre à contribution les pollueurs. Si la taxe carbone avait eu cet objectif, nous aurions applaudi à deux mains. Il n'en est rien.
Très concrètement, le remplacement de la taxe
professionnelle par la taxe carbone constitue un transfert de la fiscalité des entreprises sur les ménages. J'ai envie de dire «une fois de plus». Et, pire encore, cette taxe pérennise le droit
des plus riches à polluer. J'y reviendrai.
L'essentiel de cette taxe frappera en effet les particuliers. Elle va en effet peser sur la
consommation en énergies fossiles: pétrole et gaz, en particulier. Autant dire les véhicules individuels et le chauffage. L'idée étant d'inciter à trouver des modes alternatifs. Je veux bien.
Alors, je regarde : où sont les investissements de l'Etat en faveur du développement des transports en commun ? Quels moyens sont mis pour permettre aux citoyens de changer de mode de chauffage
surtout quand on connaît le prix d'un chauffage électrique ? J'ai beau chercher, je ne trouve rien de tout cela.
Aucune alternative n'est mise à la disposition des
habitants de notre pays dans ce sens
Une fois de plus donc, ce sont les plus fragiles de nos concitoyens qui vont passer à la
caisse pour financer les cadeaux faits aux entreprises. En effet, le projet du Président Sarkozy exonère du paiement de la taxe carbone les plus gros émetteurs de gaz à effets de serre. Il se
défend en expliquant que ces grandes entreprises sont d'ores et déjà soumises au marché européen des quotas de CO², le fameux marché du droit à polluer auquel nous sommes opposés par ailleurs.
Mais l'argument de M. Sarkozy est faux : 90% des entreprises auxquelles il fait allusion sont exemptées de payer des droits à polluer.
Non
seulement la taxe carbone ne va pas réduire la pollution de masse mais en plus elle ne pèsera que sur le porte-monnaie des citoyens. Tout cela rappelle bougrement le «bouclier fiscal», vous ne
trouvez pas ?
Par Gérard Letailleur
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Lundi 17 août 2009
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15:52
Je vous convie à regarder attentivement le documentaire de la TV Suisse Romande (un modèle en Europe pour les magazines d’information qui sont
régulièrement primés par les jurys de professionnels) dont je vous joins le lien.
Cela vous prendra un peu plus de 30 minutes qui vous donneront la mesure de l’état de la presse en France. Mes confrères Suisses ont en effet décortiqué le
système sarkoziste de surveillance et de main mise sur les médias français.
Essayez de ne pas trop tarder à le regarder car ce lien ne sera pas actif très longtemps.
Il vous suffit de cliquer sur le lien joint ci dessous..
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=673809#vid=10784729
A regarder avant qu'il ne soit trop tard : le lien ne sera actif que pour une durée limitée.
Par a voir TV suisse romande
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Lundi 22 juin 2009
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01:17
La télé de Gauche
Bienvenue sur la web-tele du Parti de Gauche
La peinture est encore fraîche. Mais nous tenions dès maintenant à lancer ce nouveau site. Vous y trouverez bien evidemment les videos produites par le Parti de Gauche, mais également des videos
issues de la campagne du Front de Gauche.
Quelles sont les répercussions sociales et environnementales de la privatisation des services publics de l'énergie ? Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale au combat écologique est
l'invitée de l'émission Décryptage de la Télé de Gauche. Elle vous donne des éléments d'analyse et les propositions du Parti de Gauche.
Par la télé de gauche
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Jeudi 11 juin 2009
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01:20
Alain Lipietz vient de publier une critique de l'Appel des 42 économistes en faveur du Front de gauche.
Ci-dessous la réponse de six de ces économistes parmi lesquels Bernard Guibert, ancien responsable de la commission Economie des Verts (de 1998 à 2006)
"L'écologie, à l'instar du « social », ne s'accommode pas du libéralisme économique : cette conviction est au cœur de l'Appel des économistes en faveur du Front de gauche.
Si le marché et la concurrence ont parfois du bon, il est des choses qu'ils ne savent pas faire : assurer le plein emploi, la satisfaction d'une série de besoins sociaux ou répondre à l'impératif
écologique. Cela s'explique aisément au fond, si du moins on accepte de considérer, à l'encontre des libéraux, que le tout n'est pas réductible au jeu des parties, l'intérêt général à celui des
intérêts particuliers."
Par actualités Front de Gauche
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