Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 01:18

Motion du Groupe des élus de Gauche de la liste Réussir Ensemble L’Avenir au conseil Municipal du 18 Décembre 2008. Gerard Letailleur, Evelyne Leray, Yves Ledoux, Monique Martor, Christian Fillatre.

Régie de l’eau de l’agglomération Rouennaise.

Par délibération du Conseil Municipal du 16 Octobre 2003, notre assemblée à délibéré favorablement à la prise de compétence par la CAR du service d’eau  en substitution du syndicat de la banlieue sud.de Rouen.

Les études avaient démontré que les tarifs appliqués par notre syndicat devaient servir de référence et permettre un rapprochement rapide des autres communes sur cette référence.

Nous constatons que nos observations et réserves n’ont été suivies que partiellement et notamment sur le prix de l’eau. Les disparités constatées sur les prix dans l’agglo, ont conduit à des compromis, notamment sur les secteurs exploités par les grands groupes du CAC 40.

De fait nous constatons des baisses significatives sur certaines communes où la maitrise publique des installations et de l’exploitation n’existaient pas  et où les moyens de contrôle des exploitants privés étaient insuffisants, les habitants de ces secteurs étaient injustement facturés.

Nous constatons sur Petit Couronne et certaines autres villes que le prix de l’eau à augmenté plus vite que par le passé, pour favoriser la convergence des prix, même si le prix reste un des plus bas en 2009 à 317,01 euros pour 120 mètres cubes HT, toutes redevances comprises.

L’existence de différents modes de gestion de l’eau sur l’agglomération pose de gros problèmes de lisibilité.  En 2009, les écarts de prix pour 120 mètres toutes redevances comprises en HT vont de 308,47 euros à 422,09 euros. Les gros écarts sont toujours constatés entre la régie Grand Quevilly  le plus bas et Sahur le plus haut.

Notre délibération du 16 octobre 2003, précise : « qu’à l’échéance du contrat de la banlieue sud et compte tenu de l’existence d’une régie importante à l’agglo, il conviendrait d’étendre la gestion en régie à notre commune en faisant la comparaison des prix à cette date ». Or, nous constatons que les prix du service en régie de Grand Quevilly sont à cette échéance plus faibles de 0,071 euros le mètre cube et qu’il convient donc d’étendre la gestion en régie d’exploitation publique à notre commune.

Plus largement, nous pensons que l’agglomération doit retrouver à la fin de chaque échéance des contrats en cours, le contrôle par la collectivité de l’exploitation, de la gestion et de la distribution de l’eau  sur son territoire, comme vient de le faire la ville de Paris..

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Société
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 02:46

Le projet de Communauté Urbaine de Rouen en panne.

Caux-Austreberthe dit non !

Ce Mardi 16 décembre, le conseil de la communauté de communes Caux-Austreberthe, s'est réuni en séance publique à l'hotel de ville de Pavilly à 18h sous la présidence de Michel Bentot, maire de Barentin.
Les communes étaient conviées à donner l'avis des conseils municipaux : pour ou contre l'adhésion à la CU (Communauté Urbaine) de l’Agglo de Rouen..
Les résultats sont sans appels, puisque toutes les communes qui se sont prononcées ont voté contre. Il manque les avis de Villers-Écalles et Sainte-Austreberthe, mais cela ne pourra pas faire infléchir la balance.

Résultats en détail:

Pavilly s'est prononcé contre l'adhésion à la Communauté Urbaine par 5 voix pour, une abstention et 23 voix contre.
Émanville, a émis un avis défavorable à l'adhésion à la CU à l'unanimité.
Limésy, s'est également prononcé contre par 8 voix contre, 5 voix pour et une abstention.
Goupillères s'est prononcé contre par 8 voix et 2 abstentions.
Villers-Écalles ne s'est pas encore prononcé, et Sainte-Austreberthe se prononcera demain mercredi.

Le président de la communauté de communes annonce que d'ores et déjà 12 délégués sont contre l'adhésion et informe le conseil communautaire que la majorité municipale de Barentin a pris sa décision et qu'elle est contre l'adhésion à la communauté urbaine.
Le président explique ensuite les raisons qui ont conduit la majorité municipale de Barentin à refuser le projet de Laurent Fabius :

  • En cette période de crise, les engagements de l'agglo rouennaise ne paraissent pas crédibles.
  • Les projets sont déjà connus et localisés.
  • La perte de souveraineté pour les communes concernées.
  • Les graves inquiétudes pour la fiscalité locale.

La Communauté Urbaine de Rouen en panne, pour l'instant puisqu'il faut au moins 500 000 habitants et sans les 23 525 habitants de Caux-Austreberthe, l'agglo de Rouen n'atteint pas ce chiffre.

A suivre !!!!

 

Par décision du comité de communes - Publié dans : Politique
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 01:26

Une Europe encore plus impuissante.

Le dernier Conseil européen s’obstine dans l’échec. Le contenu et la méthode de construction de l’Union européenne conduisent à un triple désastre démocratique, économique et environnemental

Aucune conclusion n’est tirée de la déroute démocratique, au contraire, les gouvernements et la Commission ont décidé d’obliger les Irlandais à revoter. L’unique nation et peuple autorisé à s’exprimer par référendum doit donner la seule réponse acceptée par les chefs européens.

En ignorant le résultat d'un vote démocratique établi, fondements même de la démocratie. En France notre président a interdit un nouveau référendum, soutenu d’ailleurs pour un grand nombre de députés et sénateurs socialistes qui ont par leurs votes en congrès permis cela. Cette pratique ôte d’ores et déjà toute légitimité démocratique à l’Union Européenne.

Aucune conclusion n’est tirée de la crise économique dans laquelle s’enfonce l’Europe. Les perspectives de l’économie européenne se dégradent de jour en jour et l’Union Européenne s’accroche aux dogmes libéraux responsables de la crise mondiale. Le plan de relance sera 4 à 5 fois inférieur aux plans de relance américains ou chinois. Il n’est pas européen, puisqu’il s’agit pour l’essentiel d’une addition de plans nationaux.

Les salariés européens paieront au prix fort le carcan de traités qui limitent le budget de l’Union, empêchent l’intervention de l’Etat dans l’économie et organisent le dumping social au lieu de protéger les travailleurs.

La catastrophe environnementale s’avance. Le Conseil européen a multiplié les exemptions en matière de limitation de production de CO2, l’objectif d’une réduction de 20% des émissions à l’horizon 2020, qu'on nous présente comme une avancée alors qu'il est acté depuis mars 2007, est purement et simplement un mensonge. La preuve est faite qu’une Europe non démocratique où règne la « concurrence libre et non faussée » ne tient aucun compte de l’urgence environnementale.

Ce sommet est à l’image de la présidence Sarkozy de l’Union : rupture affichée, continuité imposée. Au-delà des effets de manche, aucun changement n’a été apporté aux politiques de l’Union. La France a facilité l'adoption, par le Conseil, d'une Directive sur le temps de travail qui porterait à 60 voire 65 heures le temps de travail hebdomadaire européen et fortement avancé la libéralisation des services publics de santé par la discussion de la Directive sur les soins transfrontaliers.

Une autre Europe est plus que jamais urgente et nécessaire. C’est l’affaire de tous. Seule une mobilisation civique pourra faire prévaloir l’intérêt général européen face à des dirigeants qui n’en tiennent aucun compte. Ce sera l’enjeu des élections européennes de juin 2009. Le Parti de gauche animé par JL Mélenchon veut rassembler un front de gauche pour cette autre Europe, le Parti Communiste et de nombreux mouvements y portent comme moi un vif intérêt et vous invitent à cette démarche. Retrouver les informations utiles sur « www.lepartidegauche.fr »

 

Par le parti de gauche - Publié dans : Politique
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 17:29

L’économiste Jacques Généreux s’exprime sur le plan de relance:«ni suffisant, ni adapté», une collection d'annonces a minima à laquelle il répond par un socialisme renouvelé.

Le plan de relance de l'économie ? «Rien pour les ménages, tous pour les entreprises», résume Jacques Généreux.
Il voit dans le programme présenté à Douai tous les «vieux mythes» de la pensée libérale : dérégulation des marchés publics, pari sur les entreprises et les plus hauts salaires et considère la somme de 26 milliards d'euros comme «ridicule», l'économiste souligne que les sommes annoncés ne relèvent que de l'avance sur facture et évalue que l'injection réelle dans l'économie se limite à quelques milliards, entre 2 et 5.
Des gestes forts.

Il demande la suppression du paquet fiscal de 2007 et la redistribution de ses 15 milliards aux ménages gagnant moins de 3000 à 3500€. Il prône le contrôle administratif des licenciements à titre préventive dans les entreprises qui réalisent des bénéfices.

Il invite à des gestes forts de l'Etat : « si l'Etat annonce le remplacement de ses véhicules à essence par des véhicules hybrides, tout d'un coup vous aurez des carnets de commandes pleins, avance-t-il. Ils vont amener à des reclassements de salariés, à des nouvelles lignes de montage.»

Bref, les Etats doivent selon lui donner l'exemple ensemble dans le cadre européen. « Mais dans l'Europe actuelle, ce n'est pas l'orientation, regrette-t-il. L'orientation dominante c'est faisons-nous de plus en plus de concurrence et avec un grand marché de concurrence sauvage et généralisé, on va à aller vers l'efficacité. »
Le Parti de gauche qu'il vient d'intégrer avec JL Mélenchon voit pour lui sa raison d'être dans l'union des forces de gauche qui refusent clairement cette Europe du libre échange et qui vont s’unir aux élections européennes de juin 2009.


La gauche néo-moderne ;

La réponse de Généreux à l'échec de la social-démocratie
Le nouveau livre de Jacques Généreux, La gauche néo-moderne, paraîtra aux environs du congrès fondateur du Parti de gauche, début Février 2009

Ce livre se posera en réponse au libéralisme à outrance, sans renier l'émancipation de l'homme, pour dénoncer « une société d'individus libres, rivaux, privés de transcendance » que la droite a tenté de policer par le retour de l'ordre.

« La nouvelle modernité ne consiste pas à abolir les acquis de la modernité, résume-t-il. On ne construit par une bonne société en libérant des individus, on construit la liberté des individus en créant une bonne société coopérative et solidaire.

Une société pacifiée, « non pas par l'ordre, par la morale, par la police, mais pacifiée par l'égalité, par la justice sociale, par les services collectifs, par le sentiment d'être sûr qu'on est parmi les siens. »

Par extraits d'interventions de J Généreux - Publié dans : Politique
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 19:00

Mauvais plan , mon point de vue sur ce plan de relance rejoint pleinement le communiqué du Parti de Gauche, ci dessous;

Communiqué du Parti de Gauche

Le plan annoncé par Nicolas Sarkozy ne relancera au mieux que les profits de quelques entreprises. Il ne permettra ni de relancer l’activité, ni de protéger les salariés des conséquences de la crise. Aveuglé par son idéologie libérale, le président de la République a aligné des mesures économiquement inefficaces et socialement injustes.

Avec 26 milliards d’euros (1,3% du PIB) affichés, et guère plus de 16 milliards de mesures vraiment nouvelles (0,8% du PIB), le « plan de soutien massif à l’activité » promis par M. Sarkozy est 5 à 6 fois inférieur aux programmes américain et chinois qui soutiennent leur économie à hauteur de 4 % à 5% du PIB. Communication massive et plan chétif, tel est la réalité.

Les instruments privilégiés par le gouvernement ne permettront pas la relance rapide de l’activité et le coup d’arrêt aux suppressions d’emploi qui seraient nécessaires. Selon le Président de la Fnaim, les mesures en faveur de la construction de logement n’auront d’effet que dans deux ou trois ans. On sait d’expérience (« baladurette » et « juppette ») que la prime à la casse des véhicules anciens aura surtout des effets d’aubaine temporaires. De même, les incitations à l’embauche par l’exonération des cotisations sociales ont des effets plus que limités sur les créations d’emplois en phase de récession. Comme le rappelle ce jour même J.F. Roubaud, président de la CGPME, pourtant favorable à cette mesure : « les entreprises ne créeront des emplois que si elles ont de l’activité ».

Les seules mesures susceptibles de soutenir immédiatement la croissance et l’emploi sont celles qui soutiennent le pouvoir d’achat des ménages et les investissements publics qui se traduisent en gonflement immédiat des carnets de commandes des entreprises. Hormis quelques menues primes supplémentaires pour les chômeurs, le gouvernement a clairement renoncé à un plan de relance de la consommation. Le pouvoir d’achat du plus grand nombre attendra encore. Dans le même temps, il maintient ses plans de suppression d’emplois publics ainsi que l’incitation aberrante à supprimer des emplois remplacés par des heures supplémentaires défiscalisées.

Enfin, ce plan multiplie les mesures visant à restaurer les profits des entreprises sans aucune contrepartie en terme de création d’emplois, de développement d’activités utiles, de réorientation écologique de la production. Elles vont gonfler les profits des actionnaires. Elles n’arrêteront pas la crise. Elles ne protégeront pas davantage les travailleurs face au désastre social qui s’avance.

Publié dans : Politique
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