Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 01:57

Les journalistes dits "politiques" passe leurs temps à étudier les sondages avec une lecture imposée par la "pensée unique".

La nouvelle mode consiste à lire la vague de sondages consacrés au prochain scrutin européen sur un seul critère ?, à savoir l'éventuelle arrivée de l'UMP en tête du classement des listes en présence au soir du vote, un critère d'analyse assez réducteur.

Mais pour ce qui me concerne, je n'arrive toujours pas à comprendre comment on peut argumenter que le parti du président, estimé aujourd'hui encore à 28% des voix, est le grand favori de cette élection. Alors que je constate qu'en dépit de son fractionnement, la Gauche est pourtant, DANS SON ENSEMBLE, à son plus haut niveau depuis des lustres.

Démonstration: si je prends le dernier sondage Ipsos-le Point et que j'additionne les intentions de vote PS-Parti de gauche/PCF-NPA-Verts-LO, le score global de la Gauche s'établit à 46%! Oui 46%! Dix points de plus que pour l'ensemble des candidats de Gauche au premier tour de la présidentielle 2007.

Et si je prends le dernier sondage Opinion Way; c'est quasi-pareil, l'addition des forces de gauche aboutit à un total de 44%; deux points de moins que pour Ipsos, notons simplement qu'Opinion Way a effectué ce sondage pour TF1, LCI, le Figaro.

Ne nous méprenons pas. Je sais qu'il existe des divisions, des divergences et tout ce que vous voulez entre ces formations de gauche. Je sais qu'une présidentielle n'est pas une européenne, et je sais toutes les réserves liées à la situation politique de la Gauche française. Mais là n'est pas la question. Seule compte cette constatation: la Gauche dispose d'une majorité relative dans ce pays. Et si l'on se dit que dans les 10/11% d'électeurs attribués au MoDem figurent une bonne moitié d'électeurs encore déçus du PS, j'affine mon analyse: la Gauche est potentiellement majoritaire, l'UMP et ses satellites s'établissant à... 28%... ou 40/41%... si j'additionne ces 28% à les scores présumés des listes Villiers/CNPT-FN-Dupont-Aignan.

Conclusion: la gauche monte. Si ce double mouvement d'opinion se confirme au soir du 7 juin, cela signifiera qu'une page est en train de se tourner, à condition que la Gauche soit claire sur un programme de rupture avec le capitalisme néo libéral et trouve son unité sur ces valeurs.

Voter Front de Gauche, c'est le vote utile  vraiment de Gauche et unitaire. 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 00:36

 

L'Europe, le PSE et le Parti socialiste...

Le PSE, Parti Socialiste Européen, regroupe en son sein l'ensemble des partis socialistes et sociaux démocrates européens. Il comprend donc des partis dont l'influence politique est hétéroclite. En position de gouverner, parfois même avec la droite.

Les partis membres du PSE ont élaboré pour les élections du 7 juin un programme commun, adopté en décembre, intitulé Le Manifesto « les citoyens d'abord : un nouveau sens pour l'Europe ». Il présente, ce que défendront les élus du PSE et du PS Français au Parlement européen.

Les limites d'un exercice d'équilibriste

Ce Manifeste place ses orientations politiques dans l’avancée que représente le Traité de Lisbonne, dans l'acceptation du cadre libéral tel qu'il s'est construit ces dernières années et tel qu'il montre aujourd'hui ses limites, dramatiques pour les salariés, les jeunes, les retraités, pour les sociétés dans leur ensemble en Europe et dans le monde. dixit...« l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, après ratification par tous les États membres, donnerait à l'Europe plus de moyens pour mener, face à nos problèmes, une action démocratique, transparente et efficace ».

L'absence de remise en cause du fonctionnement actuel de l'UE, par les sociaux démocrates et le PS apparaît complètement déconnecté, à la fois des instruments qui permettraient aux citoyens d'être au centre du processus décisionnel de l'UE mais également des quelques avancées sociales prônées par ce texte.

Le Manifesto PSE contient explicitement des mesures libérales et atlantistes :

- « il faut parachever le marché intérieur européen - et réduire les formalités imposées aux entreprises »

- « construire un partenariat transatlantique fort »

- « La nouvelle initiative européenne de défense doit être développée en coordination avec l'Otan »

Cet exercice d'équilibriste, prépare au mieux l'alternance mais ne serait en aucun cas représenter l'alternative à laquelle les mobilisations sociales actuelles liées à l'ampleur de la crise du capitalisme financier nous confronte.

Une vision de la crise en trompe l'oeil.

En effet, ce texte amenuise la portée de la crise. Pire, il se félicite de l'engagement de l'Europe à répondre à la crise financière quand des milliards ont été donnés aux banques sans aucun contrôle et que chaque jour aux quatre coins de l'Europe des salariés voient leurs emplois détruits dixit..« L'action concertée des Européens a prouvé son utilité en nous armant face à la crise financière »).

Sur tous les sujets qui fondent les enjeux de la période, écologie, droits des femmes...les propositions du Manifesto PSE sont en deçà de véritable revendications pour la transformation sociale :

- concernant l'immigration, rien n'est écrit sur les sans papiers, seule la lutte contre l'immigration illégale et l'égalité étudiants-européens est affirmée. C'est laisser des milliers de personnes dans un statut de précarité et de peur.

- concernant la défense des droits des femmes, le droit à l'avortement et à la contraception n'apparaissent pas dans ce texte, signe des contradictions qui existent au sein du PSE sur cette question fondamentale du droit des femmes à disposer de leur corps.

- concernant l'OTAN, c'est bien de coordination avec le commandement de l'OTAN qu'il s'agit alors que la situation de tensions internationales démontre l'enjeu de mettre en œuvre une politique de paix

Le PSE en version française

Le Parti socialiste français converti à l'accompagnement social du libéralisme, dénonçant les dérives néolibérales qui ont amené à la crise, structurent sa campagne autour du rejet de Sarkozy et de sa politique. Mais, chacun sait d'ailleurs, y compris au PS, qu'un nouvel accord dit « technique » est en préparation entre le PPE la droite et le PSE pour se partager en deux périodes égales de deux ans et demi la présidence de l'Assemblée européenne.

Les querelles institutionnelles ne sont plus de saison » écrivent-ils, et le traité de Lisbonne est considéré comme « une donnée » par un ancien partisan du Non.  Le vote de ce traité à Versailles  rendu possible grâce à l'accord ou à l'abstention de nombreux députés ou sénateurs socialistes, au mépris du vote du peuple français est aussi "une donnée". Il faut se souvenir ! Une raison de plus de soutenir le Front de Gauche, qui veut respecter le vote du peuple français.

Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 17:26


Pourquoi voter pour le Front de Gauche.
Je vais dans ce blog jusqu'au 7 juin, expliquer mon choix.

Ma révolte, c'est l'adoption par les députés et sénateurs de droite, du centre et certains de gauche du traité de Lisbonne. Sans recours à une nouvelle consultation populaire, cette trahison du vote populaire de 2005, n'est pas acceptable, surtout avec la complicitée d'une partie d'élus socialistes. 

La stratégie de Lisbonne : une stratégie néfaste pour adapter l'Europe à la mondialisation libérale

La réponse officielle de l'Europe à la mondialisation s'incarne aujourd'hui dans la « Stratégie de Lisbonne ». Lancée en mars 2000, en plein boom Internet et face au risque de décrochage européen par rapport aux performances économiques américaines, cette initiative visait à faire de l'Europe « l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde à l'horizon 2010 ». Après quatre années d'immobilisme et un premier bilan lucide établi par le Rapport Kok de 2004, elle fut relancée en mars 2005 et recentrée sur la « croissance et l'emploi ». Elle est aujourd'hui devenue la stratégie centrale et consensuelle de l'Union européenne à 27 dans les domaines économique, social et environnemental, la « réponse européenne à la mondialisation ».

Le Conseil européen des 13 et 14 mars 2008 vient d'en adopter le troisième cycle pour la période 2008-2010, dans la continuité du cycle précédent.

Pour l'actuelle Commission européenne, qui en a fait son cheval de bataille, la Stratégie de Lisbonne telle que relancée en 2005 est désormais un succès et doit être poursuivie telle quelle jusqu'en 2010 et au-delà. La Commission s'appuie notamment sur l'amélioration de la performance économique globale de l'Union européenne en 2006-2007 et sur les 6,5 millions d'emplois créés au cours de cette période. Il est prévu de poursuivre dans la même direction, alors même que la crise systémique que nous vivons devrait encourager au contraire à réexaminer la mondialisation libérale et à revoir totalement les règles et les instruments.

Pour le Front de Gauche, il faut : Changer de logiciel pour une autreEurope

Plusieurs points qui sont à la base de la stratégie de Lisbonne nous paraissent à reconsidérer fondamentalement :

Il ne sert à rien d'adapter l'Europe à la mondialisation si on ne change pas la conception même de la mondialisation  aujourd'hui entièrement basée sur le profit, la spéculation financière, l'exploitation des plus faibles, le pillage des ressources naturelles et la marchandisation à outrance. L'Europe se doit de définir une Alter Mondialisation.

La question de la croissance ne peut résider sur un accroissement indifférencié et incontrôlé des biens  et services, au détriment des équilibres écologiques de la planète,  de la montée   des besoins factices et des inégalités. Nous devons définir une nouveau mode de développement social et écologique

La concurrence ne peut servir de base à une économie de la connaissance, que ce soit dans l'éducation, la recherche, l'innovation, les brevets, .... L'économie de la connaissance telle que nous la concevons implique des services publics, un libre accès de chacun à la connaissance, l'arrêt de développements technologiques tournés vers une commercialisation intensive, inutile   et dispendieuse.

Au sein de l'Europe,  Il convient d'établir une « cinquième liberté » - la libre circulation des connaissances-,  qui aille au-delà des ambitions actuelles visant à permettre aux chercheurs de se déplacer plus librement, aidés en cela par la création d'un Espace européen de la recherche. La « cinquième liberté » doit s'attaquer aux nouveaux défis qui émergent avec le passage du monde réel au monde virtuel où circulent sans arrêt des biens immatériels. Par exemple, les méthodes de protection des droits de propriété intellectuelle vont devoir changer  radicalement, à une époque où des produits sont développés en open source ou alors que des produits électroniques ou de divertissement peuvent facilement être téléchargés de n'importe où sur la planète.

La question de la libre circulation des personnes acquiert elle aussi une tout autre dimension lorsqu'un travail basé sur des connaissances peut être effectué dans le cyberespace plutôt qu'au travers d'une présence physique sur un territoire donné.

La poursuite de l'actuelle   politique sociale de l'Europe est inacceptable pour les travailleurs

Les réformes déjà mises en œuvre sur les marchés européens du travail, ont souvent induit un relâchement de la réglementation du travail. L'augmentation de la flexibilité ajoutée à la diminution des protections sociales a contribué à une croissance de l'emploi, en contrepartie d'un développement de la précarité et de la fragilité des travailleurs. Pour le front de gauche, nous devons au contraire promouvoir les mesures de protection et de valorisation des ressources humaines

Parce qu'il propose un autre modèle de développement dont l'Europe pourrait être porteuse, Le Front de Gauche est aussi opposé à la Stratégie de Lisbonne qu'au projet de traité du même nom.
Ce sont des cadres qui correspondent à une vision dépassée et néfaste du projet européen. Moi, qui suit un Européen convaincu, moi qui souhaite un vraie constitution pour l'Europe, je soutiens le front de gauche qui veut changer d'Europe.

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 12:20

Alors cette crise : quelques mois ? quelques années ? et combien ?

Les remèdes vont ils guérir le malade ou l'affaiblir davantage au risque de le tuer ?

 Que de question !!!

Ce qui m'amène à vous joindre un document qu'il est utile de lire, de part l'éventail des personnes qui s'expriment, et qui ne peut qu'alimenter notre propre réflexion.

Gérard-François Dumont, démographe, professeur à Paris IV

Cette crise est avant tout une crise de valeurs. Trop de dirigeants d’entreprises financières ont raisonné dans le court terme, pensant que les arbres monteraient jusqu’au ciel.

L’irresponsabilité a touché ces dirigeants, mais aussi des commissaires aux comptes, des agences de notation, ainsi que les organismes publics de contrôle. On a refusé la transparence des comptes.

On a multiplié les opérations hors bilan. Pourtant, il y a vingt ans, le monde bancaire devait s’aligner sur les ratios Cook, qui allaient rendre les comptes véridiques et transparents !

Combien de temps cette crise va-t-elle durer ? Nous avons affaire à une crise de méfiance, ce qui est le plus grave. Cette crise durera donc tant que durera la méfiance.

Quel critère peut mettre fin à cette défiance ? La priorité, c’est que le marché interbancaire se remette à fonctionner puisque le crédit, étymologiquement, c’est la confiance.

Et parallèlement il faut que les agents économiques aient confiance. Néanmoins certains pays pourraient peiner à sortir de la crise en raison de leur décroissance démographique : le Japon, l’Allemagne, la Russie… La consommation y sera limitée par la diminution de la population.

On peut imaginer plusieurs scénarios. Un scénario optimiste où fin 2009, la confiance se rétablirait aux États-Unis ; un scénario économiquement médian selon lequel il faudrait trois ans pour rétablir la confiance ; et enfin un scénario pessimiste où se grefferaient sur la crise actuelle des crises sociales, accentuant la déstabilisation de l’économie, ou des conflits géopolitiques, qui modifieraient complètement la donne.

Hervé Gourio, délégué général d’Entreprise et Progrès

Deux crises se superposent. Du côté financier, les banques sont l’objet de discours contradictoires.

1) « Il ne faut plus tabler sur les activités de marché qui vous ont tant bénéficié depuis 20 ans ». Elles doivent réinventer un business model et se restructurer en profondeur.

2) « Les États ne vous laisseront pas tomber ». Ce qui leur laisse du temps pour se « réinventer ».

3) « On compte sur vous pour prêter aux entreprises et aux particuliers ». Autrement dit, les grands malades se font médecins.

Pour contrebalancer cet écheveau de contradictions il faut de solides facteurs de changement exogènes. Les nationalisations peuvent être bénéfiques aux États-Unis en ce qu’elles introduisent une force de rappel puissante : l’impatience des « taxpayers » qui vont vouloir que l’argent versé aux banques serve à quelque chose.

En France on n’a encore rien trouvé de mieux que le parachutage d’un très haut fonctionnaire qui fera peur a tout le monde.

Du côté de « l’économie réelle », les phénomènes les plus originaux sont la vitesse effarante de destruction des emplois aux États-Unis et la chute du commerce international. Les deux sont liés, les premières victimes étant les États-Unis et leurs fournisseurs, en particulier l’Asie.

Des facteurs positifs demeurent néanmoins.

Parmi eux : la baisse des prix des matières premières, l’existence de besoins encore insatisfaits liés aux révolutions technologiques en cours, enfin la surabondance persistante de liquidités maintenue par les banques centrales.

Ce qui fait qu’une sortie de récession par l’exportation, comme ce fut le cas lors des précédentes crises depuis 1960, est peu probable. Mais la solution peut venir de l’amélioration de nos marchés intérieurs.

À condition que la crise financière ne multiplie pas ses effets pervers, on pourrait constater des effets positifs avant la fin de 2009. En facilitant les réajustements vers les secteurs économiques en développement à long terme au lieu de se concentrer sur le maintien du statu quo industriel.

En limitant autant que faire se peut les effets sociaux de la crise.

Enfin, en résistant dans les entreprises à la tentation des « politiques du pire ». Freiner les dépenses excessives en imaginant la conjoncture la plus noire ou bien en cherchant à « tuer » des concurrents affaiblis n’est ni éthique ni efficace.

Si tous se comportent ainsi et si nos dirigeants sont trop désordonnés, les effets « boule-de-neige » peuvent nous précipiter vers les abîmes de la déflation au sens propre, c’est-à-dire la baisse simultanée des salaires et des emplois. Alors, nous ne serions pas sortis d’affaire…

Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 20:35

Oui la Crise, la crise et encore la crise.

 Alors cette crise : quelques mois ? quelques années ? et combien ?

Les remèdes vont ils guérir le malade ou l'affaiblir davantage au risque de le tuer ?

 Que de question !!!

Ce qui m'amène à vous joindre un document qu'il est utile de lire, de part l'éventail des personnes qui s'expriment, et qui ne peut qu'alimenter notre propre réflexion.

 

Drieu Godefridi, juriste, docteur en philosophie, chef d’entreprise

Nous subissons une triple crise : financière, économique, mais également idéologique. La crise est d’abord économique et financière.

Il faut débarrasser le système des créances pourries qui en menacent la viabilité. Les gouvernements et les experts tâtonnent encore, même si un consensus semble actuellement se dessiner pour une solution à la suédoise (entrer au capital des banques et assureurs à leur valeur actuelle, soit presque rien, les actionnaires perdent tout, les profits de la revente ultérieure vont au contribuable).

Quand les créances pourries auront été chiffrées, la crise financière sera, pour l’essentiel, derrière nous. C’est cette inconnue qui maintient les marchés la tête sous l’eau.

Si ce sont les États – pas les banques ! – qui nous sauveront du gouffre, il ne faut pas en attendre autre chose. Dès à présent, les entrepreneurs – au vrai sens du mot – conçoivent les solutions et les modèles du futur. Eux seront prêts quand la crise financière s’achèvera et ce sont eux qui dessineront l’avenir.

Mais la crise est également idéologique. En tant que fondateur de l’institut Hayek, on ne peut pas me soupçonner de nourrir une hostilité de principe à l’égard de la pensée libérale.

Toutefois, je déplore le côté pavlovien de la plupart de ces intellectuels – idéologues me paraît un mot plus adéquat – libéraux qui, depuis le début de la crise, ne cessent de nous seriner un « C’est la faute de l’État ! » tout aussi éclairant et sensé que le « C’est la faute au marché ! » des ennemis traditionnels de la liberté.

Je constate qu’à ce jour, l’idéologie libérale, tout à son hostilité fétichiste de l’État, est conceptuellement inapte à rendre compte des institutions à risque systémique et du traitement de leur défaillance. Il y a là un travail théorique passionnant qui attend les intellectuels libéraux qui voudront bien quitter leur arrogance pour se réintéresser à la réalité dans toute sa complexité.

La crise s’achèvera quand les créances pourries auront été chiffrées ; ce sont les États qui nous sauveront du gouffre dans lequel des politiques inconsidérées et des banquiers et actionnaires incompétents nous ont précipités ; et ce sont les entrepreneurs qui, émergeant de la crise, nous montreront, une fois encore, the way of the future.

Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés