Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 23:14

Alliances avec le Modem : Aubry annonce la couleur

 

Il aura fallu un an pour que la victoire idéologique de Ségolène Royal au PS soit totale. 12 mois et 12 jours après le Congrès de Reims, la première secrétaire du PS a publiquement repris la stratégie d'alliance avec le Modem contre laquelle elle avait alors été officiellement élue. Son choix était connu.

C'est celui de tout le Bureau national du PS, qui a voté à l'unanimité, gauche du PS comprise, pour des accords avec le Modem au deuxième tour des régionales. Mais c'est la première fois qu'il s'exprime sans périphrases. « Travaillons ensemble » a ainsi lancé Aubry à Marielle de Sarnez jeudi 26 novembre sur France 2. « Nous souhaitons rassembler la gauche et tous ceux, démocrates, humanistes, donc le MoDem par exemple, qui partagent le même projet que nous. » Puis elle a justifié son alliance avec le MoDem à Lille : « Depuis des années ils défendent les mêmes thèmes que nous. On a beaucoup de choses en commun, la démocratie, le sens européen, l'humanisme. » Quant au fond, Aubry salue les premières convergences. Sur la nécessité de « changer profondément l'école pour que chaque enfant soit pris à titre individuel » PS et MoDem peuvent « être totalement d'accord ». Des divergences subsistent sur « la part et le rôle de l'Etat et de ses outils, la fiscalité, les services publics ». Sur ces sujets, conclut-elle, « il faut que nous travaillons ensemble ». « On a deux ans pour discuter et pour travailler »

C‘est annoncé : les accords avec le Modem aux régionales seront donc un banc d'essai pour 2012. A quel prix ! Invité ce week-end du club blairiste Les Gracques, De Sarnez prône un « nouveau modèle politique » permettant « un dépassement des frontières ». Ce rassemblement « ne sera pas celui de la gauche ou même du centre-gauche », insiste-t-elle, suggérant de l'appeler « réformiste » ou « démocrate ». Il doit être « ouvert à des électeurs de droite, républicains sociaux ». Aux côtés de De Sarnez, Manuel Valls approuve, défend une « post-gauche », et fait patte blanche en reprenant la proposition du Modem de retraite à points.

Comment empêcher ce changement d'alliance ? Les électeurs disposent d'un outil pour cela. Les listes du Front de Gauche pour les régionales conditionnent la fusion démocratique d'entre-deux tour à l'absence du Modem. Le PS devra choisir. Rien n'est perdu pour peu que le Front de Gauche soit devant le Modem dans les urnes.

Par Delapierre - Publié dans : Politique
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 18:31

Un nouveau Front de Gauche se dessine en Espagne

 

refundacion

Plus de mille personnes s'étaient réunies ce samedi 28 Novembre au cœur de Madrid pour le meeting de lancement du processus de refondation d'Izquierda Unida.
Créée autour de la campagne pour le non au référendum sur le maintien de l'Espagne au sein de l'OTAN en 1986, Izquierda Unida est une coalition de plusieurs partis de la gauche anticapitaliste républicaine dont la dynamique tendait à s'épuiser depuis plusieurs années. Le processus de refondation et d'ouverture aux mouvements sociaux et aux autres partis de gauche qui se met en marche aujourd'hui est un immense espoir pour beaucoup de militants d'Izquierda Unida et de citoyens de gauche venus des mouvements sociaux et souvent déçus d'un PSOE qui n'en finit plus de dériver sur la voie du social- libéralisme.

« Nous voulons faire comme le Front de gauche » affirment certains militants dans l'assistance. Des jeunes surtout, qui suivent avec intérêt les évolutions du Front de Gauche français. 
refundacion_logo

« Nous accouchons aujourd'hui d'un cristal délicat ». C'est ainsi que Cayo Lara, coordinateur général d'Izquierda Unida, commence son intervention.  « Mais, poursuit-il, si nous ne nous rendons pas capables de nous entendre, nous allons frustrer tous les espoir que nous faisons naître aujourd'hui. Nous avons plus de points d'accord que de désaccord. Concentrons-nous sur ce qui nous unis plutôt que sur ce qui nous sépare ».
Ce qui unit les camarades d'Izquierda Unida et les mouvements altermondialistes, syndicaux, féministes, d'immigrés, ou encore d'étudiants qui les rejoignent? « La répartition équitable des richesses produites par les travailleurs ; la volonté de préserver la « terre mère » ; l'intransigeance en matière de parité ; l'affirmation qu'on ne peut construire la paix en massacrant des peuples ; la revendication d'une éducation publique et laïque ; le droit à une mort digne ; la promotion de la coopération comme alternative à la concurrence ; la conviction que les valeurs de l' « avoir » doivent s'effacer face aux valeurs de l' « être », de l'être humain en particulier ; la défense du principe de solidarité » énumère Cayo Lara. « Autant d'utopies que nous construirons ensembles en faisant le pari de l'union pour un avenir meilleur » conclue-t-il sous un tonnerre d'applaudissements.

La présence du Parti de Gauche, seul parti étranger présent à Madrid pour cet événement, a été chaleureusement saluée et appréciée, tout comme la vidéo de Jean-Luc Mélenchon adressant en espagnol tout son soutien au processus de refondation d'Izquierda Unida.

Nul doute que ce moment marquera l'histoire de l'autre gauche espagnole.
Adelante camarades ! Une dynamique nouvelle à gauche naît partout en Europe et nous en sommes tous ensembles les protagonistes ! Rendez-vous en Juin pour nos Congrès respectifs !

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 02:21

C'était l'argument numéro un des partisans du projet de Constitution européenne puis du traité de Lisbonne. Ceux-ci contenaient des «avancées institutionnelles» à ne pas laisser passer. Principal acquis, la nomination d'un président permanent de l'Union et d'un haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Le premier serait le «visage» de l'Europe, un chef capable de faire partager sa vision à des citoyens craintifs et désemparés. Le second allait permettre à l'Union de parler «d'une seule voix» sur la scène internationale.

Depuis samedi, patatras! Les défenseurs zélés du traité de Lisbonne s'indignent du choix de Van Rompuy et Ashton, deux personnalités «insignifiantes» par les chefs d'Etat européens. Leur fureur ne les a pas menés au point de remettre en cause leur adhésion à ce traité. C'est dire leur manque absolu de discernement dès qu'il est question d'Europe. Car il leur aurait suffi de regarder les procédures de désignation prévues dans les textes. Le «visage» et la «voix» de l'Union ne sont pas élus par les citoyens. Ils sont désignés par les chefs d'Etat et de gouvernement à la majorité qualifiée des 27. Il fallait donc être aveuglé pour croire qu'ils choisiraient des personnalités en mesure d'exercer de larges pouvoirs.

Au passage on admirera la nouvelle architecture censée rendre les institutions européennes plus lisibles pour le citoyen. La nouvelle présidence permanente du Conseil européen s'ajoute à l'actuelle présidence tournante de six mois. La répartition des tâches entre elles n'est pas fixée. Même chose entre le Haut représentant et le président de la Commission, qui conserve ses compétences en matière d'aide au développement et de coopération.

En revanche, il n'est pas juste de dire que Van Rompuy et Ashton sont des personnalités insignifiantes. Catherine Ashton est une blairiste favorable à la guerre en Irak. Elle a été choisie par les six chefs de gouvernement sociaux-démocrates d'Europe. Elle sera la digne successeuse de Solana, qui a occupé une fonction similaire après avoir été secrétaire général de l'OTAN. Quant à Van Rompuy, c'est un dirigeant du principal parti de droite flamand, qui revendique sa foi chrétienne sur la scène publique, l'un des artisans du durcissement ethniciste qui a conduit ce parti à menacer l'unité de la Belgique. N'est-ce pas au contraire très signifiant?

Par Delapierre - Publié dans : Politique
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 00:30

 

La CREA (Rouen, Elbeuf, Austreberthe), notre groupe n’a pas participé au vote, lors du conseil municipal du 23 octobre.

La réforme des collectivités locales engagée par le gouvernement, prévoit le passage en métropole pour les communautés de plus de 450000 habitants. Cela signifie la fin des communes. Attendre quelques semaines le débat et vote de la loi, nous semblait être le bon sens démocratique, pourquoi cette précipitation ?

En représentant 1/3 des habitants du département, la CREA donne de l’eau au moulin de ceux qui veulent transformer les territoires en métropole, instituer un conseiller territorial unique pour le département et la région.

Quand le président de l’agglo conteste cette réforme des territoires et réclame un référendum sur une éventuelle fusion Basse et Haute Normandie, nous l’approuvons. Mais pourquoi ne pas avoir fait de même pour la CREA ? Nous demandons la consultation des habitants !

 

La CREA quel projet, un manque d’ambition ? 

La pertinence du périmètre retenu et la faiblesse de mutualisation des structures existantes, conduisent à maintenir les mêmes compétences obligatoires que la CAR, à additionner les compétences facultatives qui existent déjà dans les communautés entrantes. Cela ne fait pas un projet 

Notre agglomération vit sous la menace d’un séisme social, les activités industrielles étant les plus fragilisées par les crises que traverse le système économique mondial, la logique Européenne des marchés libres et concurrentiels et la concurrence des pays émergents qui accentuent les risques de fermeture de pans entiers de secteurs d’activités.

Une CREA pour mieux vivre ensemble. Devrait être l’occasion d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire en relevant les défis suivants:
- Favoriser la création d’emplois pérennes et de qualité pour tous.
- Maitriser, par un service public, l’accès à des logements sains et à loyer modéré sur l’agglomération.
- Garantir une mobilité rapide et gratuite.
- Offrir un cadre de vie, de qualité, dans un environnement préservé.

- Mettre en commun et mutualiser les services et équipements.

Elle pourrait engager des actions fédératrices porteuses d’identités solidaires:

1.        Diminuer les émissions de CO2, en augmentant les déplacements par voies fluviale, ferroviaire et les transports en commun gratuits en les développant.

2.        Créer un pôle de gestion pour aider les petites sociétés gérantes de parcs locatifs sociaux à mutualiser les coûts de gestion, développer l’habitat à énergie positive et impulser la réalisation d’opération de logement social où cela fait défaut.

3.        Créer une régie d’achat pour les restaurations scolaires de la CREA, en aidant les territoires agricoles normands à développer l’emploi durable de proximité et non dé localisable et contribuer à la sauvegarde environnementale de notre région. Les communes gardant la maitrise de la gestion de leurs logements et cantines.

 

Nous sommes favorables au renforcement de l’intercommunalité, les motifs principaux du refus de vote sur la CREA sont :

a)       Le refus du Maire de fournir les simulations financières remises par la CAR et le report du vote après l’examen de ces éléments essentiels, pas de chèque en blanc, il en va des impôts des Petit Couronnais.

b)       Comment s’appliqueront les compétences ? Le statut de la CREA, nous renvoie à un règlement intérieur qui sera voté après sa création, cela ne donne aucune garantie sur l’avenir des services communaux.

c)       Le peu d’éléments fournis au conseil et les informations reçues par ailleurs laissent apparaitre que les intérêts de Petit Couronne ont étés mal défendus.

Retrouvez nos infos permanentes sur : www.petit-couronne-ensemble.fr.

Pourquoi nous soutenons une liste du Front de Gauche aux élections régionales

Par Gérard Letailleur - Publié dans : Politique
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 18:41

Victimes d'accident du travail : l'intervention de Martine BILLARD , Parti de Gauche à l'assemblée nationale.

Chaque loi nouvelle est l'occasion pour la droite et le gouvernement de s'attaquer aux salariés et de dresser les Français les uns contre les autres pour briser les solidarités.

Cette fois ce sont les victimes d'accidents du travail qui sont visées et montrées du doigt comme s'ils étaient des privilégiés. En effet, par un amendement de la majorité, approuvé par le gouvernement, les indemnités perçues par les accidentés du travail seront à présent soumises à l'impôt.

La droite et le gouvernement de Sarkozy nous expliquent qu'il s'agirait d'une question d'équité entre les personnes. Non, les indemnités journalières d'une victime du travail ne peuvent être comparées aux indemnités journalières de maladie ou de maternité.

C'est oublier que dans le cas des accidentés du travail, les personnes sont des victimes touchées lors de leur activité professionnelle. Comment comparer un accident du travail avec un rhume ou une grippe. Ni la nature de l'arrêt ni son origine ne peuvent se confondre.

De plus, l'origine du régime particulier réservé aux accidents du travail a été voté pour compenser une indemnisation réduite des pertes de revenus ainsi que le refus mainte fois réitéré d'indemniser d'autres préjudices comme le préjudice moral ou celui du dommage dans la vie personnelle des personnes.

Il est donc profondément choquant d'aligner ces indemnités sur le droit commun des rémunérations.

Ce n'est pas de l'équité sociale, c'est de l'injustice sociale.

Par Martine Billard - Publié dans : Politique
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