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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 03:19
LA RIPOSTE EST SANS APPEL.

L’agglomération Rouen –Elbeuf est frappée par la crise économique. Les emplois intérimaires et précaires déjà concernés, le chômage partiel en hausse, ont précédé l’annonce de licenciements qui seront massifs. Le secteur automobile Renault et le bâtiment vont entrainer la perte de milliers d’emplois chez eux et chez les sous traitants.

Trois exemples des méthodes du capitalisme financier :

Johnson Controls (269), Rexel (77), centre recherche Shell (80), trois activités rentables délocalisées en 2009 qui vont supprimer 426 emplois.

Ajoutons la remise en cause des services publics (emploi, éducation, hôpitaux, etc.) c’est plusieurs milliers d’emplois qui vont être perdus dans notre agglomération. En France 120 000 emplois perdus depuis Août 2008, 160 000 prévus en plus d’ici l’été prochain. En Europe, même constat et la récession annoncée.

Ça suffit comme ça !

Sarkozy et la droite ont infligé au pays une purge ultralibérale, dérégulatrice et réactionnaire. « Règles fiscales révisées au bénéfice exclusif des plus riches, 35H hebdomadaires liquidées, la retraite à 70 ans, les droits des chômeurs, le code du travail, les services publics, l’Éducation nationale, la situation des résidents étrangers, les conquêtes de la laïcité, les règles institutionnelles, concentration des pouvoirs, les libertés d’actions et de contestations sociales criminalisées.» Sarkozy, la droite, le centre et les sociaux-démocrates, nous parlent de refonder, d’amender et d’humaniser le capitalisme.

               Il y a urgence il faut les arrêter !

                   Exigeons le bouclier social

              Construisons un vrai front de gauche
Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 19:46

Réflexion sur la gauche, son avenir et la crise.

La crise du capitalisme financier éclate sous nos yeux. L’économie basée essentiellement sur la croissance des biens de consommation, va générer son cortège de misères, de chômage et d’exclusion et les peuples subissent sans espoir de voir naitre un autre modèle de société.

La gauche telle qu’elle est aujourd’hui, n’apparaît pas comme une force capable d’apporter une alternative, et semble incapable de s’opposer efficacement à la droite, qui lui emprunte d’ailleurs l’essentiel de son discours et des mesures, sur l’intervention de l’état, la relance et la croissance.

Le modèle social démocrate ne démontre pas non plus, une capacité à transformer ce capitalisme et son système de production, l’exemple d’une cohabitation gouvernementale avec la droite dans nombre de pays d’Europe ne fait que renforcer un peu plus cette incapacité à produire un projet de société alternative.

La gauche ne doit elle pas tourner la page du capitalisme et du libre échange.

En laissant la droite soigner le malade, en y mettant  quelques greffes pour l’aider à survivre, la gauche n’a-t-elle pas à saisir cette crise pour refonder son mode de pensée et de projet

Pour la gauche, placer l’homme au centre de la réflexion, doit être le sujet principal. Or, le système  économique en vigueur fait de l’homme et de la planète, un accessoire d’ajustement à la contrainte économique. Le grand chantier de la gauche n’est il pas là ! Remettre en cause l’accessoire pour en faire le sujet principal.

Transformer le système et le contenu de la production pour redonner place à l’humain et éviter la catastrophe écologique, devient vital  et permettra à la gauche de soutenir un projet alternatif sans doute teinté d’utopie, mais capable par son contenu d’entrainer une volonté de changement.

Agir pour l’économie équitable d'échange

Le terme d’économie de marché doit être remis en cause par la gauche pour soutenir le principe essentiel d’une économie au service de l’épanouissement des besoins humains, intellectuels, sociaux et matériels.

Une économie régulée, pour être équitable.

Par l’application de règles sociales, environnementales, sanitaires et fiscales permettant une « économie d'échange équitable ouverte ».

Retrouver l’internationalisme valeur essentielle d’un projet de gauche.

Ce projet de gauche serait pure utopie à l’époque de la mondialisation s’il devait être porté par la seule gauche française. La nécessité d’entrainer la gauche européenne dans ce sens apparaît comme une évidence et une condition pour redonner à la gauche en général sa dimension internationaliste et humaniste.

La gauche doit aussi porter l’exigence d’une régulation mondiale aux travers d’institutions indiscutable, reconnues par tous. (Finance, le commerce, la sécurité, l’environnement).

Retrouver de l’audace, de la conviction pour mener la bataille des idées.

La gauche existera en mettant fin à sa résignation, en bousculant les conformismes, les sectarismes et les opportunismes de comportement à géométrie variable, sous prétexte de pragmatisme ou électoralisme.

 

Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 21:40

Un 11 novembre pas comme les autres.

Comme chaque année, je me suis rendu aux monuments aux morts pour faire vivre le devoir de mémoire, 90 ans après cette tragédie humaine. Je m’interroge alors. Est-ce juste qu’il n’y ait pas de cérémonies sous l'Arc de Triomphe, pas de prises d'armes? Le décès du dernier poilu en début d'année fait qu’il n’y a plus d'acteur de la Grande Guerre à honorer. Les combattants de 39-45, d’Indochine ou d’Algérie, tomberont’ ils aussi dans l’oubli, lorsque le dernier survivant ne sera plus?

On parlera peut être désormais moins des grandes guerres mondiales, de ses glorieux soldats, mais de la grande crise économique de 2007-2008-2009….

La troisième guerre mondiale, économique cette fois-ci, est là.

Les victimes sont déjà connues, les pauvres de la planète, par centaines de millions ; ils ne meurent pas écrasés par des tapis d'obus et de bombes comme à Verdun, mais privés de nourriture, d'eau potable et de soins sont jetés sur les routes. Les plus vulnérables des pays développés. Ils sont des millions surendettés, privés de cartes de crédit et de logements aux Etats-Unis. Ils survivent grâce à la charité populaire. Ceux qui ont perdu leur emploi, plus de 500 000 pour les mois de septembre et d'octobre 2008, avec des allocations chômage permettant juste de maintenir la tête hors de l'eau pour trois mois, attendent la prise de fonctions de Barack Obama le 20 janvier prochain, en espérant.

L’Europe et la France ne sont qu’au début d’une crise qui va voir s’affronter plusieurs continents.

En matière de plan de relance, les Etats-Unis n’ont pas seuls la main. La Chine vient d’annoncer un plan de 450 milliards d'euros d’investissement, sous forme de grands travaux, mais aussi de politiques sociales. En stimulant leur demande intérieure, elle veut réduire sa dépendance, vis-à-vis de ses exportations et vise une croissance de 7% en 2009.

En Europe, les 27 pays européens ne sont d'accord que sur des mesures techniques, redéfinition du rôle du FMI, régulation des agences de notation, code de conduite sur les prises de risque dans la finance, révision des normes comptables, utile sans doute. Mais quel effet sur l’économie réelle, alors que la récession est annoncée avec un recul de la croissance en Europe de moins 0,5%, aucun plan de relance.

L'Europe prétendument unie, incapable de parler d’une seule voix, 

Risque de perdre beaucoup dans cette crise. La Chine, avec une population supérieure à l'Union européenne, les Etats-Unis, l'Amérique du Sud réunis, la Russie, parlent chacune d'une seule voix et ne compte visiblement sur personne pour échapper à la dépression économique qui menace notre continent.

Les horreurs des 2 guerres précédentes doivent nous faire comprendre que le monde ne vivra en paix que s’il s’affranchit de la misère et de l’exclusion d’une partie de l’humanité.

 

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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 01:22

Formidablement bien élu, Barack Obama à un capital politique considérable.

Barack Obama à réveiller les esprits et incarne une nouvelle forme du rêve américain, après avoir mis KO son adversaire. Le 4 novembre au soir, les états unis se rassemble le peuple américain a connu une émotion aussi marquante que pour moi, le 10 Mai 1981 en France.

Avec une participation exceptionnelle et une victoire sans appel. Obama a conquis les électeurs très au-delà du camp démocrate, la force du nouveau président, a été sa capacité à transformer un sujet polémique, sa couleur de peau, en une force de consensus.

Les Américains ont ouvert une page de leur histoire et une leçon au monde, cette Amérique ouverte sur les cultures doit demain nous inspirer, les partis politiques Français encore si frileux à accepter les diversités dans la classe politique viennent de prendre un sacré coup de vieux.

Il reste à Obama, le plus difficile, changer l’Amérique, la rendre plus soucieuse de l’environnement, plus sociale et désireuse de réguler le capitalisme, plus respectueuse du droit international, et contribuer à la paix dans le monde.

Obama, à la compétence, les moyens institutionnels avec une majorité au sénat et à la chambre des députés pour relever ce défi, mais le chemin sera difficile compte tenu de la crise économique et financière. Président des états unis, il sera contraint de préserver les intérêts de son pays et sur ce point les divergences avec le reste du monde risques d’apparaître rapidement.

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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 02:10

Europe : Le Parti socialiste est il encore crédible ?

Il s’est  engagé à quatre reprises pour que l’adoption d’un traité impliquant des abandons de souveraineté se fasse exclusivement par référendum.

Pour cela : Il n’y a qu’un seul moyen de forcer Nicolas Sarkozy à organiser un référendum, c’est d’aller au Congrès de Versailles et de voter contre la modification de la Constitution qui permettra la ratification par voie parlementaire.

Boycotter Versailles, c’est  de facto accepter qu’il n’y ait pas de référendum.

Ne pas se déplacer à Versailles pour le Congrès serait donc une erreur, pour les socialistes ? En agissant ainsi, les députés privent le peuple de sa souveraineté.

Je suis affligé. On ne peut pas dire dans le même temps qu’on veut un référendum et adopter une attitude qui, de facto, laissera les mains libres à Sarkozy. Où est la cohérence ?

L’heure n’est plus aux renoncements, aux habiletés, à la confusion, voire à la duplicité.

Les divisions fratricides entre les partisans du oui et ceux du non, au sein du PS se sont atténués dans la mesure ou notre candidate à la Présidentielle avait pris l’engagement de rester ferme sur l’exigence d’un nouveau référendum.

Or, cet engagement n’est pas tenu.  

Nicolas Sarkozy a déploré la position officielle du PS. "L'Europe mérite mieux qu'une abstention. L'Europe, ce n'est pas l'affaire de la droite contre la gauche", a déclaré le chef de l'Etat.

 Je suis d’accord avec lui, les socialistes doivent voter non à la révision constitutionnelle et ne pas boycotter, pour l’obliger à un référendum.

L’Europe c’est effectivement l’affaire de tous les français, Mr Le Président, un nouveau débat sur cette question n’a rien de superflu, car je crois qui faut faire avancer encore un peu plus l’Europe, et le faire avec l’appui de nos concitoyens.


Par Gérard Letailleur - Publié dans : gerard.letailleur
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